Nicolas Roland, né le à Baslieux-les-Reims et mort le à Reims, est un chanoine de Reims, fondateur des Sœurs du Saint Enfant Jésus et reconnu bienheureux par l'Église catholique. Il est fêté le .

Enfance et jeunesse Nicolas Roland est né à Baslieux-les-Reims, petite ville située à 9 km de Reims, fils de Jean-Baptiste Roland (1611-1673), commissaire de guerre et marchand d'étoffes. Il fut baptisé le , ayant pour parrain son oncle, Matthieu Beuvelet. En 1650, il entra au collège des Jésuites de Reims sis près de l'église Saint-Maurice et se destina à la prêtrise. En 1653, il reçut la tonsure de l'évêque Pouy à l'abbaye Saint-Pierre-les-Dames. Devenu clerc, il entama des études de rhétorique et de théologie. À la fin de ses études, il abandonna provisoirement la prêtrise pour effectuer un voyage en France, au bout duquel il décida de consacrer sa vie à Dieu.

En 1660, il se rendit à Paris pour continuer ses études de philosophie et de théologie, probablement chez les Jésuites, demeurant au collège des Bons Amis. Il devint membre de plusieurs sociétés de piété, faisant montre de l'enthousiasme et de l'activité qui allaient caractériser sa vie tout entière : l'Association des Amis du jésuite Jean Bagot et la Société de saint Vincent de Paul. Il pense un temps devenir jésuite. Attiré par l'œuvre des missionnaires, il pensa un temps partir pour le Siam. Fait diacre en 1664, il fut ordonné prêtre le .

En 1666, il quitta ses parents pour habiter rue Barbâtre et mener une vie de pauvreté et de charité. Il prit contact avec le séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet où officiait son oncle et s'y forma à la spiritualité d'Adrien Bourdoise, à celle de Jean-Jacques Olier et prit connaissance du mouvement de rénovation du clergé français. Il passa quelques mois à l'église Saint-Amand de Rouen, pour suivre l'enseignement d'Antoine de la Haye, dans une complète pauvreté. Après cet épisode, sa maison se transforma en une sorte de séminaire où les jeunes gens qui se destinaient à la prêtrise venaient chercher son soutien et son aide.

De toutes les activités apostoliques, c'est l'éducation qui l'attira le plus ; ce goût fut fortement influencé par la publication des Bans de Charles Démia en 1668. À Rouen, il fit la connaissance d'un autre défenseur de l'éducation des pauvres, Nicolas Barré.

Le , il soutint l'orphelinat fondé à Reims par Marie Varlet. Il pria Nicolas Barré de lui envoyer deux professeurs issus des Sœurs de la Providence, François Duval et Anne Le Cœur, avec qui il allait fonder la congrégation des Sœurs de l'Enfant Jésus, consacrée à l'éducation des pauvres et des orphelines.

La rencontre avec Jean-Baptiste de La Salle right|190px|thumb|Crypte où se trouve le corps de Nicolas Roland. En 1672, Nicolas Roland rencontra un jeune rémois, Jean-Baptiste de La Salle, dont il sera un temps le directeur de conscience. Ils s'encouragèrent mutuellement pour leur œuvre respective ; ils correspondirent et se rencontrèrent régulièrement, Jean-Baptiste de La Salle résidant au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris.

À la mort de son père en 1673, il se consacra encore davantage à son ministère apostolique, soutenant les progrès de la congrégation des Sœurs de l'Enfant Jésus. Il prit également en charge quelques écoles du voisinage et l'orphelinat. Le ouvrit la première école dirigée par les sœurs. L'année suivante, il fit don de tous ses biens à la jeune congrégation et multiplia les activités en faveur des nécessiteux, se rendant à Paris pour faire reconnaître, en vain, la communauté. En mars et , il participa à une grande prédication et à une campagne apostolique avec l'aide des prêtres de l'Oratoire.

Le , il fut cloué au lit par de violents maux de tête. Le 23, il rédigea son testament, dans lequel il exprima son souhait que l'institut soit pris en charge par saint Jean-Baptiste de La Salle et Nicolas Rogier. Il mourut en paix le et fut enterré à la chapelle des Sœurs le 29, âgé de 36 ans, laissant inachevé un immense programme apostolique. À sa suite, Jean-Baptiste de La Salle fonda la congrégation de l'institut des Frères des Écoles chrétiennes pour l'éducation humaniste et chrétienne des pauvres.

Il fut béatifié à Rome par le pape Jean-Paul II, le . Sa fête est fixée au d’après le Martyrologe romain. Une rue à Reims porte actuellement son nom.

Bibliographie En français

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En espagnol

Notes et références

Voir aussi Liens externes

Présentation de Nicolas Roland et des Sœurs du Saint Enfant-Jésus, diocèse de Reims et des Ardennes Petite biographie du Bx Nicolas Roland, Groupe éducatif de la Salle - Reims

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