Bernard Pierre Magnan, né le à Paris et mort le dans la capitale française, est un maréchal de France. Nommé commandant en chef de l'armée de Paris en , il est l'un des principaux organisateurs du coup d'État du 2 décembre 1851 et organise la répression suite à celui-ci.
Biographie Guerres d’Empire Fils du valet de pied de la princesse de Lamballe et gendre du général François Xavier Roussel, sa carrière militaire commence comme simple soldat au d’infanterie le . Il devient rapidement caporal, et il obtient ses premiers grades dans le même régiment, successivement sergent le , sergent-major le , sous-lieutenant le , lieutenant le , et capitaine le de la même année.
Il a fait avec distinction les campagnes de 1810, 1811, 1812 et 1813 en Espagne, au Portugal, celles de 1814 et 1815 en France et en Belgique. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1813. Passé dans les tirailleurs de la garde impériale (), le , il est nommé capitaine adjudant-major lors de la campagne de France et est blessé d'un coup de biscaïen au bas ventre à Craonne, le .
En non activité au retour de Louis XVIII, il revient au des tirailleurs de la Garde pour la campagne de Waterloo.
Restauration Après les Cent-Jours, il passe au d'infanterie de la garde royale.
Il est nommé capitaine adjudant-major au d’infanterie de la garde royale le , et breveté chef de bataillon de la ligne le . Le il passe comme chef de bataillon au de ligne, lieutenant-colonel au de ligne le , colonel du 49 le , et maréchal de camp le .
Il fait la campagne de Catalogne en 1823, et est mis à l'ordre du jour de l'armée pour sa conduite au combat d'Espuglas () et est décoré chevalier de Saint-Louis.
Monarchie de Juillet et service en Belgique Il participe à la conquête de l'Algérie, il est cité lors de la bataille de Staoueli ().
Il est promu au grade de général de division le .
En 1830, il réprime la première insurrection de Lyon, mais est temporairement mis en disponibilité pour avoir parlementé avec les insurgés. Mis à la disposition des Belges en tant que général de brigade, il sert du au pour ce pays.
Il est décoré Commandeur de la Légion d'honneur en 1833 et exerce la fonction de commandant militaire du département du Nord de 1839 à 1845.
Révolution de 1848 et Deuxième République . En 1849, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.
Il commande à partir du , la militaire (Strasbourg), et réunit à ce commandement celui des troupes stationnées dans la première subdivision (Bas-Rhin).
Il est député de la Seine en 1849.
Coup d’État du 2 décembre et Second Empire
Il est nommé commandant en chef de l'armée de Paris en . Il est un des principaux organisateurs du coup d'État du 2 décembre 1851, jour anniversaire d'Austerlitz. Il est nommé par Napoléon III sénateur du Second Empire puis maréchal de France en 1852. L'empereur en fait son grand veneur (1852-1865). De 1855 à 1865, il est conseiller général du canton de Sélestat (Bas-Rhin).
Franc-maçonnerie
En 1862, alors qu'il n'est pas franc-maçon, Napoléon III le nomme grand maître du Grand Orient de France pour écarter le Prince Lucien Murat. Il est initié le et reçoit les 33 degrés du Rite écossais ancien et accepté dans la même journée. Il intègre la loge . Il devient malgré tout un grand maître efficace et protège l'ordre des atteintes administratives ou policières. Il tente d'unir la maçonnerie française, mais échoue face à la résistance notamment du grand-commandeur du Suprême Conseil de France, Jean Pons Guillaume Viennet. Réélu à la quasi-unanimité en 1864, l'ordre ayant retrouvé le droit d'élire ses dirigeants, il meurt l'année suivante. et repose dans sa chapelle imposante du cimetière ancien de Saint-Germain-en-LayeCimetières de France et d'ailleurs.
Décorations Françaises vignette|Le maréchal Magnan, détail de la toile peinte par Jean-Léon Gérôme, Réception des ambassadeurs siamois par Napoléon III et l'Impératrice Eugénie dans la grande salle de bal Henri II du château de Fontainebleau, le (musée national du Château de Versailles, 1864). Médaille militaire () Grand-croix de la Légion d'honneur () Grand officier () Commandeur () Officier () Chevalier ()
Chevalier de Saint-Louis, par Charles X (). Médaille de Sainte-Hélène (1852)
Étrangères
la Grand-croix de l'Ordre du Lion de Zaeringen ;
Commandeur de l'Ordre impérial de Léopold (1823) ;
Grand-croix de l'Ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne (, 1823) ;
Commandeur de l'Ordre du Christ (Portugal) ;
Grand cordon de l'Ordre royal de Léopold (1839) ;
Grand-croix de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare ;
Grand-croix du Nicham Iftikhar (1852).
Notes et références
Sources partielles
Liens externes
Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Militaire français des guerres napoléoniennes Catégorie:Militaire français de l'expédition d'Espagne Catégorie:Militaire français de la conquête de l'Algérie Catégorie:Maréchal de France du Second Empire Catégorie:Gouverneur militaire de Paris Catégorie:Député de la Deuxième République française Catégorie:Député de la Seine Catégorie:Député bonapartiste Catégorie:Sénateur du Second Empire Catégorie:Sénateur bonapartiste Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Grand cordon de l'ordre de Léopold Catégorie:Grand-croix de l'ordre du Nichan Iftikhar Catégorie:Récipiendaire de la médaille militaire en tant qu'officier général français Catégorie:Titulaire de la médaille de Sainte-Hélène Catégorie:Grand-croix de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Catégorie:Locataire de l'hôtel de Villemaré Catégorie:Personnalité de la franc-maçonnerie française Catégorie:Dirigeant du Grand Orient de France Catégorie:Grand veneur de France Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière ancien de Saint-Germain-en-Laye Catégorie:Naissance en décembre 1791 Catégorie:Décès en mai 1865 Catégorie:Décès dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans