Le () est une unité d'artillerie française créée en 1894, aujourd'hui dissoute. Il participe à la Première Guerre mondiale sous le nom de d'artillerie de campagne, à la Seconde sous le nom de d'artillerie mobile de forteresse (sur la ligne Maginot), ainsi qu'à la guerre d'Algérie avec son . Il est recréé entre 1978 et 1990 comme d'artillerie de corps d'armée à Mercy-lès-Metz.
Création et différentes dénominations 1894 - 03.1919 : () 03.1919 - 07.1919 : régiment d'artillerie de marche 39/233 07.1919 - 1923 : () 1923 - 1929 : () 1933 - 1939 : () 1939 - 1940 : () 1946 - 1949 : groupe du (I/) 1953 - 1962 : groupe du (I/) 1978 - 1990 : ()
Colonels et chefs de corps vignette|Portrait du colonel du Mazel, à Metz 1894 - 1897 : colonel de Cantaloube de Marmiès 1897 - 1901 : lieutenant-colonel puis colonel Beaudemon de Lamaze 1901 - 1906 : colonel Léon Francfort 1906 - 1908 : colonel Ducassé 1908 - 1911 : colonel Guipon 1911 - 1914 : lieutenant-colonel puis colonel Blondel (mortellement blessé le ) 1914 : lieutenant-colonel Beuchon (tué au combat le ) 1914 - 1915 : lieutenant-colonel Dentraygues 1915 : chef d'escadron Regnault 1915 - 1916 : lieutenant-colonel Vouillemin 1916 - 1918 : chef d'escadron puis lieutenant-colonel Baudelaire 1918 - 1919 : chef d'escadron puis lieutenant-colonel Chappat 1919 : colonel Braun 1919 - 1920 : lieutenant-colonel Delouche 1920 - 1923 : lieutenant-colonel Desmons 1923 - 1925 : colonel Dumont 1925 - 1927 : colonel Daguenet 1927 - 1929 : lieutenant-colonel puis colonel Bon 1929 : colonel Renondeau 1933 : colonel Labrousse-Fombel (mort subitement avant de rejoindre son régiment) 1933 : lieutenant-colonel Carbonnier 1933-1936 : lieutenant-colonel puis colonel Dhondt 1936-1938 : colonel de Labretoigne du Mazel 1938-1939 : lieutenant-colonel Carbonnier 1939-1940 : colonel Briguet Ier groupe / 39e régiment d'artillerie 1946-1947 : chef d'escadron Potier 1947-1948 : chef d'escadron Bourel de La Roncière Dissolution le 31/12/1948 1953-1955 : lieutenant-colonel Dubost 1955-1956 : chef d'escadron Thonnard du Temple 1956 : chef d'escadron Puyo 1956-1958 : lieutenant-colonel Thonnard du Temple 1958-1960 : chef d'escadron Hulard 1960-1961 : chef d'escadron Manuel 1961-1962 : chef d'escadron Bonmarchand Dissolution le 15/06/1962 39e escadron d'artillerie de corps d'armée (1977)-1979 : lieutenant-colonel Méry 1979-1981 : lieutenant-colonel Viot 1981-1983 : lieutenant-colonel Bourgeois 1983-1985 : colonel Ledoux 1985-1988 : colonel Cany 1988-1990 : colonel Defaut Dissolution le 30/06/1990
1894-1914 Un décret du , pris en application d'une loi du précédent qui modifiait l'organisation de l'artillerie, constitue l'acte de naissance du RAC.
Il est alors formé à Toul (secteur sud du corps d'armée) par 9 batteries d'artillerie montée des : régiment d'artillerie (, , , , et ) en garnison au quartier de la Justice (maintenant quartier Fabvier) à Toul depuis 1887-1888, qui deviennent les , , , , et . ;
régiment d'artillerie (, et ) en garnison au quartier de Rigny à Toul depuis le ( et ) et () qui deviennent les , et .
Initialement équipé de canons de 90 modèle 1877, le régiment est intégralement rééquipé de canons de 75 modèle 1897 en 1898.
Première Guerre mondiale Le régiment est prêt au combat à partir du . À partir du déclenchement de la mobilisation générale le le régiment incorpore ses réservistes. Il est affecté à la d'infanterie. Le régiment est constitué de trois groupes, plus un groupe de renforcement rattaché à l'artillerie de la de réserve.
Entre-deux-guerres vignette|Première prise d'arme en 1933 du reconstitué. En , les trois groupes du régiment, détaché à l'Armée du Rhin (1919), sont séparés. Le devient le nouveau d'artillerie.
Le régiment participe à l'occupation de Coblence et est dissous le .
Le d'artillerie est reformé le , sous le nom de d'artillerie de région fortifiée ( RARF) est créé à Metz. Il stationne à Metz, au quartier Desvallières et à Verdun, au quartier Gribeauval. Il forme l'artillerie des secteurs fortifiés de Boulay et de Faulquemont.
Il est motorisé en 1935.
Seconde Guerre mondiale
À la mobilisation, le met sur pied le , le reste de l'unité formant le rattaché au secteur fortifié de Faulquemont.
Le I/ RAMF appuie le de mitrailleurs d'infanterie de forteresse face à une attaque allemande le avant de se replier le . Les II et III/ quittent la ligne Maginot et rejoignent le groupement de Girval issue des unités du secteur fortifié de Faulquemont. Le régiment couvre la défense des ponts sur la Seille le 15, puis du canal de la Marne au Rhin les 16 et 17, avant de se rendre le 23 à Mortagne.
Après 1945 En 1946, le du d'artillerie reprend les traditions du régiment et devient groupe du d'artillerie (I/).
Le régiment est recréé à Sarralbe en 1953. Le I/ est envoyé en Afrique du Nord en 1955, ses différentes classes d'appelés étant formées à Sarralbe avant leur départ. Il est d'abord au Maroc, dans le Rif, puis à Marrakech, à Oued Zem et à Casablanca. Il participe ensuite à la guerre d'Algérie, à la frontière avec la Tunisie et dans la Sud-Constantinois. En 1961, le I/ est un régiment de fantassins, déployé à Youks-les-Bains. Il déplore seize morts dans ce conflit.
Revenu en France en 1962, le I/ y est dissout.
Escadron d'artillerie de corps d'armée : 1978-1990 thumb|upright=0.5|Insigne de béret de l'artillerie En , l'escadron de commandement de l'artillerie du d'armée, qui avait été créé en 1977, reprend les traditions du et devient le d'artillerie de corps d'armée. Il est stationné au château de Mercy. Il constitué dans les années 1980 d'une batterie de commandement de soutien, une batterie de mise en œuvre, une batterie nucléaire, biologique et chimique et une batterie d'acquisition des objectifs.
Le régiment est finalement dissous le .
Étendard vignette|Drapeau du en 1933. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Lorraine 1914 Artois 1915 Verdun 1916 Flandres 1918 La Marne 1918 AFN 1952-1962 Sa cravate est décorée de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire. Cette fourragère est liée à ses quatre fois citations à l'ordre de l'armée et une à l'ordre du corps d'armée.
Insigne L'insigne du présente un coq, symbole de la France, entouré de lauriers, rappelle de la gloire du régiment pendant la Première Guerre mondiale. Les deux canons croisés sont le symbole de l'Artillerie française et le numéro 39 rappelle le régiment.
Personnalités ayant servi au régiment
André Thoreau (1899-1985), résistant français, Compagnon de la Libération.
Notes et références
Sources et bibliographie , .
Voir aussi Liens externes Articles connexes
Artillerie française pendant la Première Guerre mondiale Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Armée française en 1940
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