Giovanni Acerbi (né à Castel Goffredo le , mort à Florence le ) est un patriote italien.
Biographie
Giovanni Acerbi est le petit-fils de l'explorateur Giuseppe Acerbi. Très rapidement, Giovanni mène une activité intense de conspirateur. Il est arrêté pour propagande mazzinienne à Pavie où il fréquente la faculté de droit. Libéré au cours des émeutes dites des « cinq journées de Milan », il participe à la défense de Venise (1848-1849) et plus tard il est parmi les conspirateurs de Mantoue (1850) en étant l'un des fondateurs si ce n'est le vrai instigateurCipolla, cit., pag. 164.. Afin d'éviter la capture, il quitte le royaume de Lombardie-Vénétie avec don Enrico Tazzoli et , l'un des trois membres du Comité directeur de la conspiration. Il est le seul des conjurés condamnés par contumace à ne jamais avoir été amnistié par l'Autriche.
À Gênes il collabore avec Mazzini à la préparation de l'insurrection de Milan de 1853. En 1860 il fait partie de l'expédition des Mille et assume les fonctions, avec Ippolito Nievo, de vice-intendant général de l'expédition de GaribaldiL'expédition devant avoir une intendance, elle fut créée sérieusement même si en vérité, le trésor de guerre ne comprenait que lires. (Giulio Cesare Abba, Storia dei Mille). Sa charge lui est renouvelée lors de la troisième guerre d'Indépendance italienne (1866) au cours de laquelle il participe aux côtés de Garibaldi, comme colonel commandant de l'intendance et du de Volontaires italiens en remplacement du lieutenant-colonel , à la bataille de Mentana l'année suivante. Au cours de cette dernière campagne garibaldienne 1867, il proclame la dictature à Torre Alfina, une frazione de Acquapendente et il occupe Viterbe.
Il devient député, militant dans les rangs de la gauche pour la circonscription de Lendinara (Rome) au cours de la période 1865-1867, puis à celle de Gonzaga (Mantoue) jusqu'à sa mort causée par un accident de fiacre à Florence alors qu'il est âgé de 44 ans.
En 1917 la Regia Marina lance le destroyer Giovanni Acerbi, de la classe Sirtori qui sera détruit par un bombardement aérien britannique dans le port de Massaoua, le .
Notes et références
Bibliographie Costantino Cipolla, Belfiore vol. 2 - I comitati insurrezionali del Lombardo-Veneto ed il loro processo a Mantova del 1852-1853, Milan, FrancoAngeli, 2006 Costantino Cipolla, Belfiore vol. 1 - Costituti, documenti tradotti dal tedesco ed altri materiali inediti del processo ai comitati insurrezionali del Lombardo-Veneto (1852-1853)., Milan, FrancoAngeli, 2006
Sources
Liens externes
Catégorie:Personnalité politique italienne du XIXe siècle Catégorie:Député de la IXe législature du royaume d'Italie Catégorie:Personnalité du Risorgimento Catégorie:Patriote de l'Unité italienne Catégorie:Membre de l'expédition des Mille Catégorie:Naissance en novembre 1825 Catégorie:Décès en septembre 1869 Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Député de la Xe législature du royaume d'Italie Catégorie:Naissance à Castel Goffredo