Robert Lakota, né dans le le et mort le à HendayeRobert Fernand Lakota sur maitron.fr, est un homme politique français. Membre du Parti communiste français, il est conseiller général du canton de Vigneux-sur-Seine et président du conseil général de l'Essonne.

Biographie Origines et vie familiale Né à Paris le dans une « famille ouvrière », son père est ouvrier tourneur, c’est en Normandie, où se situent ses racines familiales, que Robert Lakota passe sa scolaritéPaul Boulland, notice « Robert Lakota », article 137508, in Le Maitron en ligne, notice de base de cette biographie.

Études et formation Au collège technique de Dives-sur-Mer il acquiert le certificat d'aptitude professionnelle, puis le brevet industriel d’ajusteur dans la métallurgie. Aucune source biographique ne mentionne une activité dans la Résistance en France. Il rejoint la Confédération générale du travail (CGT) en 1944, et adhère au Parti communiste français en 1946. C’est au sein de ces deux structures qu’il acquiert une formation politique.

Carrière professionnelle Il entre comme ajusteur aux usines Citroën à Paris en 1945, où il prend sa carte syndicale. De 1946 à 1950, il travaille à l'usine Cégédur de Dives-sur-Mer. En 1946 et 1947, il est responsable fédéral du Calvados de l'Union des jeunesses républicaines de France. En 1947, il est secrétaire régional Basse-Normandie du syndicat de la Métallurgie et est à la Commission exécitive nationale de la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT jusqu'en 1950.

Carrière politique C’est son activité au sein du PCF qui l’amène à des responsabilités importantes. Dès 1951, alors âgé de vingt-six ans, il est promu secrétaire général de la fédération Calvados du parti communiste français, poste qu’il occupe jusqu’en 1966. Il remplace à ce poste le député André Lenormand qui ne voulait pas cumuler les deux tâches.

Il accède au Comité central du PCF en 1961, dont il reste membre jusqu’en 1979. Entre-temps il est amené à quitter le Calvados pour prendre en 1967 la direction de la fédération de l’Essonne du Parti communiste. Parachuté dans ce département il s’y implante localement, dirigeant un hebdomadaire d’information départementale, La Marseillaise de l'Essonne, et impulse une activité qui permet au PCF d’obtenir du suffrage universel l’élection en 1973 de trois députés communistes sur les quatre élus de l’Essonne (Roger Combrisson à Corbeil-Essonnes, Pierre Juquin à Massy-Longjumeau, Robert Vizet à Palaiseau-Dourdan). Investi dans ses fonctions d’élu départemental, Robert Lakota est membre de la direction de l’Association nationale des élus communistes et républicains. Robert Lakota est conseiller régional d’Île-de France en 1979.

Synthèse des fonctions politiques Mandats locaux Robert Lakota n’avait aucun mandat électif local quand il est élu au conseil général en 1976.

Conseiller général du canton de Vigneux-sur-Seine Lors des élections cantonales de mars 1976, il est élu conseiller général de l’Essonne, dans le canton nouvellement créé de Vigneux-sur-Seine. Il est réélu, pour un mandat de six ans, lors du renouvellement de mars 1979.

Président du conseil général de l’Essonne Le , il est élu à la présidence du conseil général de l'Essonne par vingt-et-une voix, contre treize voix et une abstentionLe Monde, 18 mars 1976 : le conseil général est alors composé politiquement de treize élus PCF, huit élus PS, pour la gauche et de treize élus divers droite, modérés, sans étiquette et de un UDR. Les treize voix de droite se portèrent sur le nom de Pierre Ceccaldi-Pavard, maire (modéré) de la ville de Dourdan. Avec les présidences de Georges Valbon en Seine-Saint-Denis et de Michel Germa dans le Val-de-Marne, le Parti communiste dirigeait trois des huit départements de la région Île-de-France. Réélu à la présidence du conseil général de l’Essonne en 1979Le Monde, 27 mars 1979 : à la suite des élections cantonales de 1979, le conseil général de l’Essonne comprend vingt élus (douze PCF, huit PS) de gauche pour un nombre total de trente-cinq conseillers, Robert Lakota est battu le en obtenant seize voix, alors que Jean Simonin, élu RPR en recueilli dix-huit, tandis qu’un dissident gaulliste en obtient uneLe Monde, 26 mars 1982 : les élus de la gauche sont seize : onze PCF, cinq PS (Cf. Le Monde, 23 mars 1982).

Une place et une avenue de Vigneux-sur-Seine portent son nom.

Notes et références

Pour approfondir Articles connexes

Politique dans l'Essonne Conseil général de l'Essonne Canton de Vigneux-sur-Seine

Liens externes

Sources

Le Monde, (archives) notice « Robert Lakota », , parue à la suite de l’élection de Robert Lakota à la Présidence du Conseil général de l’Essonne (consulté le ). L'Humanité, , message de Georges Marchais à Anne-Marie Lakota, épouse de Robert Lakota, et militante du PCF. Notice « Robert Lakota », in Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social (Le Maitron).

Catégorie:Naissance en janvier 1925 Catégorie:Naissance dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en février 1984 Catégorie:Personnalité du Parti communiste français Catégorie:Conseiller général de l'Essonne Catégorie:Président du conseil général de l'Essonne Catégorie:Conseiller régional d'Île-de-France Catégorie:Décès à Hendaye au XXe siècle Catégorie:Décès à 59 ans Catégorie:Décès dans les Pyrénées-Atlantiques dans les années 1980