François de Cauvigny, sieur de ColombyOn trouve aussi « Coulomby » ou « Collomby »., né à Caen vers 1588 et mort en 1648, est un poète français, conseiller du roi et « orateur du roi pour les discours d'État ».
Biographie Il était parent de MalherbeÉléments biographiques d'après Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, vol. III, 1855, ., qui lui apprit à faire des versSelon Ferdinand Brunot, ses vers « ressemblent d'une façon étonnante à ceux de Malherbe ». La Doctrine de Malherbe d'apres son commentaire sur Desportes, A. Colin, Paris, 1969, . et disait de lui « qu'il avait fort bon esprit, mais qu'il n'avait pas le génie à la poésie ». En dépit de la médiocrité de son talent, il était accueilli à l'hôtel de Rambouillet et réussit à la cour, où il se fit créer l'emploi d' « orateur du roi pour les discours d'État », emploi qui n'existait pas avant lui et fut supprimé à sa mort. Cette sinécure lui rapportait douze cents écus de pension. Sur la fin de sa carrière, il prit l'habit ecclésiastique, sans pourtant se faire prêtre, renonçant au monde et ne paraissant même plus aux assemblées de l'Académie française, dont il fut l'un des premiers membres.
« Il était de grande taille, et fort puissant, écrit Paul PellissonPaul Pellisson, Histoire de l'Académie françoise, vol. I, 1653, ., d'une humeur ambitieuse, et concerté en toutes ses actions. » Il existe de lui différentes pièces, dont un Discours de consolationDe Colomby, Discours de consolation au président Jeannin sur la mort de sa femme, publié en 1627 par Nicolas Faret dans son Recueil de lettres nouvelles de messieurs Malherbe, Coulomby, Bois Robert, Molière, Plassac, Brum, Silhon, Godeau, Balzac, Conac, Breval, Faret, Racan, Auvray, et autres., parues dans les recueils du temps. Son titre principal est un poème sur Les Plaintes de la captive Caliston à l'invincible Aristarque, écrit avec facilité et non sans entrain. En prose, sa traduction de l’Histoire de Justin fut longtemps estimée avant de tomber dans l'oubli.
Œuvres Les Plaintes de la captive Caliston à l'invincible Aristarque (1605) Discours présenté au Roy avant son partement pour aller assieger Sedan (1606) Actions de grâces à Dieu pour les mariages du Roy et de Madame, et pour tous les heureux succès de la régence de la Reine (1612) Observations politiques, topographiques et historiques sur Tacite, ensemble la traduction de quelque partie du premier livre des Annales du même auteur (1613) Réfutation de l'astrologie judiciaire (1614) L'Histoire universelle de Trogue Pompée, réduite en abrégé par Justin et traduite en françois par le sieur de Collomby-Cauvigny (1616) Lettre à monseigneur le chancelier, par messire François de Cauvigny, seigneur de Coulomby, conseiller du roi (1624) De l'autorité des roys : premier discours (1631) Discours panégyrique au roi, par messire François de Cauvigny, seigneur de Coulomby, conseiller du roi en ses conseils, et son orateur pour les discours d'État (1631)
Notes et références
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