Fauquembergues est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Fauquemberguois. C'est une commune de type bourg rural selon l'Insee avec une population de au dernier recensement de , elle connait un pic de population en 1881 avec . La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer. Elle s'inscrit dans les « paysages des hauts plateaux artésiens » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

Géographie Localisation Localisée dans le centre du département du Pas-de-Calais, Fauquembergues est une commune de la vallée de l'Aa située, à vol d'oiseau, à au nord de la commune de Fruges et à au sud-ouest de la commune de Saint-Omer (chef-lieu d'arrondissement)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par trois cours d'eau : le fleuve l'Aa, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Bourthes et se jette dans le canal de Neufossé au niveau de la commune de Saint-Omer ; le Hamel, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et y termine sa course ; le fleuve l'aa, d'une longueur de qui prend sa source dans la commune et se jette dans l'Aa au niveau de la commune de Saint-Martin-d'Hardinghem.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Radinghem à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages des hauts plateaux artésiens » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent du Pas-de-Calais, se situent à l'extrémité ouest des collines de l'Artois qui traversent le Pas-de-Calais d'Arras au Boulonnais. L'altitude de ces paysages dépassent les . Ces dimensions sont modestes, d'une quinzaine de kilomètres du sud-est au nord-ouest et d'une vingtaine de kilomètres dans sa dimension la plus grande..

Les « paysages des hauts plateaux artésiens », appelés aussi « Haut Artois », se caractérisent par trois ensembles écopaysagers : l'ensemble mésophile ouvert du plateau artésien calcaire ; l'ensemble alluvial des fonds de vallée de la Lys et de l'Aa ; l'ensemble calcicole des versants calcaires des vallées.

Le « Haut Artois » dispose d'une importante densité de corridors biologiques bien interconnectés.

Dans le « Haut Artois », pas de villes, c'est une des rares terres rurales de la région, les communes les plus importantes sont, du nord au sud, Lumbres, Fauquembergues et Fruges. Le « Haut Artois », drainé par l'Aa et la Lys, constitue le sommet de l'anticlinal artésien, paysage ventée, froid et aux précipitations importantes qui en font le château d'eau régional.

Leș cultures représentent 59,66 % des sols, les prairies 29,96 %, les forêts et milieux semi-naturels de 6,81 %, les espaces artificialisés 6,09 % avec les communes principales de Lumbres, Fruges et Fauquembergues, les espaces industriels 0.41 % et les cours d'eau et plans d'eau 0.08 %.

Milieux naturels et biodiversité Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : les coteaux de la haute vallée de l’Aa et les carrières de Cléty. Cette ZNIEFF est constituée d’une craie marneuse formée il y a environ par la sédimentation marine. L’érosion du plateau crayeux de l’Artois a donné naissance à de nombreuses vallées sèches ou parcourues par des ruisseaux temporaires, voire de véritables cours d’eau. ; La haute Aa et ses végétations alluviales entre Remilly-Wirquin et Wicquinghem, d’une superficie de et d'une altitude variant de ..

et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : la haute vallée de l’Aa et ses versants en amont de Remilly-Wirquin. La haute vallée de l’Aa se rattache à l’entité paysagère des hauts plateaux artésiens, elle intègre la source de ce fleuve côtier situé à Bourthes et les premiers kilomètres de ce cours d’eau qui trace un sillon profond dans les collines de l'Artois..

Urbanisme Typologie Au , Fauquembergues est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de FauquemberguesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Fauquembergues comprend trois villes-centres (Fauquembergues, Merck-Saint-Liévin et Renty) et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,1 %), prairies (27,8 %), zones urbanisées (8,1 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), forêts (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Voies de communication

La commune est desservie par les routes départementales D 92, D 129, D 158 et D 928 reliant Saint-Omer et Abbeville..

Énergie Sur la commune, treize éoliennes, atteignant de haut, sont implantées à la limite avec Audincthun. Un autre groupe d'éoliennes lui fait face du côté de Bomy.

Risques naturels et technologiques Risque inondation À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme du département..

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Falcoberg vers 935-961 ; Falcomberga au ; Falcamberga à la fin du ; Falcanberga en 1065 ; Falcenberga en 1119 ; Falkenberga en 1124 ; Falkemburga en 1142 ; Falkenberge en 1146 ; Flacamberga en 1168 ; Falkenberga en 1175 ; Faukenberga en 1197 ; Falconis mons au ; Fauconberge en 1202 ; Falgoberga en 1243 ; Falcoberga en 1251 ; Faulquemberghe en 1257 ; Faukembergues en 1266 ; Falquemberga en 1290 ; Fauquemberke en 1293 ; Faukenberge en 1299 ; Folkemberghe en 1340 ; Fauquenberghe en 1364 ; Faulkembergue en 1368 ; Franquemberghe en 1403 ; Faquebergue en 1442 ; Falquemberghe en 1444 ; Fauckembergue en 1446 ; Faulcquembergue en 1475 ; Faulkenberge au ; Fauquemberg en 1720. ; Fauquembergue en 1793 ; Fauquemberg et Fauquembergues depuis 1801.

La forme picarde est Fauquimbergue et la forme flamande ValkenbergCentre de Recherche généalogique Flandre-Artois.

Le toponymiste Ernest Nègre voit dans le nom de Fauquembergues l'anthroponyme germanique Falco suivi de berg « mont, montagne »., plus tard francisé en bergues ; le tout donnant donc le « mont de Falco ». Le toponymie est similaire à celui de la commune de Faulquemont.

Histoire Avant 1789 En 1066, un Franco de Falkemberg participe à la conquête de l'Angleterre menée par Guillaume le ConquérantP. Feuchère, « Pairs de principauté et pairs de château. Essai sur l'institution des pairies en Flandre. Étude géographique et institutionnelle », dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1953, Tome 31, fascicule 4, p. 976, lire en ligne..

Avant de devenir un comté, Fauquembergues était une seigneurie dépendant de la châtellenie de Saint-Omer. Le seigneur de Fauquemberques est un des pairs de la châtellenie.

En 1146, le seigneur de Fauquembergues s'appelle Hugues. . Il s'agit d'un membre de l'importante maison de Saint-Omer, dont les aînés sont châtelains de Saint-Omer et seigneurs de Fauquembergues.

En 1166, Guillaume, fils de Guillaume Le Jeune, châtelain de Saint-Omer, est seigneur de Fauquembergues, sa sœur est mariée à Walter de Courtrai. ..