Meymac (prononcé ; ; en limousin : Meymac prononcé , forme attestée en 1314 pour la première fois) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ville-porte d'accès du parc naturel régional de Millevaches, c'est une cité touristique classée parmi les 100 « Plus Beaux Détours de France ».

Sur le territoire de la commune se trouve le point culminant du département, le mont Bessou ().

Les habitants de Meymac sont appelés les « Meymacois » et les « Meymacoises ».

Géographie vignette|center|300px|Panneaux routiers d'Entrée de la commune. Localisation

Géographie physique La commune de Meymac se trouve sur les contreforts sud du plateau de Millevaches, à une altitude de environ. Elle est d'une très grande superficie : , ce qui en fait la commune la plus grande du département de la Corrèze. (Paris a une superficie de Voir Liste de communes françaises par superficie.).

Trois cours d'eau traversent la commune, la Vézère, la Luzège et la Triouzoune. Ils sont symbolisés sur le blason de la ville. Meymac compte également de nombreux ruisseaux : ruisseau des Maisons, le Cheny (ou ruisseau des Farges), le Chassagnoux, le ruisseau du Rebellier, la Come, le Cloup, le Merlançon, le Noir, le Riou Tras, la Jarrige, le ruisseau des Aiguettes, la Bessade, la Vialle, la Nauche, le ruisseau des Recours…

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ussel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Géographie humaine Transports Chemin de fer C'est en 1883 que la ligne Limoges-MeymacLa ligne Limoges-Meymac sur le site Structurae arrive à Meymac. La gare de Meymac se trouve sur une des principales lignes transversales : la ligne Lyon-Bordeaux, qui comporte à Meymac un embranchement vers Limoges. La desserte par express entre Bordeaux et Clermont-Ferrand porte le nom de Ventadour.

La gare et son embranchement fut un nœud ferroviaire notable à l'époque du PO et du PLM. Elle reste aujourd'hui une gare importante du . Meymac comporte également une halte au nord-ouest du bourg, Gare de Jassonneix, sur la ligne vers Limoges.

Routes et autoroutes La RD 979 (anciennement RN 679) qui relie Limoges à Bort-les-Orgues traverse la commune.

Accès par l'autoroute A89 par la sortie située sur la commune de Saint-Angel à au sud.

Urbanisme Typologie Au , Meymac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ussel, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), prairies (21 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), zones urbanisées (3,2 %), terres arables (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Risques majeurs Le territoire de la commune de Meymac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à deux risques particuliers : le risque minier et le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Meymac. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 19,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 350 sont en aléa moyen ou fort, soit 25 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée..

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Risques particuliers La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation de mines, chapitre Risque minier..

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Meymac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Histoire

Quelques repères historiques vignette|Ancienne tour qui protégeait autrefois une des quatre portes de la ville, devenue un beffroi-horloge. Selon le cartulaire de l'abbaye Saint-Pierre d'Uzerche, un ermite nommé « Mammacus » s'y serait établi et l'évêque de Limoges aurait consacré en 546 la chapelle que le premier avait fondée. Toutefois, l'origine du nom de Meymac vient plus vraisemblablement de Maximus, nom d'un personnage romain et du suffixe gallo-romain -acum. En 1085, , vicomte de Comborn, fonde un monastère qui est érigé en abbaye en 1147. Au début du des reliques de saint Léger y sont reçues comme don. L’abbaye voit alors affluer de nombreux pèlerins. En 1265, de Ventadour octroie aux habitants une charte de franchises. Meymac devient une ville protégée par des remparts. En 1379, la cité est pillée par Geoffroy Tête-Noire et sa bande de routiers. En 1487 l'abbé de Meymac est parrain de Blanche de Gimel (avril 1487 v.s.). En 1633, la peste décime la population, la ville ne retrouvera plus jamais son prestige passé. En prévision des états généraux de 1789, Martin Thomas est élu député du clergé. En 1846, les communes de Saint-Germain-le-Lièvre et de Meymac fusionnent.

Seconde Guerre mondiale Le , afin de couper la voie, les résistants francs-tireurs et partisans (FTP) font sauter au viaduc des Farges un train transportant des armes et du matériel de l'armée allemande en provenance de Limoges. Il n'y eut aucune victime. Le mercredi , plusieurs dizaines de personnes raflées la veille sont embarquées en gare de Meymac et envoyées, via Limoges et Drancy, vers les camps d'extermination. Ces personnes étaient juives ou considérées comme juives selon les lois du régime de Vichy. Elles habitaient depuis quelques années ou quelques mois à Meymac, à Maussac ou à ÉgletonsMeymac-Maussac (-). Retour sur une tragédie enfouie, Association pour la mémoire des déportés de Meymac (AMDM), Éditions Les Monédières, Treignac, 2004 .. Deux plaques commémoratives ont été apposées à la gare de Meymac en 2003 et 2015. De à , la brigade Jesser est déployée dans la région pour répondre aux actions des maquis du Limousin en haute Corrèze. Le , allemands et une femme française proche de la Gestapo sont abattus par les francs-tireurs et partisans (FTP) de Meymac. Ils ont été faits prisonniers lors de la bataille de Tulle les et .. Bien que les résistants responsables de cet acte aient à l'origine décidé de ne jamais en parler, le dernier d'entre eux, Edmond Réveil, finit par révéler en 2023 l'existence de ce charnier. .

Faits divers liés à Meymac

L'agent de police Jean-Baptiste Vergne, abattu par Jacques Fesch le , est enterré à Meymac.