Giovanni Battista Amendola (né le à Naples en Campanie et mort le à Cannes dans les Alpes-Maritimes, en France) est un homme politique italien, opposant au fascisme.
Biographie Giovanni Amendola obtient un diplôme en philosophie. Dès 1900, il collabore à plusieurs revues parmi lesquelles La Capitale d'Eduardo Arbib (à l'âge de 17 ans), Il Leonardo de Giovanni Papini et La voce de Giuseppe Prezzolini. Par la suite, il obtient la chaire de de l'université de Pise.
Entre 1900 et 1905 il est membre de la loge Dio e Popolo de la Société théosophique, dirigée par , et le il est initié en Franc-Maçonnerie dans la loge Gian Domenico Romagnosi, du Grand Orient d'ItalieVittorio Gnocchini, L'Italia dei Liberi Muratori. Brevi biografie di Massoni famosi, Roma-Milano, Erasmo Edizioni-Mimesis, 2005, p. 12..
Le , il épouse religieusement en l'Église évangélique vaudoise et le , civilement , une intellectuelle russe d'origine germano-balte, avec laquelle il aura quatre enfants : Giorgio (1907-1980), Adelaide (1910-1980), Antonio (1916-1953) et Pietro (1918-2007).
Attiré par la politique, il est élu par trois fois député dans le collège de Salerne. Au cours des années 1910, il adhère au mouvement libéral italien, mais il est opposée aux idées de Giovanni Giolitti. Il participe en raison de sa position irrédentiste à la Première Guerre mondiale et obtient le grade de capitaine ainsi que la médaille de la valeur militaire. À la fin du conflit, il mène une activité de journaliste, prend la direction du Resto del Carlino tout en étant correspondant du Corriere della Sera et du New York Herald. Il est nommé ministre de Francesco Saverio Nitti alors président du Conseil. En 1922, il est un des fondateurs du journal Il Mondo qui diffuse des idées libérales et démocratiques. Il devient ministre des Colonies dans le gouvernement de Luigi Facta, gouvernement qui précède l'arrivée au pouvoir de Benito Mussolini.
Après avoir été agressé en plein jour, le , à Rome, par des fascistes CHRONICON del delitto Matteotti, p. 69., il est candidat, en 1924, à la présidence du conseil d'une coalition libérale. Nettement battu, notamment en raison de la mise en place de la nouvelle loi électorale dite loi Acerbo qu'il conteste, il continue son combat démocratique dans les colonnes d'Il Mondo, et c'est dans ses colonnes qu'est employé pour la première fois le terme totalitarisme. Disponible en français ici . Après l'assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti par les fascistes, il devient le chef de l'opposition démocrate-libérale et prend part activement à l'acte de protestation des membres du parlement italien. Franc-maçon. (dignitaire du Rite écossais ancien et accepté), membre de la Société théosophique., il n'en assiste pas moins ouvertement aux obsèques du jeune Pier Giorgio Frassati, jeune catholique militant mort prématurément en 1925, dont la famille bourgeoise est notoirement opposé au fascisme.
Ses positions résolument antifascistes lui valent une série d'agressions. Dernier et tragique épisode de ces intimidations contre son fils Giorgio, la rédaction d'Il Mondo et lui-même, il est gravement blessé à Rome par un groupe de squadristi et meurt à Cannes à l'issue d'une longue agonie.
Son fils Giorgio Amendola est un homme politique et un écrivain, membre du Parti communiste italien. Les journalistes italiens ont donné le nom de Giovanni Amendola à leur institut de prévoyance (INPGI « Giovanni Amendola »)..
Distinctions honorifiques 100px - Médaille de bronze pour la valeur militaire Officier de liaison d'une grande unité, sous un bombardement ennemi intense, il a porté des ordres et des avertissements jusqu'à la ligne de front, en s'exposant hardiment. Insouciant du danger, il voulait aussi se rendre à un poste avancé pour mieux voir les dégâts causés aux ouvrages de défense de l'ennemi par nos tirs destructeurs. Panorvitze, Bulletin officiel des nominations, promotions et destinations des officiers de l'armée italienne et du personnel de l'administration militaire, Ministère de la guerre, 1917, p. 6486.
100px - Chevalier de Grand-croix décoré du Grand Cordon de l'Ordre colonial de l'Étoile d'Italie Arrêté royal du Gazzetta Ufficiale del Regno d'Italia, n. 94, 26 avril 1926, p. 1702
Publications Giovanni Amendola, Il convegno nazionalista, « La Voce », . Giovanni Amendola, In difesa dell'Italia liberale - Scritti e discorsi politici (1910-1925), a cura di Antonio Carioti. Liberal. Giovanni Amendola, L'Aventino contro il fascismo. Scritti politici (1924-1926), a cura di Sabato Visco, Milano-Napoli, Ricciardi, 1976. Giovanni Amendola, La crisi dello stato liberale - Scritti politici dalla guerra di Libia all'opposizione al fascismo, a cura di Elio D'Auria – présentation de Renzo De Felice, Rome, Newton Compton, 1974.
Notes et références du
Voir aussi
Bibliographie Eva Kühn-Amendola, Vita con Giovanni Amendola, Florence, 1960. A. Capone Giovanni, Amendola e la cultura italiana del Novecento (1899-1914), Rome, Elia, 1974.
Articles connexes Squadrismo Parti libéral italien
Liens externes
L'article « Majorité et minorité », Il Mondo, , traduction en français ici . Amèndola, Giovanni, sur le site Treccani.it – Encyclopédies en ligne, Istituto dell'Enciclopedia Italiana. AMENDOLA, Giovanni, dans l'Enciclopedia Italiana, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, 1929. Amendola, Giovanni, dans le Dizionario di storia, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, 2010. Giovanni Amendola, sur l'Encyclopædia Britannica, Encyclopædia Britannica, Inc. Giovanni Amendola, dans Donne e Uomini della Resistenza, Associazione Nazionale Partigiani d'Italia Ouvrages de Giovanni Amendola, sur le site openMLOL, Horizons Unlimited srl. Ouvrages de Giovanni Amendola, sur le site Open Library, Internet Archive. Giovanni Amendola, sur le site storia.camera.it, Chambre des Députés.
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