Locmariaquer est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.
Géographie La commune de Locmariaquer est située à l'embouchure ouest du golfe du Morbihan et possède de nombreuses plages donnant sur la baie de Quiberon, partie occidentale de Mor braz qui ouvre l'accès à l'océan Atlantique.
Locmariaquer fait partie du parc naturel régional du Golfe du Morbihan.
Communes limitrophes
Description vignette|center|720px|Locmariaquer : vue panoramique du port et de la ville. Locmariaquer est situé à l'extrémité d'une presqu'île étirée du nord vers le sud, subdivisée en deux langues de terre par le bras de mer de la rivière de Saint-Philibert et commandant l'entrée dans le golfe du Morbihan et dans la rivière d'Auray.
Le littoral côté rivière d'Auray est assez rectiligne, sauf à la limite nord de la commune (avec Crach) au niveau des étangs de Roc'h-Dû, et à un degré moindre au niveau de l'étang de Coët Courzo ; une pointe peu prononcée a facilité la création du port au sud du bourg, au Guilvin. L'extrémité sud de la presqu'île, à partir de la pointe de Kerpenhir et de la plage de Locmariaquer (plage des Pierres-Plates) qui la prolonge vers l'ouest, a un littoral dont le tracé est beaucoup plus sinueux, marqué par la baie assez prononcée située entre le dolmen des Pierres-Plates et la pointe Er-Hourél, celle-ci étant prolongée vers l'ouest par la plage de Saint-Pierre et la pointe Erlong. Enfin à l'ouest, côté rivière de Saint-Philibert, le littoral qui fait face à l'ouest-sud-ouest est moins sinueux, marqué par la pointe Er Vil et la presqu'île de Kerinis plus au nord qui encadrent la baie peu prononcée de Kerigan.
Les altitudes au sein du territoire communal sont basses, atteignant au maximum 20 mètres près du dolmen de Mané-Lud au nord-ouest du bourg, mais étant inférieures à 10 mètres dans la majeure partie du finage communal. Le littoral est lui-même formé d'une côte très basse, soumis à des risques de submersion marine en de nombreux endroits. Il est prolongé par un estran découvrant largement à marée basse et propice à l'ostréiculture, qui s'est développée côte rivière d'Auray.
Habitat
L'habitat rural traditionnel est dispersé en de nombreux écarts. Les principaux lieux-dits sont : Bellevue, Coët Courzo, Coët Er Roué, Fétan stirec, Keranlay, Kercadoret, Kerdaniel, Keréré, Kergolvan, Kerguerec, Kerhelle, Kerhern, Kerhuiltan, Keriaval, Kerigan, Kerinis, Kerivaud, Kerjean, Kerlavarec, Kerlogonan, Kerlud, Kerouarch, Kerpenhir, Kerveresse, Lann Brick, Lann Y Nis, le Brénéguy, le Guilvin, le Lézard, le Moustoir, le Nélud, le Palud, le Pont Er Lenn, le Vinglé, les Pierres Plates, Locquidy, Mané-Lud, Pointe de Kerpenhir, Pointe Er Hourel, Pointe Erlong, Pointe Er Ville, Pont Er Vugale, Rouick, Saint-Pierre Loperet, Scarpoche et Toul Y Niss.
La rurbanisation s'est développée depuis ces dernières décennies en raison de la forte pression touristique, principalement le long du littoral est (autour de Kerouarc'h, du Nélud, du bourg et jusqu'à Kerpenhir) et aussi à Saint-Pierre Lopérec au sud-ouest. Même des hameaux de l'intérieur de la presqu'île sont concernés comme Kerhern, Kerhel ou encore Kerhéré. Le littoral ouest, plus exposé, est moins concerné, mais n'y échappe pas totalement.
Transports
Le premier pont de Kerisper permettant de franchir la Rivière de Crac'h et de relier La Trinité-sur-Mer à Crac'h et Locmariaquer via Saint-Philibert fut construit entre 1899 et 1901"Rapports du Préfet et délibérations du Conseil général / Conseil général du Morbihan", n° du 22 août 1898, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57791490/f205.image.r=Crach?rk=128756;0 (sa construction était réclamée par les habitants de la région depuis des décennies.). Ce pont était constitué d'arches en pierres à ses deux extrémités, avec un tablier métallique (type Eiffel) de 100 mètres de long et à voie unique dans sa partie centrale. Ce pont fut détruit par les Allemands le . Le nouveau et actuel pont de Kerisper a été inauguré en 1956 et a connu une rénovation importante en 2009-2010.. Le pont le plus en aval permettant de franchir la Rivière d'Auray est celui de la route nationale 165 juste au sud de l'agglomération d'Auray.
Locmariaquer est desservi par la voie express RN 165, en empruntant depuis Auray la D 28 via Crac'h, puis la D 781 (ancienne route nationale 781) qui vient, via le pont de Kerisper, de La Trinité-sur-Mer.
Le sentier littoral GR 34 longe une bonne partie du littoral communal, côté est et sud ; il n'existe pas toutefois côté ouest de la presqu'île car il s'interrompt au niveau du hameau de Saint-Pierre.
Pendant la période scolaire, de septembre à juin, le service Ti’bus est mis en place par la commune Auray Quiberon Terre Atlantique. Elle dessert tous les jours les bourgs, commerces de proximité, plages et campings de Crac’h, Locmariaquer et Saint-Philibert ainsi que les connexions avec la ligne de bud BreizhGo n°1 à destination d'Auray (dont correspondance avec le Tire-Bouchon à la gare SNCF), de Carnac, La Trinité-sur-Mer et Plouharnel.
Le village est desservi par différentes compagnies maritime :
Le Passeur des iles permettant d'aller à Port-Navalo La compagnie Navix permettant d'aller à Vannes, Port-Navalo, Auray/Le Bono, La Trinité-sur-Mer, au Palais, Houat, Hoêdic, au Croisic, au Crouesty à Étel.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par divers petits cours d'eau..
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Coët Courzo ()..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Auray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Locmariaquer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,6 %), zones urbanisées (17,8 %), terres arables (12,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,9 %), prairies (6,3 %), forêts (3,6 %), zones humides côtières (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Attestations anciennes..
Chaer plebs en 856 ; Caer en 859 ; Caer en 859 ; Sanctae Mariae de Caer en 1082 ; Loc Maria Kaer en 1082 ; Kaer en 1387 ; Locus Matrice de Ker en 1409 ; Ker en 1452 ; Locmaria en 1457 ; Parrochia de Kaer en 1470 ; Loumariaker en 1548 ; Locmaria en Ker en 1572 ; Lomaria Ker en 1636 ; Lomariaquer en 1779 ; Lomariaker en 1819 ;
La commune est appelée Locmariaquer (nom officiel, utilisé en français) ou (nom breton)...
Ce toponyme provient du breton et est composé de trois éléments : (« lieu saint », du latin ), (référence à la Vierge Marie, sainte chrétienne), et (« beau ») et signifie "le Lieu de Marie en la baronnie de Kaër"Charles Rostaing - 1965 - Les Noms de lieux - Presses universitaires de France, , édition 1945 ; réédité en 1992 - Page 120.E. Peiffer, Recherches sur l'origine et la signification des noms de lieux, page 186.Flohic éditions, - 1996 - Le Patrimoine des communes Du Morbihan, volume 2, page 80...
Histoire
Préhistoire vignette|Jules Coignet : Dolmen à Locmariaquer (1836). vignette|Le cachalot gravé de profil sur la dalle de chevet de la chambre de Mané-LudLe recours à un éclairage rasant qui accuse ces reliefs, permet de rendre plus visible les éléments qui permettent d'identifier le cachalot en le distinguant du reste des grands cétacés : la grande tête quadrangulaire et allongée, exposée lors de sa « navigation » ; le jet (ici reproduit en forme assez classique de « fontaine », avec un double jet d'eau symétrique ; la nageoire caudale en immersion, normalement horizontale, représentée tournée de quelques degrés. Cf Orthostate 1, tiré de . renvoie au rapport au monde marin qu'ont les derniers chasseurs-cueilleurs mésolithiques qui coexistent avec les premières communautés agricoles néolithiques du littoral atlantiqueLe cachalot fait partie du corpus des représentations iconographiques du mégalithisme armoricain. L'altération de l'orthostate envahi de mousses a abîmé la queue et le pénis, normalement dégagé du corps de l’animal. Cet organe sexuel est le quatrième élément d'identification de l'animal. . Cf Cassen & Vaquero Lastres 2000, La Forme d’une chose, in: Eléments d’architecture : exploration d’un tertre funéraire à Lannec er Gadouer (Erdeven, Morbihan) : constructions et reconstructions dans le Néolithique morbihannais : propositions pour une lecture symbolique, Cassen S. (Dir.), Chauvigny, Association des Publications chauvinoises (A.P.C.), 2000, p.641.