Jean Bernard Marie Bertrand du Cor de Duprat de Damrémont, né le au Château de Baffé à Saint-Martin-des-Champs (Manche) et mort le à Paris , est un général de brigade de cavalerie français.
Biographie Famille et vie privée
Bertrand du Cor de Duprat nait en 1879 comme fils de Xavier du Cor de Duprat (1848-1929), alors capitaine instructeur au de dragons et qui sera colonel au de hussards de Meaux en 1900 et d'Aliette du Bouëxic de La Driennais, qui a reçu de sa mère le château de Baffé. Par sa grand-mère paternelle, il est l'arrière petit-fils du baron Cabannes de Cauna, député des Landes sous la Restauration..
Le , il épouse Clémentine Eve Denys de Damrémont (1883-1972) arrière-petite-fille et dernière descendante à porter le nom du général de Damrémont, gouverneur général de l'Algérie française tué en 1837 lors du siège de Constantine. Le il est autorisé à faire l'addition « de Damrémont » à son nom..
Le , leur nait à Paris une fille, Hélène du Cor de Duprat de Damrémont. Le , celle-ci épouse, à Paris, Elzéar de Castellane., arrière-arrière petit-fils d'Henri-César de Castellane-Majastre et frère du comte de Castellane-Majastre.
Carrière militaire Formation Il est élève de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr dès 1899 et sort de la promotion d'In' Salah comme sous-lieutenant affecté au de chasseurs à cheval le ..
En 1902, il suit les cours de l'école d'application de cavalerie, dont il sort avec la note générale « bien ».
Début de carrière en temps de paix Nommé lieutenant le , il passe au de chasseurs à cheval le .
De retour d'une année de non activité, il est affecté au de dragons le .
Il est nommé au de spahis algériens le pour faire campagne en Algérie puis au Sahara et passe au 5e régiment de spahis le .
Première Guerre mondiale À partir du , il participe à la campagne du Maroc. En , au sein de la colonne du territoire de Bou Denib, voyant le feu pour la première fois, il gagne une première citation en conduisant . Le , il repasse au de spahis algériens par permutation avec le lieutenant Bonamy dans l'intérêt du service.. Il est nommé capitaine le et prend le commandement du 9e escadron nouvellement créé.. En , en colonne chez les Beni Ouaraïne, à l'engagement d'Ain Bou Massaï (près de Tahla) il gagne une seconde citation. , il exerce . De à , il participe à la lutte contre Abd-el-Malek fils d'Abdelkader. Il obtient une troisième citation pour avoir, le , , avoir et en colonne chez les Beni Bouayaya s'être .
Il demande à rentrer en France pour y combattre et se fait affecter au de hussards. Il rejoint la France en . Il participe à la bataille défensive de Verdun, son escadron assurant un service de circulation. De à , il cantonne en Argonne pour y tenir tranchée dans le secteur du Four de Paris.. En , une bronchite le force à séjourner à l'hôpital d'Arcis-sur-Aube. En , il est sur la Somme où par grand froid ses hussards sont détachés à la circulation et aux tranchées pour évacuer les munitions des premières lignes..
À sa demande, du Cor de Damrémont est affecté temporairement au de chasseurs à pied ( d'infanterie) le en tant que capitaine adjudant-major. Lors de la bataille du Chemin des Dames, il se distingue devant la ferme du Panthéon le , contribuant et y gagnant une citation à l'ordre de l'armée et une commotion légère provoquée par l'explosion d'un obus de gros calibre. Le , il est fait chevalier de la Légion d'Honneur. Il est cité à l'ordre de la pour son comportement, le , à la bataille de la Malmaison.
En , il est détaché au cours de chef de bataillon d'infanterie au centre d'instruction de la à Belfort. Le , il passe par décision du GQG au d'infanterie pour y exercer le commandement du premier bataillon. Il est promu au grade de chef d'escadron à titre temporaire le . Le , les Allemands rompent le front français de la dans le secteur du chemin des Dames et franchissent l'Aisne. Le , le régiment est amené en camion à Arcy-Sainte-Restitue pour colmater la brèche. Du au , il est engagé dans une suite de durs combats en retraite. Le , le premier bataillon défend le village de Brange.. Lorsque la localité est presque entièrement occupée par l'ennemi, Du Cor de Duprat sait . Le , il est cité à l'ordre de la ..
Lors de bataille de la montagne de Reims, le au nord de Suippes, ayant reçu l'ordre de tenir avec son bataillon une position intermédiaire. à tout prix, il se maintient en place et aide . Il est cité en tant que « chef de bataillon de » à l'ordre de la ..
Le régiment passe à l'offensive le au nord de Perthes-lès-Hurlus. Le alors que son bataillon est en flèche. face à Tahure, il est blessé d'une balle au pied droit . Il est cité à l'ordre de la le ..
Entre-deux-guerres En 1919, il est affecté à sa demande dans l'armée polonaise. Le , il est désigné pour commander la cavalerie de la de chasseurs polonais. Il est affecté à Graudenz comme chef de bureau de l'instruction le . Il est nommé au grade de lieutenant-colonel au titre polonais le .
Rapatrié de Pologne, il est affecté au de dragons, le .
Durant la révolte druze en 1926 et 1927, il commande des escadrons du de spahis marocains.. Il intervient dans le Djebel el-Druze et participe aux opérations pour la conquête et le nettoyage de l'oasis de Damas, la Ghouta, en ..
En , le lieutenant-colonel du Cor de Duprat de Damrémont est muté au de cuirassiers..
En 1932, il est colonel au de cuirassiers à LyonRépertoire numérique détaillé des archives d’Henri Gouraud (1867-1946).
De 1933 à 1936, il commande le de spahis marocains à Senlis.
Jusque-là commandant par intérim de la deuxième brigade de cavalerie à Angers, le , le colonel du Cor de Damrémont prend le commandement par intérim de la de cavalerie à Angers, la cavalerie se réorganisant à l'occasion de la création de la légère mécanique..
Le , il prend le commandement de la de spahis à Compiègne. par permutation avec le général Decarpentry. Du Cor de Damrémont est nommé général de brigade en .. Lors de la visite du roi à Paris en , le général du Cor de Damrémont est en tête des cortèges et défilés suivi de ses spahis...
Fin de carrière durant la drôle de guerre
À la tête de la première brigade de spahis il reçoit le une mission de couverture en avant de la ligne Maginot. La brigade doit assurer la protection du centre industriel de Longwy et en faciliter le cas échéant l'évacuation. Le , ayant atteint la limite d'âge, il est versé dans le cadre de réserve et remplacé par intérim par le colonel Jouffrault..
Son dossier est conservé par le Service historique de la Défense sous la cote 13 YD 1296..
Distinctions
()
avec agrafe "Maroc"
Notes et références
Liens externes
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