Les Trois Caballeros (), est le long-métrage d'animation et le « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1944 et mêlant animation et prises de vues réelles, le film reprend plusieurs personnages de Saludos Amigos (1942).

Dans ce film, l'anniversaire de Donald Duck sert de prétexte pour découvrir les pays d'Amérique latine non visités dans Saludos Amigos. Donald retrouve José Carioca le perroquet brésilien afin de découvrir le Brésil, puis il explore le Mexique avec le coq Panchito Pistoles. Plusieurs thèmes sont abordés dont les traditions et danses locales.

Comme son prédécesseur, le film mêle animation et prise de vue réelle. Techniquement, le film repousse les limites précédemment établies et fait usage du procédé Technicolor. Parmi les acteurs filmés aux côtés des personnages d'animation, on retrouve des artistes sud-américaines et mexicaines de l'époque. Le caractère séducteur de Donald lié à cette présence féminine a, malgré une volonté originelle de divertissement, provoqué de nombreuses réactions sur le caractère sexuel du film.

Synopsis Donald Duck reçoit en cadeau d'anniversaire une énorme boîte. Il y découvre un projecteur cinématographique, des bobines de films, un livre et un disque. Elles contiennent des souvenirs et informations sur l'Amérique du Sud et le Mexique qui lui permettent de retrouver ses amis José Carioca (un perroquet brésilien) et Panchito Pistoles (un coq vêtu en charro).

Donald regarde alors la première bobine intitulée en espagnol « Aves Raras » (« Oiseaux Etranges ») et la séquence se décompose en plusieurs parties. La première se nomme Le Pingouin à sang froid (The Cold-Blooded Penguin). Elle raconte l'histoire de Pablo le pingouin (en fait un manchot), animal qui n'arrive pas à s'habituer à son Antarctique natal et préfère partir vers les mers plus chaudes de l'Amérique latine. Elle est suivie par l'histoire du mythique oiseau Aracuan. À la fin de cette partie, l'Aracuan sort de l'écran pour serrer la main à Donald.

Une seconde bobine présente L'Histoire du gauchito volant (The Flying Gauchito) dans laquelle un jeune garçon vacher part à la chasse et découvre un âne doté d'ailes. Il s'en sert pour participer à une course et à la gagner, mais son plan tourne court car le public découvre les ailes de sa monture.

Les bobines ayant été passées en revue, Donald découvre son cadeau suivant, un livre sur le Brésil. C'est un livre animé géant dans lequel un José Carioca miniature dépeint un magnifique paysage brésilien en chantant Baia. José demande à Donald s'il a déjà été au Brésil, ce à quoi il répond par la négative. José entame une nouvelle chanson, durant laquelle il danse, se scinde en un quartette puis miniaturise Donald pour poursuivre le voyage dans un train présent sur la page suivante du livre. Les deux compères rencontrent Aurora Miranda, dont Donald tombe amoureux. Après une séquence de danse avec les amies danseuses et musiciens brésiliens (Os Quindines de Iaia), Aurora embrasse Donald qui plonge dans une tornade de couleurs, Le Rêve de Donald (Donald's Surreal Reverie), toujours sur la même musique. Puis, le livre se referme, éjectant José et Donald qui retrouvent leurs tailles normales.

Le cadeau suivant est un disque sur le Mexique, du moins une musique dont les variations et les instruments apparaissent à l'écran. Donald est pris dans la musique qui devient si folle qu'elle explose libérant un nouveau visiteur, un coq mexicain nommé Panchito Pistoles. Il emmène ses nouveaux amis dans un chant nommé Les trois Caballeros puis décide de leur narrer les traditions de son pays : La Piñata ou Las Posadas, Mexico: Pátzcuaro, Veracruz and Acapulco. Un livre d'images permet de raconter l'histoire du Mexique. Un sarape devient un tapis volant et permet de plonger dans les photos et scènes mexicaines. En croisant une fiesta, Donald tente de conquérir le cœur d'une señorita avant que Panchito lance un lasso en direction d'Acapulco.

Sur la plage de ce lieu, Donald découvre d'autres beautés mexicaines tandis que Dora Luz chante La Chanson du bonheur (You Belong To My Heart). Donald est à nouveau pris dans un rêve coloré. Au loin, une silhouette apparaît, celle de Carmen Molina qui danse alors Jesusita accompagné par un Donald tentant de garder le rythme.

Les trois compères participent ensuite à un combat de taureau avec un animal factice. Comme ils l'avaient empli de feux d'artifice, lorsque Donald porte à l'animal un coup sur la tête, il explose dans une gerbe de lumières. Ils chantent alors à nouveau Les Trois Caballeros tandis que le feu d'artifice inscrit dans le ciel The End (Fin).

Fiche technique Titre original : Titre français : Les Trois Caballeros Réalisation : Norman Ferguson, assisté de Jack Kinney, Clyde Geronimi et Bill Roberts (séquences d'animation) ; Harold Young (prises de vues réelles) Scénario : Homer Brightman, assisté de Ernest Terrazas, Ted Sears, Bill Peed, Ralph Wright, Elmer Plummer, Roy Williams, Bill Cottrell, Del Connell et James Bodrero Direction de la photographie : Ray Rennahan (prises de vues réelles) Direction artistique : Richard R. Irvine (prises de vues réelles) Chorégraphie : Billy Daniels, Aloysio Oliveira et Carmelita Maracci (prises de vues réelles) Consultante Technicolor : Natalie Kalmus, assistée de Morgan Padelford Consultant couleur : Phil Dike Procédé technique : Ub Iwerks assisté de Richard Jones (prises de vues réelles) Conseiller technique : Gail Papineau (prises de vues réelles) Montage : Don Halliday Son : C. O. Slyfield Conception graphique : Direction artistique : Mary Blair, Ken Anderson, Robert Cormack assistés de Clyde Geronimi, Jack Kinney et Bill Roberts Cadrage (layout) : Don DaGradi, Yale Gracey, Hugh Hennesy, Herbert Ryman, McLaren Stewart, John Hench et Charles Philippi Décors : Albert Dempster, Art Riley, Ray Huffine, Don Douglass, Claude Coats Animation : Supervision de l'animation : Fred Moore, Ward Kimball, Milton Kahl, Eric Larson, John Lounsbery et Les Clark Animateurs : Bill Justice, Hal King, Franklin Thomas, Ollie Johnston, Harvey Toombs, Milt Neil, Bob Carlson, John Sibley, Marvin Woodward et Don Patterson Musique : Charles Wolcott (superviseur), Edward H. Plumb et Paul J. Smith Chansons : Ray Gilbert (paroles), Charles Wolcott, Manuel Esperón, Agustín Lara et Ary Barroso (musiques) Effets spéciaux : Josh Meador, assisté de John McManus, George Rowley et Edwin Aardal Production : Norman Ferguson (superviseur), Dan Keefe (directeur de production), Larry Lansburgh (assistant).. Société de production : Walt Disney Pictures Société de distribution : RKO Radio Pictures Budget : (estimation) Pays de production : Langue originale : anglais Format : couleurs - - 1,37:1 - Son mono (RCA Sound System) Durée : 72 minutes Dates de sortie : Mexique : États-Unis : France : Affiche : Boris Grinsson (France)

Sauf mention contraire, les informations proviennent des auteurs Leonard Maltin Leonard Maltin, The Disney Films: Edition, . et John Grant John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, ..

Distribution Acteurs et voix originales

Sterling Holloway : Narrateur (Le Pingouin, Le Professeur Holloway) Clarence Nash : Donald Duck (voix) Joaquin Garay : Panchito Pistoles (voix) José Oliviera : José Carioca (voix) Pinto Colvig : Aracuan Bird Frank Graham : Narrateur Fred Shields : Narrateur Aurora Miranda : Elle-même (Brésil) Carmen Molina : Elle-même (Mexique) Dora Luz : Elle-même (Mexique) Carlos Ramírez : Chanteur (Mexique) Nestor Amaral Almirante Trío Calaveras Trío Ascencio del Río Padua Hill Players

Voix françaises Pour le et , la voix originale de l'acteur américain Clarence Nash a été conservée pour doubler Donald Duck.

(1948) René Marc : le narrateur Camille Guérini : (Holloway) Clarence Nash : Donald Duck Fernand Rauzena : le vieux gaucho de l'Uruguay et le narrateur (pour L'Histoire du gaucho volant) José Oliviera : José Carioca Joaquin Garay : Panchito Pistoles Marianne Michel : la soliste (pour La Chanson du bonheur)

(1978) Jean Berger : le narrateur Teddy Bilis : Clarence Nash : Donald Duck Fernand Rauzena : le vieux gaucho de l'Uruguay et le narrateur (pour L'Histoire du gaucho volant) José Oliviera : José Carioca Joaquin Garay : Panchito Pistoles Marianne Michel : la soliste (pour La Chanson du bonheur) version française réalisé par la société de doublage Société Parisienne de Sonorisation (SPS) pour Disney Characters Voices International, sous la direction artistique de Jean-Pierre Dorat (dialogues), avec une adaptation des dialogues par Natacha Nahon et Guy Descombes.

Distinctions Nominations Oscars 1946 : Meilleure musique de film Meilleur son

Sorties cinéma

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database..

Mexique : , Première mondiale à Mexico Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, .. États-Unis : ; (version modifiée en raison des scènes « psychédéliques ».) Brésil : Australie : Canada : Royaume-Uni : Espagne : Suède : France : Belgique/Pays-Bas : Hong Kong : Italie : Finlande : Allemagne de l'Ouest : Autriche : Philippines : (Davao) Japon :

Ressorties principales FranceFiche du film Les Trois Caballeros (1948) sur DisneyPixar.fr :

Sorties vidéo 1982 - VHS 1991 - VHS - VHS 1998 - VHS - DVD incluant Mickey et Pluto au Mexique et La Fontaine de jouvence de Donald Avril 2008 - DVD avec Saludos Amigos

Origine et production Le studio en mauvaise posture

En 1941, le studio Disney tente de trouver de l'argent pour survivre. Les précédents longs métrages sortis en 1940, Pinocchio et Fantasia n'ont pas réalisé les résultats escomptés, ne compensant même pas la moitié de leurs coûts de production. Un autre long métrage est alors en production depuis plusieurs années, Bambi, avec un budget aussi conséquent. Dans le but d'obtenir quelques revenus, le studio Disney lance deux films à petit budget avec l'espoir de lancer ensuite d'autres projets Leonard Maltin, The Disney Films: Edition, . Robin Allan, Walt Disney and Europe, ..

Le premier projet est Le Dragon récalcitrant, mêlant documentaire en prise de vue réelle et animation, pour un budget réduit à et le second est Dumbo, produit pour environ Bob Thomas, Disney's Art of Animation : From Mickey Mouse to Beauty and the Beast, . John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, . Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, .. Ces deux films permettent, en raison de leurs coûts réduits, d'avoir quelques revenus et d'achever la production de Bambi.

Mais, fin , le studio Disney est engagé dans une grève en raison de l'absence de syndicat. La production du film Bambi aurait été retardée de trois mois tandis que les syndicalistes quittaient le studio Eric Loren Smoodin, Disney discourse, .. Mi- le studio est fermé, et ne rouvre que le . La création d'un syndicat est acquise, mais avec 200 salariés en moins, dont la moitié ont participé au mouvement social, deux tiers des 300 grévistes ayant été réembauchés Michael Barrier, The Animated Man: A Life of Walt Disney, ..

C'est durant l'été 1941 que surviennent les événements à l'origine de la production de Saludos Amigos (1942) et de sa suite Les Trois Caballeros.