Le lycée polyvalent Jean-Baptiste-Dumas ou lycée JBD est un établissement d’enseignement secondaire situé à Alès, en région Occitanie (France).
Historique Le projet d’un lycée à Alès remonte au Premier Empire ; en 1803, un décret autorise la création d’une école secondaire, que les autorités locales échouent toutefois à transformer en lycée. En 1853, le principal Ferdinand Roux contacte Jean-Baptiste Dumas, ministre de Napoléon III d’origine alésienne, et relance le projet en excipant des et de l’importance de la , rayonnant sur la Lozère et une partie de l’Ardèche ; en vain, à nouveau.
En 1866, Roux, appuyé par Dumas, obtient toutefois la transformation du collège en . Le rôle de la municipalité, notamment celle d’Alexandre de Tubeuf, est primordial dans l’institution officielle d’un véritable lycée, comme le note Claire-Lise Creissen dans sa thèse de doctorat. Le gouvernement promet dans les années 1870 de mener à bien cette transformation ; pour autant, ce n’est qu’en 1883 que Jules Grévy prend un décret érigeant le collège en ..
Une fois les financements dégagés, les travaux débutent en 1885, pour s’achever en 1889. Dumas meurt de manière inopinée le lendemain de la fin des travaux, ce qui conduit le conseil municipal à donner son nom au nouvel établissement. L’inauguration, qui se tient du 19 au , est l’occasion de célébrer en des cérémonies fastueuses Dumas et Gustave de La Fare-Alais (dont sont inaugurés les bustes), dans le contexte du centenaire de la Révolution française et la République triomphante.
Une Amicale des anciens élèves du collège d’Alès et du lycée Jean-Baptiste-Dumas est créée dès 1890. Dans les années 1890, le maire Ferdinand Berthézène encourage la création d’un enseignement professionnel offrant des débouchés immédiats pour les familles les plus modestes ; cela débouche en 1902 sur la création d’une école primaire supérieure au sein du lycée.
En 1894 naît une , avec un spectacle musical et théâtral donné par les élèves.
En 1909 est nommé , premier normalien et agrégé enseignant au lycée.
Description D'une superficie de deux hectares, surnommé le , il est d'abord sis au centre de la ville. Il est alors doté d'une chapelle, mais le proviseur Ausset mentionne en 1894 une place faite aux , ce qui est pour Laurent Pichon significatif du , marqué par les affrontements entre catholiques et protestants. Il possédait aussi une piscine.
Enseignement Structure pédagogique
En 1890, 923 élèves suivent l'enseignement spécial, quand seulement 235 ont préféré opté pour l’enseignement classique. Selon Ausset, le premier est préféré car il offre de nombreux débouchés.
Classement
Proviseurs
Dans la littérature Léo Larguier évoque ses souvenirs du lycée dans Avant le déluge, et André Chamson dans Le Chiffre de nos jours (chapitre sur l').
Personnalités Élèves
Enseignants
Sylvain Lemajeur est un enseignant français en cinéma-audiovisuels. Il intervient dans le cadre de l’enseignement de spécialité cinéma, où il encadre des projets de création et d’analyse filmique. Il est également l’auteur de plusieurs essais, dont Splendeurs et misères de l’autorité (2011), ou plus récemment Enfantaisies (2021), portant sur des thématiques littéraires et poétiques.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
Articles sur le lycée sur Objectif Gard
Jean-Baptiste-Dumas Catégorie:Enseignement dans le Gard Catégorie:Bâtiment à Alès