Vic-sur-Cère, parfois appelée Vic-en-Carladez, est une commune française, chef-lieu du canton de Vic, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est située dans la vallée de la Cère, bordée en aval par la commune de Polminhac et en amont par celle de Thiézac avec laquelle elle forme une station verte.
Géographie La commune de Vic-sur-Cère, traversée par le nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ ).
La commune couvre un territoire de hectares, dont 585 de bois.
Le nombre de logements de Vic-sur-Cère a été estimé en 2018 à 1 446, dont 847 résidences principales, 367 résidences secondaires ou occasionnelles et 233 logements vacants. En 2013 il y avait en outre 240 chambres d'hôtel. La densité était en 2013 de 48,11 logements ou de 66,73 habitants par kilomètre carré (ou pour 100 hectares).
Localisation
Communes limitrophes
Relief
vignette|200px|Affiche de publicité touristique.
Cette ancienne petite station thermale est située dans la vallée de la Cère, à l'entrée du parc des volcans d'Auvergne du Puy Griou et du Plomb du Cantal.
La vallée est située entre (en limite de Thiézac) et d'altitude (en limite de Polminhac), tandis que les deux montagnes culminent à (puy de Quenouille, au nord), et à d'altitude (via Celtica), ce qui fait de dénivellation.
L'ancien bourg, construit en pierres de lave (andésite) et couvert de lauzes de schiste, est établi à d'altitude sur le versant est de la vallée, à l'abri d'un chaos rocailleux et boisé, dont descend le torrent de l'Iraliot.
Le territoire de la commune se trouve sur le fond d'une vallée, limitée au nord par le plateau du Coyan qui confine à la commune de Velzic et où un projet d'implantation de générateurs éoliens a été empêché par un consenssus des populations, des élus et des fonctionnaires responsables, et au sud par le plateau de Badailhac et Pailherols (correspondant à la planèze de Badailhac) sur lequel une ancienne voie romaine, la via Celtica, conduit au Plomb, et où un autre projet d'implantation d'éoliennes est actuellement repoussé par les habitants.
Il s'agit d'une vallée glaciaire dont le profil longitudinal a une platitude due aux dépôts morainiques abandonnés par les glaciers du quaternaire, et dont le profil transversal est en auge, avec des replats latéraux et des vallées suspendues parallèles ou perpendiculaires à la vallée principale. Entre Vic-sur-Cère et Polminhac, ces vallées fluviales en V (vallée du ruisseau de la Ribe, de Villère) sont suspendues à au-dessus de la Cère, altitude qui correspond à l'épaulement de la vallée glaciaire et marque la surface d'un horizon de brèches volcaniques Étude des matériaux morainiques sablo-graveleux du sud du cantal, rapport de synthèse BRGM 80SGN711AUV, novembre 1980, p.5. Le glacier de la Cère qui atteignait une épaisseur de près de 100 mètres, a déposé des moraines frontales de retrait. Celle de Vic, dernière moraine de retrait du glacier würmien de la Cère, forme, à l'amont, un arc de cercle dominant de environ la dépression pré-morainique de Vic-sur-Cère ; à l'aval, elle donne un plan incliné se raccordant à un cône de déjection fluvio-glaciaire qui s'étale sur de longueur jusqu'à Besse où débute la moraine de Polminhac.. Cette vallée qui résulte de l'érosion donne ainsi plusieurs sites pittoresques : gorge et cascade du Pas-de-Cère.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marmanhac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie Au , Vic-sur-Cère est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols
L’occupation des sols de la commune est caractérisée par l'importance des surfaces agricoles (93,9%) dont (52 % en 2018) de forêts et milieux semi-naturels, en légère diminution par rapport à 1990 (56,4 %). Les surfaces agricoles en 2018 se décomposent de la façon suivante : - Milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (pâturages d'estive de montagne) : 29,5 %, - Forêts (qui sont aussi des cultures): 22,5 %, soit un total de 52%, - Zones agricoles hétérogènes: 23,9 %, - Prairies : 18 %, - Zones urbanisées : 6,1 %.. Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009..
Parmi ces logements, 60,3 % étaient des résidences principales, 25,8 %, des résidences secondaires et 14 %, des logements vacants. Ces logements étaient pour 64,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 32,4 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vic-sur-Cère en 2020 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (25,8 %) supérieure à celle du département (20,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 67,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (65,5 % en 2014), contre 70,6 % pour le Cantal et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à Vic-sur-Cère en 2020. Typologie Vic-sur-Cère Cantal. France entière. Résidences principales (en %)60,367,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)25,820,69,7 Logements vacants (en %)14,011,78,2
Voies de communication vignette|right|200px|Entrée du parc sur la RN 122 à Vic-sur-Cère. vignette|200px|Traversée de Vic par la RN 122.
Vic-sur-Cère est desservie par la route et le chemin de fer.
Routes La RN 122, entre le tunnel du Lioran et Aurillac, traverse le bourg par le rue du Docteur Jean-Lambert. Elle est la route la plus fréquentée du Cantal: son trafic atteint véhicules par jour à Vic-sur-Cère. La route départementale D 54 monte de Vic sur le plateau à Cure-Bourse, et permet de se rendre à la station de ski de Pailherols, à Jou-sous-Monjou, Raulhac et Mur-de-Barrez ou vers Carlat. À Cure-Bourse, la via Celtica est une ancienne voie romaine en terre qui conduit en ligne droite jusqu'au Plomb du Cantal.
Chemin de fer La gare de Vic est sur la ligne de chemin de fer (TER) allant de Clermont-Ferrand (par le tunnel du Lioran) à Toulouse par Aurillac. Cette ligne participe au circuit touristique du Tour du Cantal.
Toponymie Vic tient son nom d'un ancien vicus, d'abord village au pied d'un château« Cartilatum » (Carlat) caput pagi cognominis, Carladez, cui ascribitur Vicus Cerae Seraeve flumini appositus, Vic en Carladez dictum, ut distinguatur a Vico Comitis (Vic-le-Comte), in Arvernia inferiori. Hadr. Vales. Notit. Gall., puis siège d'une viguerie.
Nommée Vic-en-Carladez (en occitan aurillacois Vic en Carladés) jusqu'à la Révolution française, Vic-les-Bains dans les guides touristiques du , on lui donne, ou plutôt lui redonne« Vic en Carladès, sur la rivière de Cère, Vicus ad Ceram, ou Seram est le lieu le plus considérable du Carladès, et celui où sont les sièges de justice du Pays » Piganiol de La Force, Nouvelle description de la France, troisième édition, Paris, 1714, tome XI, . « Vic-en-Carladès, ou Vic-sur-la-Cère, vicus ad Ceram, bourg de France en Auvergne sur la Cère & chef-lieu du comté de Carladès »" Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière, Le Grand Dictionnaire géographique et critique, Paris, 1739, volume 9, ., le nom de Vic-sur-Cère, sous la Révolution française, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), lorsque la circonscription du Carladès est supprimée au profit d'Aurillac.
Histoire
Au Moyen Âge, deux enfants de Vic deviennent de célèbres troubadours, Pierre de Cols, et Pierre de Vic, qui fit des études à l'abbaye d'Aurillac, et remportera les prix des tournois littéraires des cours d'amour, rendant ainsi célèbre le nom de la ville dont son père était le seigneur.
La viguerie appartenait à Guillaume, seigneur de la Cère, et son siège était en 1279 dans le château de Vic"illa parte vigariae quam nos habemus in dicto castro de vico" Documents historiques sur la vicomté de Carlat. En 1266, les reconnaissance au vicomte de Carlat sont signées par les seigneurs de la région soit « devant le château de Vic »Par le seigneur de Vigouroux et celui de Lavaissières soit « devant l'église, dans le cimetière »"En 1266 pour les deux frères seigneurs de la Cère, et G. de la Vesera (seigneur de Cols); Plus tard Mathieu Bruns.. Cette église était un prieuré dépendant de l'abbaye d'Aurillac qui devait avoir une certaine importance puisqu'il avait un cellérier au début du Sous l'abbatiat de Gausbert (1119-1131), un serment de fidélité du Vicomte de Carlat est paraphé par G. cellarerii de Vico.
La ville a eu beaucoup à souffrir des guerres, puisqu'elle a été pillée et détruite au moins trois fois : en 1265Première mention de Vic, selon le Dictionnaire topographique du Cantal, Émile Amé, 1897. par les montagnards du Falgoux conduits par le Comtour d'Apchon, détruisant l’égliseH. Delmont, Guide du Cantal du dont il reste des modillons. Une seconde fois en 1379 à l'époque du Prince Noir par les Anglais qui avaient aussi pris Carlat : ils détruisirent l'ancien château qui fut abandonnéJean-Baptiste de Ribier du Châtealet, Dictionnaire statistique du département du Cantal, tome V, NA tome I , pillèrent et incendièrent les maisons.