Le Dîner de cons est un film comique français réalisé par Francis Veber et sorti en 1998.
Adapté de la pièce de théâtre éponyme du même auteur, créée en 1993, le film raconte les mésaventures de Pierre Brochant, célèbre éditeur parisien, qui tente de se débarrasser d’un invité de ses fameux . Ces soirées, qu’il organise avec un ami, consistent à se moquer d’individus jugés naïfs ou ridicules. Victime d’un tour de reins, Brochant se retrouve contraint de passer la soirée avec François Pignon, l’un de ces invités, tout en essayant de reconquérir sa femme Christine, décidée à divorcer.
Le Dîner de cons est mené par Thierry Lhermitte et Jacques Villeret, ce dernier reprenant le rôle de François Pignon qu’il avait déjà incarné sur scène. Son interprétation lui vaudra le César du meilleur acteur en 1999. Le film réunit aussi Alexandra Vandernoot, Francis Huster, Daniel Prévost, Catherine Frot et Edgar Givry.
Le film est bien accueilli par la critique et connaît un large succès public avec en France, ce qui le place au quarante-troisième rang du box-office national en 2025. Outre le César du meilleur acteur de Jacques Villeret, Daniel Prévost reçoit celui du meilleur acteur dans un second rôle et Francis Veber celui du meilleur scénario original ou adaptation. Lors des Lumières de la presse internationale 1999, Veber et Villeret sont également récompensés, respectivement pour le meilleur scénario et le meilleur acteur.
Synopsis Un ami de Pierre Brochant (Thierry Lhermitte), Jean Cordier (Edgar Givry), lui a trouvé un fabuleux candidat pour son prochain dîner de cons lors d'un trajet en TGV : François Pignon (Jacques Villeret), employé du ministère des Finances qui se passionne pour les constructions de maquettes en allumettes. Pierre Brochant, victime d’un tour de reins à la suite d'un faux mouvement en jouant au golf, décide de le recevoir chez lui avant de l’emmener au dîner, afin de l’« étudier » un peu. Offusquée par le concept d’un dîner de cons et ne souhaitant pas en être complice en rencontrant l’intéressé, Christine (Alexandra Vandernoot), la femme de Pierre, décide de quitter les lieux sous le regard du Dr Sorbier (Christian Pereira), appelé pour le tour de reins de Pierre, qui semble amusé par le concept de dîner de cons.
Brochant est immobilisé chez lui pour recevoir Pignon et devra se résoudre à renoncer à son dîner. Soudain, Christine laisse un message sur son répondeur pour lui annoncer leur rupture. Pignon, que sa femme Florence a quitté deux ans auparavant pour un collègue que lui-même trouve stupide, comprend sa souffrance psychologique et se met en tête de l’aider malgré les supplications continuelles de Brochant pour être laissé seul.
Brochant demande à Pignon d'appeler le docteur Sorbier pour soigner son tour de reins, aggravé par une chute malencontreuse de Pignon alors qu'ils partaient pour se rendre au dîner. Une nouvelle maladresse de Pignon lui fait appeler le mauvais numéro dans le carnet d’adresses de Brochant. Lorsqu'il demande le nom de la personne au bout du fil, croyant alors parler à « Marlène, sa sœur », il confie dans le détail à cette dernière la détresse amoureuse de Brochant. Brochant explique alors à Pignon qu'il a révélé à Marlène Sasseur (Catherine Frot), une nymphomane hystérique amoureuse de lui, qu'il est désormais célibataire. Ce dernier, voulant à tout prix éviter qu'elle ne débarque chez lui, charge alors Pignon de la rappeler et de lui annoncer que sa femme est rentrée, pour clore l’incident. Pignon commet une nouvelle gaffe et Marlène est déterminée à venir. Brochant appelle Marlène à son tour et, dans la conversation téléphonique, Marlène suspecte que sa femme est retournée auprès de Juste Leblanc (Francis Huster), qui était le meilleur ami de Pierre, avant qu'il ne lui prenne Christine, femme et coautrice de Leblanc pour leur livre, Le Petit Cheval de Manège.
Brochant se résout à solliciter l’aide de Pignon pour appeler Leblanc en élaborant un stratagème pour en avoir le cœur net : Pignon se fait passer pour un producteur de films, le Belge George Van Brugel des Films du Plat Pays, souhaitant adapter au cinéma le livre écrit à l’époque par Leblanc et Christine. Pignon se prend au jeu et commence à discuter du prix des droits d’adaptation du film, oubliant les instructions de Brochant qui étaient d’obtenir de Leblanc l’information sur la manière de joindre Christine. Brochant le charge alors de rappeler Leblanc mais, par maladresse, Pignon révèle à Leblanc le numéro de téléphone auquel il est joignable, qui n’est autre que le numéro de Brochant. Juste Leblanc, qui a démasqué la supercherie, n’a cependant pas gardé de rancœur envers son ami et lui promet de le rappeler si jamais il en sait plus.
Pignon aide Brochant à s'allonger sur son lit puis Brochant lui demande de partir. Sur le pas de la porte, Pignon rencontre Christine qui, prise de remords, décide de rentrer à la maison. La prenant pour Marlène, il ment sur l’état affectif de Brochant en lui affirmant qu’il n’est pas affecté du tout par le départ de sa femme. Apprenant de surcroît l’existence d’une maîtresse de son mari, Christine s’en va pour de bon. Pignon confirme à Brochant qu'il a viré Marlène et Juste Leblanc arrive pour aider Pierre à retrouver Christine.
Leblanc suspectant que Christine pourrait s’être réfugiée dans les bras d’un publicitaire connu, l'obsédé sexuel Pascal Meneaux (Bernard Alane), qui lui a déjà fait des avances, Brochant doit se résoudre à quémander l’aide de Pignon, qui peut lui trouver son adresse, par l’intermédiaire de Lucien Cheval (Daniel Prévost), son collègue du ministère des Finances qui travaille en ce moment sur le contrôle fiscal de Meneaux. Cheval, seul chez lui devant un match de football, Pignon préfère attendre la mi-temps pour ne pas le mettre de mauvaise humeur. Alors que Pignon regarde le match pour savoir quand sera la mi-temps, Brochant l'appelle, furieux. La véritable Marlène Sasseur vient d'arriver et c'est finalement Leblanc qui parvient à l’éjecter de l'appartement.
Brochant se rend compte que Pignon a en réalité renvoyé sa femme et lui ordonne de partir immédiatement, mais Leblanc le convainc qu'il a besoin de lui pour appeler Cheval. Après une querelle de supporters de football, qui l'oblige à rappeler une deuxième fois, Pignon obtient de Cheval qu'il les rejoigne dans l’appartement de Brochant après avoir récupéré le dossier de Meneaux au ministère des Finances. Branle-bas de combat ensuite pour dissimuler les bibelots et autres tableaux de valeur – provenant visiblement de revenus non déclarés au fisc – qui parsèment l’appartement, Cheval étant « un des meilleurs contrôleurs de la boîte ». N’ayant comme boisson que des grands crus à servir à ses invités, et ayant appris que Cheval a une bonne connaissance des vins, Brochant ajoute du vinaigre dans le vin qu’il compte lui servir pour prétendre qu’il vit modestement.
Dès son arrivée, Cheval n’est toutefois pas dupe, ayant repéré les marques sur les murs ou la poussière sur les tables qui trahissent la présence récente de certains objets. Cependant, Cheval reste hilare et ne rate jamais une occasion de faire des plaisanteries, au grand dam de Brochant. Ce dernier s'énerve et Cheval lui donne immédiatement l'adresse de Meneaux. Leblanc propose alors à Pignon une stratégie : appeler Meneaux en se faisant passer pour un ami de son associé, Jean-Paul Roussin, et lui faire croire que Brochant et des amis costauds viennent chez lui pour tout casser parce qu'il est au courant pour Meneaux et sa femme. Soit Meneaux vire Christine par panique, soit elle n'est pas chez lui.
Alors que Pignon n’avait cette fois-ci fait aucune gaffe dans le texte à réciter pour passer le coup de téléphone anonyme à Meneaux, ce dernier lui apprend qu’il n’est pas avec Christine mais avec Charlotte, la femme de Cheval, son contrôleur fiscal, qui le persécute depuis des mois. Désappointé, Cheval rappelle chez Meneaux et ordonne à sa femme de quitter les lieux immédiatement. Il avale d’une traite le verre de vin trafiqué par Brochant, ce qui l'oblige à se rendre en catastrophe vers les toilettes. Mal orienté par Pignon, il découvre la pièce où ont été entreposés tous les biens de valeur que Brochant voulait lui dissimuler. Reprenant ses esprits, Cheval promet de revenir très prochainement pour un contrôle fiscal en bonne et due forme et s'en va. Leblanc quitte à son tour l'appartement et promet à Brochant de le prévenir si Christine donne des nouvelles.
Puis le téléphone sonne, Christine a eu un accident de voiture, elle est à l'hôpital Bichat. Brochant décide de se rendre à son chevet malgré son tour de reins. Le téléphone sonne à nouveau, Pignon décroche et réceptionne un appel désespéré de Marlène Sasseur, qui regrette de s’être éprise de Brochant, qu’elle considère comme méchant et égoïste. Elle lui révèle que Brochant participe chaque semaine à un dîner de cons. Pignon comprend alors la véritable nature du dîner auquel il a été convié.
Alors que Pignon réclame des explications sur le dîner, Christine appelle, elle est toujours fâchée après Pierre et ne veut pas qu'il vienne la voir à l'hôpital. Ironique avec Pignon, qui le voit désormais comme un homme méchant et désespéré, Brochant se réfugie dans l’alcool et les médicaments.
Pignon prend l'initiative d’appeler l'hôpital mais on refuse de lui passer Christine à cause de l'heure tardive. Il prétend alors être le professeur Sorbier auprès de la secrétaire, qui transmet la communication. Il explique à Christine tous les efforts réalisés par son mari pour la retrouver ce soir et en lui garantissant qu’il s’est débarrassé de sa maîtresse, s’est réconcilié avec son ami Leblanc et a affronté un contrôleur fiscal. Il lui explique également le désastre qu'a provoqué sa rupture avec sa propre femme deux ans auparavant. Devant l’incrédulité de Christine, qui suspecte que cette conversation a été commandée par Pierre, Pignon prétexte avoir quitté l’appartement et ment en disant qu'il appelle depuis une cabine téléphonique.
Au terme de cet appel, Christine promet de réfléchir et tout semble enfin arrangé, et Brochant s’excuse humblement auprès de Pignon pour l’avoir considéré comme un « con », s’engageant à ne plus jamais utiliser ce mot à la légère. C’est alors que Christine rappelle et que Pignon décroche le combiné, une nouvelle maladresse qui laissera Christine, croyant que Pignon lui a menti, douter de la sincérité de son mari et raccrocher immédiatement. Tout est à recommencer.
La dernière scène montre Pignon navré essayant de rattraper sa bourde irréparable, devant Brochant répétant sans cesse
Fiche technique
Titre original : Le Dîner de cons Titre international : Réalisation : Francis Veber Scénario et adaptation : Francis Veber, d'après sa pièce de théâtre éponyme Dialogues : Francis Veber Musique : Vladimir Cosma Direction artistique : Gilles Boillot et Sophie Campbell Décors : Hugues Tissandier Costumes : Jacqueline Bouchard Photographie : Luciano Tovoli Son : Bernard Bats, François Groult, Bruno Tarrière Montage : Georges Klotz Production : Alain Poiré Sociétés de production : Gaumont, Efve Films, TF1 Films Production Sociétés de distribution : Lionsgate Films Budget : environ (soit environ en 2025) Pays de production : France Langue originale : français Format : couleur — 35 mm — 2,35:1 — son Dolby Digital Genre : comédie Durée : () Dates de sortie : France, Belgique : Québec : Classification : France : tous publics Belgique : tous publics () Québec : tous publics () Suisse romande : interdit aux moins de
Distribution
vignette|Thierry Lhermitte, interprète du rôle de Pierre Brochant. Jacques Villeret : François Pignon, employé à l'administration des impôts Thierry Lhermitte : Pierre Brochant, éditeur Francis Huster : Juste Leblanc, écrivain Daniel Prévost : Lucien Cheval, contrôleur fiscal, collègue de Pignon