Écaussinnes (en wallon Les Scåssenes) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne, dans la province de Hainaut. Elle résulte de la fusion de trois villages, Écaussinnes-d'Enghien, Écaussinnes-Lalaing et Marche-lez-Écaussinnes. La commune se situe entre Nivelles, Braine-le-Comte, La Louvière et Mons.

À l’entrée de la ville, il est écrit : « Bienvenue aux Écaussinnes ».

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Scaucia dans un diplôme de Pépin le Bref, maire du palais, restituant à l’Abbaye de Saint-Denis près de Paris diverses possessions qui lui avaient été ravies dans le Pagus Bracbatensis (le pays de Brabant). Par un diplôme de 775, Charlemagne, qui s’intitule encore roi des Francs et des Lombards, confirme la restitution faite par son père« Game of Thrones en Hainaut : Le Château-fort d’Ecaussines » par Tony Gaudisaubois et Mathilde Duret : https://web.umons.ac.be/app/uploads/sites/7/2018/09/Ecaussines_texte.pdf (consulté le 03/02/2021).. Puis, on trouve la forme latinisée Scalcinis en 1199Une charte de 1199 place les Écaussines près de la Charbonnière, tandis que quatre siècles auparavant cette localité devait se trouver au centre de la forêt : « (…) Juxta Carbonerias, in territorio de Scalcinis (…) ». Citation de M. WAUTERS, Hist, des environs de Bruxelles, t. III, p. 425. mais aussi Scassines en 1186Alexandre-Guillaume Chotin, Études étymologiques et archéologiques sur les noms de villes, bourgs, villages, hameaux, forêts, lacs, rivières et ruisseaux de la Province de Hainaut, Lethielleux, 1838, p. 155-156. Le nom d'Écaussinnes viendrait du bas-latin (« pierre à chaux »)Ecaussinnes, une note d'histoire, sur le site officiel de la commune, lui-même de (« four à chaux »), , , transformé localement en caus ou causseJoseph-Désiré Sigart, Glossaire étymologique montois, ou dictionnaire du wallon de Mons et de la plus grande partie du Hainaut, 1886 (« chaux », d’où caussines)Société Royale Paléontologique & Archéologique de l’Arrondissement Judiciaire de Charleroi, Documents & rapports de la Société Royale Paléontologique & Archéologique de l’Arrondissement Judiciaire de Charleroi, 1878, vol. 6, p. 121.

En 751, Ecaussinnes est érigée en seigneurie. Pendant des siècles les deux Ecaussinnes ne formèrent qu'une seule agglomération. Il faut attendre le pour les trouver dissociées en deux entités Ecaussinnes-Saint-Remy et Ecaussinnes-Sainte-Aldegonde, la rivière la Sennette servant de démarcation entre elles. Pour les désigner, on se servit donc d'abord du nom des patrons des deux églises. C'est ainsi que la partie située sur la rive gauche de la Sennette prit le nom d'Ecaussinnes-Saint-Remy mais environ un siècle plus tard le temporel supplantant le spirituel, Ecaussinnes-Saint-Remy pris successivement les noms d'Ecaussinnes la Follie, de Grand Ecaussinnes pour enfin prendre le nom dEcaussinnes-d'EnghienSite de la Commune d'Écaussinnes : https://www.ecaussinnes.be/loisirs/tourisme/histoire/un-peu-dhistoire (consulté le 03/02/2021).. L'appellation de seigneur d'Ecaussinnes a toujours été réservée au propriétaire de la seigneurie qui s'étend sur la rive droite de la Sennette. À partir du , Ecaussinnes-Sainte-Aldegonde pris le nom Ecaussinnes-LalaingSite de la Commune d'Écaussinnes : https://www.ecaussinnes.be/loisirs/tourisme/histoire/de-2250-a-nos-jours/751-les-seigneurs-decaussinnes (consulté le 03/02/2021)..

Les appellations Écaussinnes-d'Enghien et Écaussinnes-Lalaing découlent de deux mariages aristocratiques au Moyen Âge. D'une part, la terre d'Ecaussinnes-Lalaing échoit à Simon de Lalaing, Seigneur de Quiévrain, Grand Bailli du Hainaut (décédé en 1386) à la suite de son union avec Jeanne du Roeulx, dame d'Ecaussinnes, qui lui apporte cette terre en dotSite de la Commune d'Ecaussinnes : https://www.ecaussinnes.be/loisirs/tourisme/histoire/de-2250-a-nos-jours/1357-le-chateau-fort-decaussinnes-lalaing (consulté le 03/02/2021).. D'autre part, la terre d'Écaussinnes-d'Enghien (ou à l'époque La Follie) échoit à Bernard d'Orley (décédé en 1492) à la suite de son union avec Françoise d'Argenteau, fille de Renaud d'Argenteau, seigneur de Houffalize, et de Jeanne d'Enghien, dame de la Follie.

Le nom de Marche provient du germanique *marka « Délimitation par un marquage » associé aux noms de la commune ainsi que Marcq à Enghien. Ce village se trouvait à la limite de l'ancien comté de Hainaut et du duché de Brabant.

Géographie

Sections de commune # Nom Superf.(km²). Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Écaussinnes-d'Enghien 17,54 8.075 460 55050A 2 Écaussinnes-Lalaing 7,30 1.099 150 55050B 3 Marche-lez-Écaussinnes 10,02 2.448 244 55050C

Communes limitrophes

Hydrographie Une rivière, la Sennette, affluent de la Senne (d'où son nom), traverse la commune.

Démographie

Démographie : Commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,61994101,81995101,71996101,31997101,21998101,21999100,62000101,52001102,12002103,52003103,52004104,22005104,92006104,72007106,02008109,42009110,42010110,92011112,12012113,42013113,12014113,72015114,12016115,22017116,22018117,52019117,72020118,22021119,32022119,62023121,22024122,12025122,6

Histoire

La création du village d'Écaussinnes n'est pas datée.

Il est certain que l'origine Écaussinnes provient des exploitations locales d'où sortiront les fours à chaux, soit la partie proche de Soignies et Mignaut. Il s'agit des premiers hommes exploitant les premières carrières ayant bâti leur premier campement, avant même l'établissement de la seigneurie médiévale plus à l'est (Écaussinnes-Lalaing) dont beaucoup ont cru être la raison de l'entité même s'il est vrai que le concept de village naquit par la suite.

La plus ancienne trace de la présence humaine dans l'entité est une hache polie en silex de Spiennes, datant d'environ avant Jésus-Christ, découverte en 1974 lors de travaux d'excavation à la carrière de Scouffleny.

Les travaux de construction du chemin de fer Bruxelles — Haine-Saint-Pierre ont permis la mise au jour sur le site de Combreuil d'une nécropole datant sans doute du de notre ère. C'est la plus ancienne preuve d'une vie communautaire aux Écaussinnes.

C'est en 751 qu'Écaussinnes est érigée en seigneurie. Le titre de Seigneur des Écaussinnes est attribué uniquement aux propriétaires de la seigneurie située sur la rive droite de la Sennette, qui deviendra au Écaussinnes-Lalaing.

Une charte de 1199 place les Écaussinnes près de la forêt Charbonnière, tandis que quatre siècles auparavant cette localité devait se trouver au centre de cette forêt«… JuxtaCarbonerías, in territorio de Scalcinis. » Citation de M. WAUTERS, Hist. des environs de Bruxelles, t. III, p. 425..

Armoiries

Politique et administration

Conseil et collège communal 2024-2030

Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.

PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègeECOLO 1.037 1.211 14,15% 17,30% 3.14 % 2.0PS 1.300 - 17,74% - 0.0 % 3.0Ensemble 3.747 2.725 51,13% 38,92% 12.21 % 3.0En Marche 1.244 - 16,98% - 0.0 % 3.0MR-CHE - 965 - 13,78% 0.0 % 2.0VÉ - 1.629 - 23,26% 0.0 % 5.0ACÉ - 472 - 6,74% 0.0 % 0.0Total % %

Collège communal Bourgmestre Sébastien Deschamps Les Engagés - Ensemble 1er Échevine Laetitia Lateur Ensemble 2e Échevine Catherine Walem Ensemble 3e Échevin Bernard Rossignol Ensemble 4e Échevin Arnaud De Laever Ensemble 5e Échevine Pierre Rompato Ensemble Président du CPAS Etienne Van Honacker Ensemble

Liste des bourgmestres de 1977 à aujourd'hui

Jumelages La commune d'Écaussinnes est jumelée avec :

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Patrimoine, tourisme et culture

Patrimoine architectural et tourisme thumb|upright|La tour-porche du château. Le château de La Follie (), résidence des comtes de Lichtervelde était à l'origine une forteresse (), transformée au en château de plaisance. Un festival de musique classique de haut niveau. y est organisé chaque année en juillet. Le Théâtre royal des Galeries (de Bruxelles) se produit dans le parc du château au mois d'août.

thumb|left|upright=1.2|L'église Saint-Géry à Marche-lez-Écaussinnes. La place du village est dominée par le château de Écaussinnes-Lalaing (). bâti par le comte Baudouin V de Hainaut, abritant un musée du verre et de la porcelaine, du mobilier, et jouxté d'un splendide jardin-potager. Ce château a été construit sur une ancienne place romaine et remonte au Moyen Âge. Des animations y sont organisées par l'ASBL Médiévie.

L'église Sainte-Aldegonde d'Écaussinnes-Lalaing (), qui abrite notamment le mausolée de Michel de Croÿ (1516), la dalle funéraire de la sœur du peintre Rubens (1606), les mémoriaux des van der Burch (), une l'''Assomption de De Crayer () et un orgue Cavaillé, unique en Hainaut, don d'Anna Boch. L'église Saint-Géry à Marche-lez-Écaussinnes, reconstruite en 1531 sur les vestiges d'une autre plus ancienne () et agrandie en 1777. La voûte du chœur de style gothico-plantagenet est classée. L'église Saint-Rémy d'Écaussinnes-d'Enghien, reconstruite en 1852 après la démolition en 1786 de l'édifice précédent () gravement endommagé par la foudre. On peut y admirer le grand orgue construit en 1852 par les frères Louis et Florian Gheude, facteur d'orgues à Nivelles, un retable du relatant la vie de saint Antoine l'Ermite ainsi que le monument funéraire représentant Bernard d'Orley, seigneur de La Follie et son épouse Isabeau de Witthem, attribué au sculpteur valenciennois Jean Mone ().

thumb|upright=1.2|La ferme du château à Écaussinnes-Lalaing. L'église du Sacré-Cœur, construite en 1892, à la suite du développement du quartier des carrières, en plein essor à l'époque. La pierre bleue locale y occupe une place prépondérante, aussi bien dans la construction (colonnes, carrelage) que dans la décoration (maître-autel, chaire de vérité (offerte par les maîtres de carrières), bas-reliefs). Écaussinnes compte également de nombreuses chapelles, dont la chapelle classée de Scoufflény (-). Dédiée à Notre-Dame de Liesse, elle remonterait à la seconde moitié du . Elle fut restaurée en 1971.

Il faut également mentionner l'existence de plusieurs musées : le Musée de la vie locale (près de l'église Sainte-Aldegonde), le Musée du souvenir des guerres 1914-1918 et 1940-1945 (à Écaussinnes Carrières) et le Musée du château-fort.

Au cours d'une promenade dans le village, on pourra encore découvrir : le Pont des Douces Arcades (un ancien viaduc vicinal à douze arches rebaptisé à la sauce locale). Il fut construit entre 1914 et 1916 pour le passage d'un tramway à vapeur qui devait relier Soignies à Nivelles. Aucun tramway ne passa cependant sur ce pont, le projet de liaison ayant été abandonné après la Première Guerre mondiale ; la ferme du château ou ferme de la Basse-Cour, équipée de 5 tours rondes, qui fut la résidence de Simon du Parcq et de son épouse Blandine Rubens ; le Tunnel des Amoureux (lieu mythique de la cité de l'amour), sentier bordé de murailles, longeant le château de La Follie ; le Gouffre, une ancienne grésière, fermée en 1863, actuellement siège d'une association de pêche.

Les alentours pittoresques peuvent être découverts en parcourant le sentier dit Val de la Sennette, où l'ancienne ligne de chemin de fer 106 qui reliait jadis Écaussinnes à Clabecq, en passant par Ronquières et Henripont.