Le championnat du monde masculin de basket-ball 2006 est la du championnat du monde masculin de basket-ball qui s'est disputé à Hamamatsu, Sapporo, Hiroshima, Saitama et Sendai au Japon du au . Le tournoi est organisé sous l’égide de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA).

Pour la première fois, ce sont 24 équipes qui ont participé au Championnat du monde, au lieu de 16 lors des précédentes éditions.

Le Japon, pays organisateur, était qualifié d’office.

Le contexte avant le championnat Contexte sportif et local Ce championnat du monde intervient deux mois après la Coupe du monde de football qui a connu un succès populaire très important. Il se déroule au Japon qui souhaite développer le basket-ball sur son territoire, notamment avec sa nouvelle Bj League, comme cela a été fait avec un autre mondial quatre ans plus tôt pour le football.

Contexte politique La préparation de l'équipe du Liban a été fortement perturbée par l'actualité politique dans son pays, ébranlé par le conflit qui l'oppose à Israël.

C’est la dernière sortie de l’équipe serbo-monténégrine avant la scission en deux entités distinctes. Néanmoins il est à signaler que la sélection serbo-monténégrine est vierge de joueurs monténégrins dans ce championnat. De plus le logo, présent sur le maillot de la fédération de Serbie-et-Monténégro a laissé sa place au blason de la Serbie, bien que la mention SCG (pour Srbija i Crna Gora, soit Serbie-et-Monténégro en serbe) ait été conservée.Le Article sur le site de la FIBA , la FIBA a annoncé que le Monténégro deviendrait à partir du (c’est-à-dire au lendemain de la fin de la compétition) le de la FIBA et que la Serbie prendrait la suite de l’équipe serbo-monténégrine.

Contexte en basket-ball Les équipes en présence ont chacune, avant le début de la compétition, quelque chose à démontrer. Les États-Unis doivent retrouver leur suprématie après les échecs cuisants de 2002 et de 2004. Emmenés par la supposée génération dorée de la Draft 2003 de la NBA (Wade, James, Hinrich, Anthony, Bosh…) et surtout entraînés par Mike Krzyzewski.

L'Argentine doit confirmer qu'elle est bien la meilleure équipe du monde après sa médaille d'or aux Jeux olympiques tout en sachant que c'est l'une des dernières sorties de sa grande équipe, la relève tardant à montrer le bout de son nezApprofondir ce point : Basket News n°HS 22, p. 20 et 21.. À l'inverse de la Serbie-et-Monténégro, championne du monde en titre, qui affiche une équipe rajeunie, dénuée de « vedettes de NBA », mais qui reste sur un catastrophique championnat d'Europe 2005 à domicile.

La Grèce doit confirmer son statut de champion d'Europe avec un jeu radicalement différent de l'Allemagne ou de la France qui affichent elles aussi de grandes ambitions, emmenées par les NBAers Dirk Nowitzki, Boris Diaw, etc.

Toutefois, des blessures de dernière minute vont légèrement changer les effectifs avant le début du Mondial, on notera les absences de Tony Parker (France - fracture un article sur la blessure de Parker ; une interview sur son site officiel ; Le site de la fédération française de Basket-ball.), Gilbert Arenas (États-Unis - problème physique L'annonce de son forfait), Boniface N’Dong (Sénégal - blessureL'annonce de la sélection sénégalaise sans N'Dong), etc.

Autour du championnat thumb|right|250px|Les animations... Les mascottes , un manchot qui déteste perdre, a été choisi comme mascotte de ce championnat. Il joue au basket-ball avec sa sœur Bad Tsunko, son ami Good Hanamaru, son rival Ijyuin Pandaba, et ses parents, Mama et Papa. Lui et sa bande sont les personnages d'une série animée à grand succès au Japon. Un accord a été trouvé entre la FIBA et la production Sanrio Co., Ltd. & Sanrio Far East Company, Ltd. pour que les personnages soient les mascottes du tournoi. Leur lancement s'est déroulé le présentation officielle et lancement des mascottes.

Les animations

Les troupes de danseuses les Red Foxes (Russie) et les Euro Dancers assurent principalement les animations lors des matchs à Saitama.

Le sponsoring Six sponsors sont des partenaires de la FIBA, tous sont européens ou nord-américains, alors que huit sponsors sont spécialement partenaires de la compétition, et sont principalement issus des pays asiatiques (majoritairement du Japon)Liste disponible sur le site de la F.I.B.A..

Les affiches, le slogan C'est un côté plus traditionnel que l'on retrouve sur les affiches de ce championnat, bien loin donc des mascottes issues du monde de l'animation. Le slogan illustre la situation des forces en présence, bien loin des périodes de domination (URSS, Yougoslavie ou États-Unis) qui faisaient le championnat du monde autrefois. Ce slogan énonce donc : One world, one title, c'est-à-dire : « un monde, un titre ».

L'affiche, elle, représente des basketteurs jouant devant le Mont Fuji alors qu'en avant-plan, on retrouve un sumotori à l'air agressif, dribblant avec un des ballons officiels du tournoi. Le bas de l'affiche n'est pas sans rappeler celle des grands œuvres cinématographiques puisqu'elle annonce une partie des acteurs attendus lors de la compétitionL'affiche sur le site de la FIBA.

La campagne Clean Game En accord avec le Comité international olympique et l'Agence mondiale antidopage, la FIBA a inscrit ce championnat dans l'esprit de la lutte contre le dopage dans le sport avec la campagne Clean Game(Jeu propre en français) lancée en 2002Clean Game par la F.I.B.A.. Plus officielle que les précédentes interventions sur ce sujet, la campagne est associée à un logo où le terme Jeu propre est décliné en plusieurs languesle logo sur le site du Championnat afin d'ancrer un peu plus l'importance de la campagne dans l'image que les gens se font du basket-ball. Certains joueurs (échauffement des joueurs angolais pour le match France-Angola) ont même arboré des T-shirt orange (floqué du logo) afin de bien montrer l'importance d'un tel mouvement aux yeux de tous.

Couverture médiatique L'édition 2006 de la compétition fut la plus suivie de toutes par le presse mondiale avec 1900 accréditations pour plus de 60 pays. En comparaison, l'édition 1998 comptait 1400 média accrédités provenant de 51 pays, signe de l'accroissement de la notoriété du championnat du monde. Les pays ayant sollicité le plus la F.I.B.A. sont le Brésil, la Chine, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, le Nigeria, les États-Unis, la Turquie, la Serbie & Monténégro, l'Espagne et le VenezuelaDécompte de la F.I.B.A..

La compétition a été diffusée à la télévision dans plus de 150 pays, bien que, contrairement à la Coupe du Monde de Football, la couverture ne fut pas toujours assurée par les chaines publiquesCouverture télévisuelle par la F.I.B.A. et communiqué de presse de la F.I.B.A. au sujet de la couverture médiatique de l'évènement.. Au Japon même, c'est TBS et Sky Perfect qui étaient propriétaires des droits. En France, par exemple, ce sont les chaînes Canal+ et Sport+ qui détenaient les droits. Dans les pays germanophones, c'est la chaine privée DSF qui a retransmis les rencontres. Les pays arabes ont pu suivre les exploits sportifs grâce à Al-Jazeera. Aux États-Unis, où il fait nuit quand ont lieu les matches et avec une population peu intéressée par cette compétition, c'est le réseau ESPN qui a couvert quelques matchs, dont ceux de la sélection nationale. Toutefois Américains ont regardé la rencontre États-Unis - Porto Rico, diffusée durant la nuitCommuniqué de la F.I.B.A.. En Espagne, la chaine privée La Sexta a diffusé les matchs, et a battu son record d'audience lors de la finale avec téléspectateurs, soit 47,6 % d'audienceCommuniqué de La Sexta.

Récit de la compétition Tour préliminaire Ce championnat du monde débute par la défaite (logique) du pays hôte, le Japon, et par une annonce extra-sportive, celle de la suspension pour trois matchs du néo-zélandais Mark Dickel après un contrôle positif à la marijuana l'annonce.

L'Espagne crée la sensation en restant invaincue tout comme l'Argentine, les États-Unis et la Grèce bien que cette dernière eut plus de difficultés contre certaines équipes.

Du côté des surprises, on notera le beau parcours de la Turquie, avec son équipe très jeune, mais également la bonne entame des trois équipes africaines, ou encore la victoire du Liban face à la FranceCompte rendu et communiqué de la F.F.B.S..

Seconde phase thumb|right|300px|L'équipe victorieuse Lors des huitièmes de finale, la logique est respectée compte tenu des performances du premier tour, hormis l'élimination de l'Italie par la Lituanie dans les ultimes secondes (avec un très grand nombre de lancers-francs tirés, mais seulement trois inscrits de part et d'autre)Compte rendu de la F.I.B.A..

En quarts de finale, aucune surprise, les quatre équipes jusque-là invaincues le restent. On assiste à une séparation dans ce championnat du monde entre quatre équipes au-dessus du lot, et le reste des compétiteurs qui ont le meilleur niveau mondial, mais ne peuvent rivaliser avec ces quatre « têtes de série ».

En demi-finale, on assiste à une prise de pouvoir de l'Europe sur l'Amérique. La Grèce crée la première sensation de la journée en éliminant les États-Unis alors que dans les ultimes secondes l'Espagne se défaisait de l'Argentine, championne olympique et vice-championne du monde en titrePour la rencontre Grèce-États-Unis:Compte rendu; Pour la rencontre Espagne-Argentine: Compte rendu. La finale par contre est à sens unique. Pepu Hernández, entraîneur de la sélection espagnole, a perdu son père la veille de la finale l'annonce sur RDS. Il a tenu à ne pas en informer l'équipe avant la fin du match pour ne pas perturber le groupe. Privée de Pau Gasol, blessé, l'Espagne entame le match de manière tonitruante, laissant rapidement à la traîne les Grecs, en peine avec leurs tirs extérieurs. Rien ne semble arrêter les Ibériques qui dominent tous les compartiments du jeu, emmenés par un Jorge Garbajosa en leader offensif. Les Grecs, peut-être émoussés par leur demi-finale, ne peuvent qu'assister, impuissants, au sacre des Espagnols comme nouveaux Campeones del mundo de baloncesto (« champions du monde de basket-ball » en espagnol)Compte rendu de la F.I.B.A. et article du journal Marca.. Ils sont honorés le soir même à leur rentrée au pays, dans la capitale Madrid Le planning de la soirée post-mondial. L'équipe des États-Unis, qui finit troisième, a exigé de se faire remettre ses médailles à l'issue du match pour la troisième place (la veille de la finale) pour prendre son avion au plus vite. Elle n'était donc pas présente sur le podium.

Les conséquences L'élimination de certaines équipes se répercute sur leurs entraîneurs. Ainsi Julio Toro l'annonce de sa démission (Porto Rico) et Ted Baldwin l'annonce de sa démission (Nouvelle-Zélande) ont démissionné de leurs fonctions. Pendant ce temps, le président de la Turquie a tenu à féliciter personnellement (par voie téléphonique) les joueurs de la sélection turque, un discours bien différent de celui tenu à l'issue du précédent Eurobasket.

Les journaux espagnols, habitués à faire pour la plupart les gros titres sur le football, bien que la Liga ACB ait une place importante, ont tous changé leurs habitudes pour faire place au succès de l'équipe nationale. Ils en profitent pour rappeler que le roi d'Espagne a tenu à féliciter avec empressement ces « héros » la description sur le journal Marca.

Équipes participantes et groupes

Groupe AGroupe BGroupe CGroupe D 600px|Carte des fédérations nationales qualifiées

Places attribuées lors des Championnats continentaux (qui se déroulèrent en fonction des continents à l'été et à l'automne 2005) : FIBA Europe - Grèce, Allemagne, France, Espagne, Lituanie, Slovénie FIBA Amériques - Brésil, Venezuela, États-Unis, Panamá (plus l’Argentine qualifiée d'office : championne olympique en titre) FIBA Afrique - Angola (Champion d'Afrique), Nigeria, Sénégal FIBA Asie - Chine, Liban, Qatar (plus le Japon qualifié d'office)