Le canon de 155 C modèle 1917 Schneider, souvent désigné comme C17Sou 155 CS durant la Grande Guerre, était un obusier français développé par la société Schneider et pendant la Première Guerre mondiale et exporté dans plusieurs pays.

Historique

Canon de 155 mm C Modèle 1915 vignette|Canon de 155 C modèle 1917 Schneider modernisé avec des roues tout-terrain, exposé au musée des Blindés de Saumur. Initialement conçu par une initiative privée de Schneider, qui espérait obtenir un contrat de l'armée impériale russe.

Le canon de 155 mm Court modèle 1915 Schneider est un dérivé de l'nommé également obusier Schneider-Putilov de 152,4 mm M 1910 de l'artillerie russe, pour la construction duquel Schneider avaient passé un contrat en 1907 avec les usines PoutiloffLes Canons de la Victoire, 5 édition du manuel d'Artillerie Lourde, Colonel ALVIN et commandant ANDRÉ, éditions Charles-Lavauzelle & Cie,1923, page 265.

Le canon de court modèle 1915 est rapidement adopté par l'armée de terre française lors de sa présentation, en , lorsque le conflit s'enlise. Il entre en service en et 46 sont en parc en .

Moderne et performant, le devient le principal canon lourd français de la première guerre mondiale. Le premier modèle 1915 utilisait des douilles en laiton pour la charge.

Canon de 155 mm C Modèle 1917

Le modèle 1917 ne diffère que par quelques modifications de la culasse et sa capacité à tirer désormais avec charge propulsive en gargousse plutôt qu'en douille (plus économique et facile à transporter).

Relativement léger pour sa catégorie avec une masse en position de tir de en batterie, il tire avec son canon de jusqu’à une distance de un obus de . Il existe cinq types de projectiles : explosif, à mitraille, à balles, fumigène ou gaz de combat, éclairant. Son pointage en hauteur est de et il dispose d'un champ de pour un pointage en direction.

Il montra d'excellentes qualités de tir plongeant et de plein fouet. Sa portée supérieure à lui permet de contrebattre les batteries ennemies à une distance respectable, en plus de son rôle dévolu de canon de destruction de retranchements.

Le est adopté par le corps expéditionnaire américain sous l'appellation M1917A1. Le est adopté par le corps expéditionnaire américain sous l'appellation M1917A1.

Il est en service en France en avec Histoire de l'armée française 1914-1918, François Cochet et Rémy Porte, éditions Tallandier (2017), pages 105-106, avec la répartition suivante : sur le front du Nord et Nord-Est et à l'Armée d'OrientL'armée française en 1918, par le colonel Frédéric Guelton, H.S 1, éditions 14-18, 2008. Il a supplanté le matériel similaire de Saint-Chamond.

Il équipe encore à plusieurs centaines d'exemplaires l'armée française en 1940.

Les exemplaires capturés par l'Allemagne seront désignés sFH 414 (f) pour les canons français et sFH 414 (b) pour ceux pris sur l'armée belgeGander, Terry; Chamberlain, Peter (1979). Weapons of the Third Reich: An Encyclopedic Survey of All Small Arms, Artillery and Special Weapons of the German Land Forces 1939-1945. New York: Doubleday. .

Un de ses tracteurs d'artillerie durant la bataille de France en 1940 est le Somua MCG mais il existe encore de nombreuses pièces à traction hippomobile.

Chaque pièce hippomobile attelant un canon a généralement à sa tête un maréchal des logis et compte une vingtaine d'hommes : deux brigadiers et maîtres-pointeurs, huit servants, sept conducteurs montés, un ou deux conducteurs non montés, dix-sept chevaux et deux voitures : un à huit chevaux pour le canon et un à six chevaux pour le caisson. Ce dernier peut transporter , trois caisses à gargousses (charges de poudre), trois servants avec leur équipement et divers accessoires ou en service de ravitaillement et trois caisses à gargousse.

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie , .

Manuel d'artillerie lourde (matériels), 4 édition, Colonel ALVIN, Commandant ANDRÉ, édition Charles Lavauzelle & Cie, 1919

Les Canons de la Victoire, du manuel d'artillerie lourde, 5 édition, Colonel ALVIN, Commandant ANDRÉ, édition Charles Lavauzelle & Cie, 1923

L'armée française en 1918, par le colonel Frédéric Gueldon, hors série n°1, 2008, éditions 14-18

Articles connexes Artillerie française pendant la Première Guerre mondiale

Liens externes

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