Édouard Malingié ( à Lille - à Pontlevoy) est un pharmacien français devenu un agronome et un éleveur de renom. Il est le créateur de la race ovine de la Charmoise.
Biographie Fils de François Charles Malingié natif de Wervik, pharmacien, et de Rosalie Joseph Simon native de Douai, Édouard Louis Auguste Malingié naît le chez ses parents rue de Paris à Lille Archives municipales de Lille, naissances, An VII Fol 301-600 cote 7E/31 page 236/302 acte N° L'acte de naissance indique : le à quatre heures de relevée, d'après le procès verbal du commissaire de police du deuxième arrondissement constatant qu'il lui a été présenté un enfant du sexe masculin né en cette commune avant-hier à dix heures du soir etc...., il est donc né le .
Fils et petit-fils de pharmaciens, Édouard Malingié fait des études de pharmacie à Paris où il est préparateur du chimiste et pharmacien Pierre Joseph Pelletier. Revenu à Lille où il reprend l'officine paternelle. Le 8 juin 1825, il épouse à Bersée Marie Joseph Roger, rentière Archives départementales du Nord, Bersée, NMD 1813-1842 cote 5Mi 045 R011, page 431/1012 acte N°44, et rentre par son mariage dans une famille d'agriculteurs des environs de Lille, il y prend goût à l'agriculture au point d'acheter une exploitation dans l'Avesnois pour appliquer ses connaissances scientifiques aux pratiques agronomiques. Après la mort de son épouse, à Lille le 11 mai 1828 Archives municipales de Lille, décès 1828 du 1er janvier au 14 juin, cote 9E/102, page 246/304 acte N°969, il se épouse en secondes noces Sophie Armanda Nouel, le 26 février 1831 à Paris Fichier de l’état civil reconstitué, Maligne (1838) - Malingre (1827), Mariages cote V3E/M 672, page 45/51 Fichier de l’état civil reconstitué, mariages du 26/02/1831 au 28/02/1831, cote 5Mi1 2063, page 23/50, également veuve et , et découvre le Loir-et-Cher à l'occasion d'un séjour dans une propriété de son beau-frère. En 1835, il fait l'acquisition dans ce département du domaine de la Charmoise dans la commune de Pontlevoy. Il transforme profondément un vaste domaine jusqu'alors composé de bois et de terres très médiocres en faisant appel aux techniques agronomiques déjà éprouvées par les agronomes anglais : drainage, amendements, reconstitution de l'humus grâce aux successions culturales et enfin intégration d'un élevage ovin dans son exploitation.
L'éleveur sélectionneur Malingié est un des premiers à avoir rompu avec la conception de "bétail, mal nécessaire" formulée initialement par Lavoisier et en vigueur chez beaucoup de notables agricoles et d'agronomes de son temps, tels que Mathieu de Dombasles, fondateur en 1824 de l'enseignement agricole à RovilleCharles Cornevin, Traité de zootechnie générale (Historique page 15), 1088 pp, J.-B. Ballière et fils ed., Paris, 1891. Pour Malingié, l'élevage du mouton n'est plus seulement le pourvoyeur indispensable du fumier, fertilisant et pivot de la constitution du complexe argilo-humique, mais aussi le fournisseur d'une ressource nouvelle, la production bouchère, qu'il va développer au travers de la sélection d'une nouvelle race qui va porter le nom de son domaine.
Un homme de terrain pionnier de l'enseignement agricole et du développement rural thumb|Ancienne ferme-école de La Charmoise
À ses activités agricoles, Malingié ajoute des préoccupations sociales et humanitaires en organisant dans son domaine une colonie d'enfants orphelins ou abandonnés tenue par des religieux et en œuvrant pour améliorer la situation hygiénique et sanitaire des populations locales. Son action rencontre l'adhésion des autres propriétaires et des maires des communes voisines, au point que ceux-ci organisent une souscription publique pour lui remettre une médaille d'or en témoignage de leur reconnaissance, tandis qu'il est décoré de la Légion d'honneur. Il influence les pouvoirs publics en faveur de la création de fermes-écoles dont l'une des premières est installée à La Charmoise en 1847Thérèse Charmasson, Anne-Marie Lelorrain et Yannick Ripa : L’enseignement agricole et vétérinaire de la Révolution à la Libération, INRAP, Paris, 1992 – . Il s'y engage personnellement, consacrant ses revenus au fonctionnement de l'établissement et écrivant un ouvrage Considérations sur les bêtes à laineConsidérations sur les bêtes à laine au xix siècle, et Notice sur la race de la Charmoise, qui a remporté pendant ces dernières années les premiers prix, aux concours de Poissy et de Versailles; par M. Malingié-Nouel, propriétaire-directeur de la ferme-école de la Charmoise. Paris, 1851. 1 vol. in-8°, avec pi où il qualifie le développement de l'agriculture moderne de .
La création de la race de la Charmoise
Alors directeur de la ferme école de la Charmoise, et chevalier de la Légion d'honneur, président de la société d'agriculture de Loir-et-Cher, membre du conseil municipal de Pontlevoy, délégué cantonal de l'instruction primaire, Édouard Malingié meurt, à l'âge de 52 ans révolus, dans son château de la Charmoise, commune de Pontlevoy, le 15 décembre 1852 Archives départementales du Loir-et-Cher, Pontlevoy, Naissances, mariages, décès (juin 1843-1852). Naissances (1853-juillet 1855), cote 5MI180/R8, page 528/589, acte N°47.
Notes et références Notes
Références
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