Montrésor (prononcé ) est une commune française du département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France.

Son histoire se confond en grande partie avec celle de son château, construit au début du à l'extrémité d'un éperon rocheux surplombant la vallée de l'Indrois et plusieurs fois rebâti ou remanié depuis. C'est à ses pieds que s'est édifié le bourg, d'abord simple lieu-dit de la commune voisine de Beaumont-Village, érigé en paroisse en 1700 seulement, autour de la collégiale Saint-Jean-Baptiste, et devenu commune à la Révolution française.

Parmi les seigneurs et châtelains successifs de Montrésor, trois personnalités émergent. d'Anjou, dit Foulques Nerra, comte d'Anjou, ordonne la construction du premier donjon sur le site dans la première moitié du . Imbert de Batarnay, vers la fin du et le début du , originaire du Dauphiné, conseiller de quatre rois de France, est l'artisan du renouveau monumental de Montrésor où il introduit l'architecture Renaissance (château et collégiale). Claude de Bourdeille, comte de Montrésor, qui complota contre Richelieu, qui vécut avec Marie de Guise (1615-1688), descendante des Batarnay et Joyeuse inhumés dans la collégiale de Montrésor. Xavier Branicki, exilé polonais, arrivé à Montrésor en 1849, homme d'affaires et écrivain, est un mécène pour sa commune dont il est maire pendant ; sa famille habite toujours le château.

La faible superficie du territoire communal ( en 2015 mais seulement 21 en 1830), qui en fait la plus petite commune du département, ne laisse pas de place à un secteur agricole développé. L'absence de voies de communications importantes traversant la commune n'est pas un facteur favorable à l'implantation d'industries ou d'entreprises de grande dimension ; l'industrie drapière de Montrésor s'est éteinte au . Depuis plusieurs décennies, la commune a donc choisi d'axer son développement économique sur le tourisme, aidée en cela par la richesse de son patrimoine bâti (cinq monuments historiques), son cadre naturel et ses figures historiques. Cette politique semble avoir enrayé la chute démographique observée depuis le début du et la population montrésorienne, bien que vieillissante, paraît stabilisée autour de depuis une vingtaine d'années.

Géographie Localisation et communes limitrophes Montrésor, commune du canton de Loches, est située dans le sud-est de la Touraine à environ au sud-est de Tours., préfecture du département d'Indre-et-Loire, à de Loches., sous-préfecture et chef-lieu du canton de Loches et à à l'ouest de Valençay.. Montrésor, limitrophe de trois autres communes mais largement enclavée dans le territoire de Beaumont-Village, fait partie du bassin de vie de Loches..

Communes limitrophes

Géologie et relief vignette|redresse=1.2 |alt=Carte en couleur très simplifiée répartissant un territoire communal en grandes zones géologiques|Carte géologique simplifiée de Montrésor. La faible superficie du territoire de la commune ne laisse pas de place à une grande diversité géologique. La vallée de l'Indrois est constituée d'alluvions fluviatiles (Quaternaire récent) qui représentent environ 35 % de la surface du territoire communal. Ces sols, fréquemment hydromorphes, présentent également une nappe phréatique sous-fluviale. Au nord et à l'est, affleurent les argiles à silex du plateau de Beaumont-Village, issues de la dégradation, au cours du Ludien. de strates plus anciennes (Turonien et Sénonien), qui entrent pour 11 % dans la surface communale et représentent la formation typique de la Gâtine de Loches et de Montrésor. Les 54 % restants sont constitués par les éboulis de pente et des dépôts limoneux ou caillouteux, aux flancs de la vallée de l'Indrois.. Ces différentes strates recouvrent un socle de tuffeau jaune du Turonien qui, mis à nu sur les pentes abruptes des coteaux dans la concavité d'un méandre de l'Indrois, sert notamment d'assise au château de Montrésor ; plusieurs habitations du village disposent d'ailleurs de caves creusées dans cette roche, ou sont elles-mêmes partiellement troglodytiques.. On retrouve localement, près du sommet de cette strate, les nucléus également utilisés dans l'industrie néolithique pressignienne pour le débitage des lames ensuite travaillées..

vignette|gauche|alt=Photographie en couleurs d'un coteau de roche jaune percé de portes et de fenêtres|Des caves creusées dans le tuffeau jaune.

L'altitude du territoire communal varie de dans la vallée de l'Indrois, en limite communale de Chemillé-sur-Indrois, à sur le plateau qui rejoint, au nord, Beaumont-Village.. Dans le bourg de Montrésor lui-même, sur la rive droite de l'Indrois, les dénivelés sont importants (de l'ordre de ) et la pente du coteau a été artificiellement accentuée au pied du château pour faciliter sa mise en défense..

Avec ses , Montrésor est la plus petite commune d'Indre-et-Loire. ; sa superficie est quinze fois inférieure à la moyenne d'une commune de France métropolitaine ()...

Hydrographie et hydrologie vignette|alt=Photographie en couleurs d'une rivière calme au pied d'un château.|L'Indrois au pied du château de Montrésor, en . Le territoire communal est arrosé, du sud à l'ouest, par la rivière Indrois qui décrit un vaste méandre dans la concavité de laquelle est construit le bourg ; à ce niveau, deux bras bien distincts se dessinent pour se rejoindre sur le territoire de Chemillé-sur-Indrois, en aval. Un affluent de la rive droite de l'Indrois, la Rouère (prononcé ), d'une longueur d'environ , prend sa source à l'est sur le territoire de la commune de Villeloin-Coulangé.. Ce ruisseau intermittent et principalement alimenté par des eaux de ruissellement se perd à l'approche de son confluent, au niveau du bourg, dans un réseau de cavités du calcaire turonien par lesquelles il rejoint l'Indrois, via une résurgence située à quelques dizaines de mètres de leur confluent. Ses eaux n'empruntent leur ancien lit en surface que lorsque le réseau souterrain est saturé après des pluies importantes, provoquant ainsi de fortes crues potentiellement dévastatrices..

Le module de l'Indrois, rivière moyennement abondante, observé à Genillé depuis 1977, est de , calculé sur , mais les fluctuations saisonnières sont très marquées. Les hautes eaux, se déroulant en hiver avec un débit mensuel moyen situé entre 3,44 et de janvier à mars inclus, connaissent un maximum en janvier. Dès fin mars, le débit chute progressivement jusqu'aux basses eaux d'été, au moment desquelles le débit moyen mensuel peut alors descendre jusqu'à au . Des variations brutales de régime à l'occasion de crues, peuvent être observées, comme le avec un débit instantané de alors que le débit moyen, pour cette même journée, était de .. Ces observations sont faites à Genillé, en aval de Montrésor, alors que la rivière a reçu le tribut de plusieurs affluents supplémentaires, dont l'Olivet sur sa rive droite.

Deux zones humidesD’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de l'Indrois de Montrésor à la Bergerie » et « la vallée de l'Indrois du Ruisseau de Roche à Montrésor »...

Paysages naturels vignette|alt=Photographie en couleurs d'un cours d'eau bordé de prés et d'arbres en arrière-plan de maisons aux toits de tuile.|La vallée de l'Indrois depuis les hauteurs de Montrésor. Le territoire de Montrésor se trouve dans la Gâtine de Loches et de Montrésor dans le sud-est de la Touraine. Cette micro-région naturelle se caractérise par un paysage de bocages où les champs d'assez grande dimension voisinent toutefois avec des haies ou des boqueteaux, sur des sols à dominante argilo-siliceuse et présentant une tendance à l'hydromorphie temporaire ; les grandes cultures (céréales) y prennent place. Ce paysage n'est cependant rencontré, à Montrésor, que dans l'est et le sud-ouest du territoire, sur le plateau.

Sur les pentes qui occupent la moitié du territoire communal, les grandes cultures côtoient des prés et des bois de petite dimension. ; c'est là que furent autrefois cultivés la vigne puis, dans la seconde moitié du , les vergers.

Le tiers nord est urbanisé et une grande frange centrale est occupée par la vallée de l'Indrois et ses prairies naturelles facilement inondables entrecoupées de peupleraies.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée de la Loire » et « Centre et contreforts nord du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sublaines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Liaisons aériennes Il faut un peu plus d'une heure de trajet routier pour rejoindre, à partir de Montrésor., l'aéroport de Tours Val de Loire qui propose en 2015 des dessertes régulières à destination de Figari, Marseille, Dublin, Londres-Stansted, Marrakech et Porto. D'autres dessertes, saisonnières ou occasionnelles, sont par ailleurs assurées..

Infrastructures routières vignette|alt=Vue d'une carte indiquant les routes d'une commune|Réseau routier de Montrésor. Aucune route à grande circulation ne traverse le territoire de Montrésor. La voie la plus importante est la qui, venue de Loches, traverse le bourg de Montrésor puis continue vers l'est et le département de l'Indre où, sous le nom de , elle rejoint Valençay ; il s'agit de l'ancienne désormais déclassée. La , qui depuis Azay-sur-Indre suivait le cours aval de l'Indrois, aboutit au bourg de Montrésor. Enfin, la , au nord, suit le cours de l'Olivet entre Montrésor et Orbigny. Les accès à des axes importants se trouvent à (Bléré, pour l'autoroute Angers-Tours-Vierzon)., (Loches, pour la Tours-Châteauroux). ou (Valençay, pour la Blois-Châteauroux)..

Transport en commun