thumb|400px|Origine des étrangers vivant au Japon en 2000.. thumb|400px|Évolution des étrangers par origine.

ou simplement sont des termes japonais utilisés pour désigner les étrangers au Japon.

Chiffres

Le Japon comptait à la fin 2008, soit 1,74 % de la population totale, avec une augmentation de 50 % en dix ans. Le nombre d'étrangers a baissé pour la première fois depuis en 2009 avec de personnes, soit 1,4 % de moins qu'en 2008Nombre d'étrangers en recul au Japon, Reuters sur LeFigaro.fr.

En 2009, on comptabilisait dans l'ordre Registered Foreigners by Nationality, Ministère japonais de la Justice, sur le site du Bureau des statistiques du Ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications, consulté le 9 juin 2012 : provenant de Chine (dont Taïwan, Hong Kong et Macao) ; de Corée (Corée du Nord et Corée du Sud) ; du Brésil ; des Philippines ; du Pérou ; des États-Unis ; de Thaïlande ; du Vietnam ; d'Indonésie ; d'Inde ; du Royaume-Uni ; du Bangladesh ; du Canada ; d'Australie ; du Pakistan ; de France.

En 2022, le Japon comptait étrangers, soit une augmentation de (10,70 %) par rapport à 2021..

En , les résidents étrangers au Japon représentaient approximativement 3,32 million de personnes, soit 2,7% de la population totale du Japon.

Le Japon accepte peu de réfugiés, et de moins en moins. En 2010, sur de statut de réfugié, 39 ont été acceptées, et 363 ont reçu un permis de résidence spécial pour raisons humanitaires. En 2018, sur , 42 ont été acceptées, et 40 ont reçu un permis de résidence spécial pour raisons humanitaires..

En 2008, se sont mariés à des étrangers, huit fois plus que quarante ans auparavant ; la même année, ont divorcé Mariko Sugiyama, Mitsusada Enyo, « Bumpy road to child custody pact », Asahi Shinbun, le mars 2010.

Ce nombre d'un peu plus de trois millions d’étrangers peut être quasiment divisé en trois tiers : un tiers de travailleurs, un tiers d’étudiants et un tiers de résidents permanents.

Législation Statut des étrangers

Jusqu'en 2012, les étrangers résidant au Japon (séjournant au Japon plus de ) devaient s'enregistrer auprès de leur municipalité dans un registre appelé , différent du et du registre du . Ils recevaient alors une carte appelée .

À partir du , le registre spécifique aux étrangers disparaît, ceux-ci sont désormais enregistrés dans le système jūminhyō et reçoivent une carte de séjour à puce dénommée Lionel Vincent et Laurent Dubois, « La réforme du statut des étrangers résidant au Japon : pour faire simple », Cotty Vivant Marchisio & Lauzeral sur le site de la CCIFJ, le 16 mai 2012. La durée maximale des titres de séjour passe de trois à cinq ans. Les séjours à l'étranger de moins d'un an (deux ans pour les résidents au statut spécial « permanent ») ne nécessitent plus d'obtenir à l'avance un .

Statut de l'enfant dans un couple « mixte »

Le Japon ne reconnaît pas le droit de visite et n'a signé la Convention de La Haye de 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants que le Convention du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants : état présent, HCCH, le 19 février 2014, il était jusque-là l'un des rares pays développés, et le seul pays du G8 à ne pas l'avoir signé ( en 2009, 89 en 2013)États contractants (« état présent »), HCCH, le 22 janvier 2013, consulté le 22 février 2013. En 2009, les États-Unis avaient été saisis au total de d'enlèvement par le parent japonais impliquant , la France, le Canada et la Grande-Bretagne de chacun. Des cas d'enlèvement par le parent étranger existent également.

Il y aurait d'enfants binationaux par an au JaponPaul Defosseux, « Émoi parlementaire en France face au drame des pères privés de leur enfant au Japon », AFP sur Google News, le 25 janvier 2011.

Histoire

Les premiers Européens à visiter le Japon furent les Portugais en 1542. Ils furent désignés par le terme , parce que leurs vaisseaux venaient du Sud et qu'ils étaient perçus comme assez peu raffinés selon les normes japonaises. Cette désignation était la transposition d'un terme chinois, et était utilisée pour nommer des gens du Sud en général.

Le terme nanbanjin tomba en désuétude pendant l'ère Edo, quand le pays était fermé aux étrangers. À partir de 1854, quand le Japon s'ouvrit à nouveau, et jusqu'au début du , les étrangers au Japon étaient communément désignés comme , une contraction de ou .

À partir de l'ère Meiji, le terme gaikokujin fut utilisé pour désigner des résidents japonais provenant d'en dehors de l'empire du Japon, alors que le terme était utilisé pour les nationaux d'autres territoires de l'Empire. Le terme naikokujin tomba en désuétude après la Seconde Guerre mondiale mais gaikokujin demeure le terme officiel pour les non-Japonais vivant au Japon. Le terme , désigne spécifiquement les étrangers de type europoïde.

Débats sur le politiquement correct

ressentent que dans une culture collectiviste comme celle du Japon, où de fortes distinctions sociales et d'affaires sont faites entre les groupes Uchi-soto, la signification littérale de ce terme, c'est-à-dire « personne intruse », souligne l'idée que les non-Japonais sont des intrus. soulignent que ce que les étrangers au Japon trouvent réellement désagréable c'est que, après s'être établis au Japon et avoir maîtrisé la langue, ils sont toujours désignés comme « étrangers » par des gens qui ne pourraient aucunement connaître leur réelle nationalité ou leur statut de résident. En outre, le terme est régulièrement utilisé pour désigner des citoyens japonais qui ne sont pas d'ascendance ethnique japonaise. .

Les Japonais peuvent éviter d'utiliser le terme gaijin en face de non-Japonais, utilisant à sa place celui de gaikokujin. Certains non-Japonais insistent même sur ce point. D'un autre côté, la plupart des Japonais utilisent gaijin dans leur conversation, sans aucune intention péjorative. En fait, certains Japonais intrigués demandent parfois eux-mêmes aux étrangers pourquoi ils trouvent le terme gaijin offensant. Mais d'autres japonais, sensibilisés à la question parce qu'ils ont vécu à l'étranger, peuvent eux-mêmes être choqués quand un autre Japonais utilise ce terme, quelle que soit son intention.

Le terme gaijin est souvent utilisé pour désigner uniquement les étrangers dont la couleur de peau est blanche alors que le terme gaikokujin est utilisé pour décrire toute personne non ethniquement japonaise, y compris originaire de Corée ou de ChineAkira Miura, Naomi Hanaoka McGoin and The Japan Forum, An integrated approach to intermediate japanese, The Japan Times, 1994 , p. 310.

Dans son livre "Japon insolite : une info par jour pour découvrir le Japon", l'auteur Noreau Lilian utilise le terme de " super gaijin" pour parler des étrangers bilingues ou trilingues résidents au Japon avec des compétences et des diplômes recherchés sur le marché de l'emploi japonais.

En raison de ces perceptions divergentes du mot gaijin, il est une cible habituelle du « kotobagari » (« chasse au mot »), la censure des termes considérés comme politiquement incorrects.

Notes et références

Voir aussi

Français du Japon Japonais d'origine étrangère Gaikokujin tarento Démographie du Japon Nationalisme japonais Tourisme au Japon

Zainichi et Sangokujin Cimetières étrangers au Japon

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