La Lucerne-d'Outremer est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de Population municipale ..
Elle fait partie des villages labellisés Village patrimoine., qui œuvrent à mettre en avant leur patrimoine matériel et/ou immatériel (historique, culturel, naturel, architectural, etc.).
Géographie La commune de la Lucerne-d'Outremer est située dans le département de la Manche, en région Normandie. Son territoire s'étend de celle du Tanu à celle de Saint-Pierre-Langers. Le Thar, petit fleuve côtier qui se jette dans la Manche au sud de Saint-Pair-sur-Mer, en forme la limite nord, ce qui en fait une commune située à la frontière historique de l'Avranchin (auquel elle appartient) et du CotentinÉdouard Le Héricher, L'Avranchin monumental et historique, Avranches, 1846, t. 2, p. 65-103..
Les bois de la Lucerne forment la majeure partie de son territoire vers l'ouest et séparent ainsi les deux épicentres de la commune : le bourg, avec le château et l'église paroissiale vers l'est ; l'abbaye de La Lucerne vers l'est.
Les principaux lieux-dits sont : la Malenfandière, le Haut-Pignon, les Granges, les Holidières, les Réages.
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Thar, l'Allemagne., le cours d'eau 01 de la Porte Roussel., le cours d'eau 01 des Chevaliers., le cours d'eau 01 du Vivier Morand., le cours d'eau 02 du Fresne., le cours d'eau 03 de la Lucerne d'Outremer., le fossé 10 de la commune de Lucerne d'Outremer., le Nelet. et divers autres petits cours d'eau..
Le Thar, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de La Mouche et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Saint-Pair-sur-Mer, après avoir traversé ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Normandie (Cotentin, Orne) » et « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée ».. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , La Lucerne-d'Outremer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (45,2 %), forêts (19,1 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), terres arables (11,5 %), zones urbanisées (6,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Lucerna en 1145, La Luserne, La Liserne, La Luiserne, La Luyserne, La Luzerne et La Lucerne en 1282, La vieille Luzerne en 1314, La Lucerne-d'Outremer au Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1361..
Le nom propre de cette commune serait emprunté au nom de l'abbaye des Prémontrés installée sur son territoire et connue soit comme abbaye de La Lucerne, soit comme abbaye Très-Sainte-Trinité de La Lucerne [abbatia Sanctissimae Trinitatis de Lucerna].
De l'oïl luiserne « flambeau, lanterne », dont la forme savante est lucerne « lampe, lumière » ; peut-être une enseigne d'auberge ou peut-être une origine cultuelleFrançois de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 148..
Étymologiquement, le nom commun lucerne est dérivé du latin lucerna qui désigne, en latin classique, à la fois une « lampe », un « guide » et un « poisson phosphorescent »Il est donc possible de voir dans le nom propre un jeu polysémique sur l'ensemble de ces vocables, sachant que l'abbaye est comme le phare qui illumine et qui guide. En outre, Jésus, dans l'Église primitive, était représenté sous forme de poisson, du grec ἰχθύς, abréviation de ΙΗΣΟΥΣ « Jésus » ; ΧΡΙΣΤΟΣ « Christ » ; ΘΕΟΥ « Dieu » ; ΥΙΟΣ « fils » ; ΣΩΤΗΡ « Sauveur », autrement dit « Jésus Christ fils de Dieu, notre sauveur ». Comme l'indique la notation « il est donc possible », il s'agit d'une hypothèse vraisemblable, mais semblant inédite.. La ville de Lucerne, en Suisse, et une douzaine de villes des États-Unis portent un toponyme similaire. Pour Édouard Le Héricher, "Lucerna" viendrait de Lucus (le bois sacré). mais cette étymologie paraît aujourd'hui peu admise.
Il est en outre certain que la Lucerne est une forme discriminante de La Luzerne, toponyme appliqué à une commune proche de la Basse-Normandie, dans le même département de la MancheExplication d'un des guides de l'abbaye donné le 20 mai 2010. En effet, le nom de « La Luzerne » (ou « Luserne »., porté notamment aux (jusqu'en 1853) par cette commune était aussi le nom de La Luzerne près de Saint-Lô.
Quant au déterminant d'Outremer, l'historienne Danièle DucœurAbbaye Sainte-Trinité de la Lucerne, Orep éditions, 2008 affirme que le surnom d'Outremer ne date que de 1853, et a été ajouté afin de distinguer les deux communes de La Lucerne (ou La Luzerne) près de Saint-Lô et La Lucerne (ou La Louiserne ou La Luzerne) où se situe l'abbaye. D'après elle, cette dénomination est censée rappeler l'aveu renduL'expression rendre foi et hommage, ou rendre aveu, employée en droit féodal, signifie « remplir certains devoirs à l’égard de son suzerain » par l'abbé Philippe Badin au roi d'Angleterre, , en 1419.
Le gentilé est Lucernais..
Histoire En 1327, le principal seigneur de la Lucerne était Jean Tesson, chevalier, seigneur du Grippon. Il avait donné en arrière-fief à Robert de Semilly un cinquième de fief de haubert s'étendant sur la Lucerne et la Mouche. Guillaume de La Cervelle était quant à lui tenant d'une vavassorie noble. En 1377 et 1390, le seigneur de la Lucerne était un nommé Thomas de La Lucerne. En 1463, la recherche de Montfaut cite Jean du Homme comme seigneur, en 1666, celle de Guy Chamillart cite Louis et Robert Guyon, écuyers. En 1789, le seigneur principal était Carbonnel de Canisy, dont la descendance a possédé le château jusqu'au début du et possède encore une partie du boisChanoine Pigeon, Le diocèse d'Avranches, Coutances, t. 2, 1888, p. 366-367..
L'abbaye possédait quant à elle un fief de l'abbaye, avec gage-pleige et basse-justice, droit de colombier, et s'étendant à la Lucerne, les Chambres et SublignyChanoine Pigeon, Le diocèse d'Avranches, Coutances, t. 2, 1888, p. 367.. On peut encore voir, sur le site de l'abbaye, les salles de justice et le colombier médiéval.
Politique et administration vignette|La mairie.
Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église paroissiale Notre-Dame, des , bâtie sur un plan roman, et clocher avec toit en bâtière à la place d'un transept, fenêtres (1702), voûte gothique, blochets sculptés. Elle était à la présentation du seigneur du lieu. On peut y voir l'ancien christ de jubé provenant de l'abbaye (1637). Elle abrite également un bas-relief (), une chaire à prêcher (), une Vierge à l'Enfant (), un tableau () d'après Nicolas Poussin, une verrière () de J. Bessac. If du cimetière de plus de sept mètres de circonférence. Abbaye de La Lucerne, fondée en 1143 par Hasculfe de Subligny, de l'ordre des Prémontrés et classée aux monuments historiques en 1928, 1959 et 1964. Elle eut à subir les conflits de la guerre de Cent Ans, de la Ligue, et fut supprimée à la Révolution. Au , une filature de coton occupa les lieux, et dès 1836 interviennent des démolitions. Elle comprend : celliers romans, logis abbatial , pigeonnier, abbatiale , porterie , étang et parc. Château de la Lucerne, du , dans le bourg. Maison des bois ou château de la Forêt (), ancienne possession des comtes de Carbonnel de Canisy. Lavoir. Forêt de de chênes et de bouleaux.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune Léonor Claude de Carbonnel de Canisy (1732-1811), maréchal des camps et des armées du roi, seigneur de la Lucerne et de GuéhébertFonds Durand de Saint-Frond, généalogiste. Archives départementales de la Manche 130-J 604.. Louis Emmanuel de Carbonnel de Canisy (1768-1834), donataire de Hanovre en 1810, écuyer de l'empereur Napoléon, premier écuyer du roi de Rome. Marquis François René Hervé de Carbonnel de Canisy (1754-1824), marié à Anne Charlotte de Loménie de Brienne, dame de compagnie de Madame Élizabeth, sœur du roi , guillotiné avec elle en 1794. Henri de Carbonnel de Canisy (1838-1899), officier de cavalerie, conseiller général du canton de La Haye-Pesnel.
Pour approfondir
Bibliographie . .
Articles connexes Liste des communes de la Manche
Liens externes
La Lucerne-d’Outremer sur le site de la communauté de communes Résumé statistique de La Lucerne-d’Outremer sur le site de l'Insee . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes
Cartes
Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
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