Le régiment d'artillerie () est une unité de l'Armée de terre française, aujourd'hui dissoute. Créé en 1929, le d'artillerie est destiné à soutenir la cavalerie. Il combat ainsi en mai- dans la bataille de France puis continue d'exister dans l'Armée d'armistice jusqu'en 1942. Le groupe d'artillerie est engagé dans la guerre d'Algérie. Jusqu'en 1997, le régiment existe sous le nom de groupement de camp - régiment d'artillerie, unité de garde du camp de Suippes.
Création et différentes dénominations 1929 : création du d'artillerie (ou d'artillerie de division de cavalerie) 1940 : dissous puis recréé comme d'artillerie 1942 : dissous 1955 : nouvelle formation du d'artillerie ...
Chefs de corps
1938 - 1940 : lieutenant-colonel Thomas 1941 - 1942 : colonel Morel.
Historique vignette|upright=.6|L'étendard du , à Vincennes en 1932.|gauche Entre-deux-guerres Le d'artillerie est créé à Vincennes en , à partir du groupe d'artillerie affecté à la de cavalerie (armé de canons de 75 modèle 1897). Il passe à la de cavalerie lorsque celle-ci est recréée à Paris en 1930. Le régiment est motorisé fin 1934, ses canons de 75 tractés tous-terrains (TTT) étant associés à des tracteurs Citroën-Kégresse P17.
Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre et bataille de France À la mobilisation de septembre 1939, le d'artillerie de division de cavalerie est constitué de deux groupes de canons de 75 TTT et d'un groupe de canons de 105 C modèle 1935 sur trains-rouleurs, renforcés en novembre d'une batterie de 47 modèle 1937 antichars ( batterie divisionnaire antichar). En , la devient la légère (puis légère de cavalerie en mars). Le d'artillerie de division légère perd un groupe de 75 TTT : il est formé du groupe avec 75 TTT, du groupe avec 105 C et de la .
Le combat pendant la bataille de France en mai- avec sa division. Il est crédité de la destruction de 38 blindés allemands au Quesnoy-sur-Airaines les 5 et .
Armée d'Armistice Dissous après l'arrêt des combats, il est recréé le dans l'armée de Vichy. Il est constitué, comme les autres régiments de l'artillerie, de trois groupes de trois batteries de 75, toutes hippomobiles sauf une motorisée. Il est alors stationné à Issoudun, Dun-sur-Auron et L'Isle-Jourdain. Le régiment est dissous en après l'invasion de la zone libre.
Libération Le régiment est brièvement reconstitué en au sein du groupement Bertrand des forces françaises de l'intérieur. Créé à Bourges, le régiment est alors constitué d'un seul groupe (I/ RA), à deux batteries et un état-major, représentant au total 149 hommes mi-octobre, équipés de divers canons récupérés au polygone de Bourges. Il rejoint en novembre les forces françaises de l'Ouest en position devant la poche de Royan et il reçoit une dotation de quatre puis douze canons d'origine italienne.
Son numéro n'est pas régularisé et il fusionne en dans le d'artillerie de la d'infanterie.
Depuis 1945 En 1955, le du d'artillerie devient le d'artillerie, formant corps et rattaché à la mécanique rapide. Il participe à la guerre d'Algérie avec sa division, à partir de 1956.
Ses traditions sont reprises par le groupement de camp, stationné à Suippes, jusqu'à sa dissolution en 1997.
Étendard vignette|Dessin du revers de l'étendard du d'artillerie, portant les inscriptions officielles. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : La Marne 1914 Champagne 1915 La Somme 1916 Flandres 1918 AFN 1952-1962
Insigne et uniformes vignette|upright=.7|Artilleur du en 1932, portant l'étoile de l'artillerie volante sous les chiffres de son écusson de col (de couleur rouge). L'insigne du régiment présente un Pégase dans une étoile, sur des canons croisés.
Les militaires de l'artillerie volante (attachée à la cavalerie) portent une étoile sur leurs écussons régimentaires, sous le numéro. Cette tradition se poursuit même au sein du groupement de camp - RA.
Personnalités ayant servi au Charles Bricogne, de 1936 à 1940
Références
Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1929