Le Prix Michelin d'aviation est une récompense de attribuée au premier aviateur réalisant un vol Paris/sommet du Puy de Dôme en faisant le tour de la cathédrale de Clermont-Ferrand en moins de 6 heures à bord d'un aéronef avec deux occupants. Ce prix a été proposé par les frères Michelin, Édouard et André, le . Le prix a été remporté par Eugène Renaux accompagné d'Albert Senouque qui ont posé leur biplan Maurice Farman à moteur Renault le à , après de vol.
Le règlement
Contexte Au , au moment de la création de prix, le record de durée de vol établi par Henry Farman n'est que de , ce qui explique l'accueil railleur de la presse à l'annonce de la création du prix Michelin d'aviation, L'Aurore titrant par exemple « Paris-Clermont en avion, la bonne blagueL'Aurore, . ! »
Tentatives avortées
La tentative de Weymann et Fay vignette|droite|Maurice-Louis Branger, Weymann et Fay avant leur tentative, Grand prix Michelin 1910. En , Charles Weymann et Manuel Fay effectuent la première tentative à bord d'un biplan Farman. Décollés de Buc, ils sont gênés par la brume à partir de Nevers et s'égarent : lorsqu'ils retrouvent leur chemin près de Volvic à seulement du but, le délai de fixé par le règlement est dépasséLe Petit Parisien, .. Ils sont obligés d'atterrir dans le hameau d'Égaules. Cette expédition aérienne est un exploit, présenté comme tel par la presse spécialisée et mentionné dans la presse quotidienne.
La tentative des frères Morane Fin , Robert Morane vient dans la région de Clermont-Ferrand pour reconnaître le . Le , Robert et Léon Morane effectuent la deuxième tentative au départ d'Issy-les-Moulineaux. Après avoir longuement fait chauffer le moteur 100 H P 4 cylindres de leur monoplan Blériot, ils décollent et passent à la verticale du parc de l'Aéro-club de France à , ce qui lance le chronométrage officiel. Ils s'écrasent en route près de Boissy-Saint-Léger, blessant grièvement ses occupants : Léon a une jambe cassée et Robert souffre de contusions internes..
Cet accident conduit André Michelin le à rajouter aux conditions d'obtention du prix que l'aéronef à l'arrivée ne soit pas brisé, afin d'obliger les concurrents à utiliser des aéronefs susceptibles d'atterrir en douceur.
La tentative réussie d'Eugène Renaux et Albert Senouque vignette|droite|upright|Eugène Renaux et Albert Senouque avant le départ, Prix Michelin d'Aviation 1911 Le , Eugène Renaux et son passager Albert Senouque remportent le prix en réalisant le vol en , ravitaillement comprisLa Revue Aérienne - 25 mars 1911.
Préparation du vol
Au matin du , Eugène Renaux se rend dans un garage de Paris en compagnie de Maurice Farman du commissaire et du chronométreur officiel afin de faire le point sur les conditions météorologiques sur le parcoursInterview d'Eugène Renaux sur Radio Cité, Encyclopédie sonore de l'aviation, 1936.. Le règlement imposant de démarrer le chronomètre en vol à la verticale du parc de l'Aéro-Club de France, près de Saint-Cloud, Renaux se rend ensuite à l'aérodrome Maurice Farman, à Buc, où son aéronef, un biplan Farman muni d'un moteur Renault, l'attend. À , Eugène Renaux et son passager Albert Senouque, survolent le parc : le chronomètre est déclenché. Pour remporter le Prix, ils devront se poser au sommet du Puy de Dôme avant Le Petit Parisien, , 8 mars 1911..
Le vol et les ravitaillements
À , ils passent au-dessus de Montargis.
À , Renaux et Senouque se posent sur l'aérodrome des Peupliers, près de Nevers pour se ravitailler. Une foule importante les y attend, et pendant que Senouque fait le plein, Renaux en profite pour s'alimenter. Ils redécollent à .
À , ils survolent Moulins où la foule s'est amassée sur les quais de l'Allier pour les voir passer.
Après avoir survolé Gannat, ils enroulent la cathédrale de Clermont-Ferrand à , comme le stipule le règlement, les cloches de la cathédrale et les sirènes de l'usine Michelin retentissant spécialement pour l'occasion.
L'arrivée Renaux et Senouque se posent en douceur au sommet du Puy de Dôme à , soit après la verticale de l'Aéro-club de France, en ayant survolé la cathédrale de Clermont-Ferrand au passage : toutes les exigences étant remplies, ils remportent le Prix Michelin d'aviation et les promis aux vainqueurs. vignette|Arrivée d'Eugène Renaux et Albert Senouque sur le Puy de Dôme.|290x290px|centré
Commémoration Une stèle de Raoul Mabru est inaugurée le L'Aérophile - août 1923. sur le sommet du Puy de Dôme, à l'endroit où Eugène Renaux et Albert Senouque se sont posés.
Pour célébrer le centenaire de l'évènement, L'Aventure Michelin, musée consacré à l'histoire du groupe Michelin, a présenté en une exposition itinérante sur le sujet L'aventure Michelin. alt=Stèle au sommet du Puy-de-Dôme commémorant l'exploit d'Eugène Renaux, réalisée par Raoul Mabru, accompagnée de sa plaque commémorative.|vignette|460x460px|Stèle au sommet du Puy-de-Dôme commémorant l'exploit d'Eugène Renaux, réalisée par Raoul Mabru, accompagnée de sa plaque commémorative.|centré
Références
Bibliographie Le Petit Parisien, , 8 mars 1911 La Revue Aérienne - 25 mars 1911
.
Catégorie:Histoire de l'aéronautique Catégorie:Course aérienne