La famille de Wissocq, anciennement de Wissoc, est une ancienne famille noble de l'Artois que la plupart des généalogistes et historiens indiquent comme éteinte en ligne masculine en 1666Pierre Marie Dioudonnat Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Sedopols, 1994, page 667.P. Louis Lainé Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, Volume 9, 1844, page 50.Paul Roger Noblesse et chevalerie du comté de Flandre, d'Artois et de Picardie, 1843, page 310. A. L. E. Bultel Notice de l'état ancien et moderne de la province et comté d'Artois, Desprez et Cavelier, 1748, page 391.Henry de Woelmont de Brumagne Notices généalogiques, P. Champion, 1923-1935.. Au , le généalogiste Borel d'Hauterive y rattache une famille homonyme sans principe de noblesse connuAndré Borel d'Hauterive Annuaire de la pairie et de la noblesse de France, Volume 3, 1845, page 265 à 266.. D'après une étude publiée en 2010 par le marquis de Trazegnies dans Le Parchemin, il subsiste des Wissocq avec une filiation remontant à Louis de WissocqCette branche a été admise en 2015 au sein de l'association des Vieux noms français subsistants (VNFS) sur preuves authentiques et très rigoureuses remontant à 1600. Bulletin de l'association des Vieux Noms Français Subsistants (VNFS), Paris, 2016., laboureur à Éperlecques dont la parenté avec l’ancienne famille noble de Wissocq est jugée « fort probable »Office généalogique et héraldique de Belgique, Le Parchemin, parution n°387, mai-juin 2010, « Histoire des Wissocq », pages 166-216.. Cette hypothèse n'est cependant pas prouvée.

Ancienne famille de Wissocq donnée comme éteinte en 1666 thumb|Cathédrale de Hildesheim, pierre tombale du chanoine François Antoine de Wissocq (1627-1665) Origines L'ancien généalogiste Jean Scohier dit que « Jehan de Wissocq premier de cette race vient de Bohème par deça du temps de Philippe le Hardi duc de Bourgogne »Il existe un village nommé Wysoka, près de Kuttenberg (République tchèque), cf. . Cette famille tire son nom du hameau de Wissocq qui dépend de la commune d'Audrehem (Pas-de-Calais)Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, volume XI, , Saint-Omer, 1902-1906..

D’après A. Hermand et L. Deschamps de Pas, « la famille de Wissoc devint seigneuriale assez tôt (acquisition du fief de Mernes, en 1288) ; et cependant on voit un assez grand nombre de ses membres dans les kœures commerciales (corporations) ; plusieurs font partie de la hanse et se trouvent inscrits sur la feuille commencée au milieu du . » Pour ces auteurs, les Wissoc faisaient partie des dix familles échevinales de Saint-Omer « qui ont joué un rôle administratif important dans la ville », avec les Sainte-Aldegonde, les d’Audenfort, les d’Averhout, etc.

Selon Alain Derville, les Wissoc furent nombreux à la hanse de 1250 à 1350 puis dominèrent le commerce du vin à Saint-Omer aux et . « L’illustration considérable » de cette famille fut essentiellement le fait de Jean de Wissoc (mort en 1402), qui fut créé chevalier par le duc de Bourgogne, dont il était grand maître d’hôtel. Après lui, plusieurs Wissoc furent conseillers, chambellans, officiers généraux auprès des ducs de Bourgogne et de leurs successeurs les rois d'Espagne. En outre, comme l'indique le marquis de Trazegnies, « en une ou deux générations, nos bourgeois de Saint-Omer firent des alliances d’excellente allure et devinrent cousins de plusieurs maisons régnantes. »

Filiation L'ancienne famille de Wissocq remonte sa filiation àBaron de Herckenrode, compilation du Nobiliaire des Pays-Bas et du Comté de Bourgogne de Jean Charles Joseph de Vegiano et de neuf de ses suppléments (par d'autres auteurs), tome IV, Gand, 1870, page 2140 à 2142. :

Jean de Wissocq, chevalier, seigneur de Le HollandeBulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, , troisième année, , Saint-Omer, 1855., qui fonde en 1400 avec sa femme Marie de Gherbode l'hôpital de Saint-Jean-Baptiste à Saint-OmerM. Eudes, Recherches étymologiques, éthographiques et historiques sur la ville de St.-Omer., paru dans les Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, tome 2, , 1835, ouvrage publié par la Société des antiquaires de la Morinie. Lire en ligne. L'auteur rajoute sur cette famille de Wissocq : .. Une rue de Saint Omer porte le nom de Wissocq en souvenir de ce Jean de Wissocq. Il est le père deGros registre du greffe de Saint-Omer, folio 161 : « Nous comparons, nobles et discrètes personnes Madame Marie Gherboies dame de le Hollande veuve de feu noble homme Jehan de Wissocq, jadis chevalier seigneur dudit lieu de le Hollande, Jacques de Wissocq savoir sgr de Tannay et demoiselle Colarde de La Viesville sa femme, Nicolas de Wissoc, escuier, sgr de Nieurlet, damoiselle Jacquemine de Sainte-Aldegonde sa femme, maître Jehan de Wissocq doyen et chanoine de Thérouanne, maître Anthoine de Wissoc licencié es lois, madame Jehanne de Wissoc, veuve de feu Guy de Boubers dit d’Ivregny, jadis chevalier, Baudoin du Brœucq escuier et demoiselle Marie de Wissocq sa femme, tous enfants et héritiers dudit sus chevalier et de ladite dame : lesquels ont, pour remplir les intentions de ce dernier, fondé un Hôpital à l'honneur de Saint-Jean-Baptiste pour rechevoir, couchier, herberguier et alimenter les povres… » : Jacques de Wissocq, Nicolas de Wissocq, seigneur de Nieurlet, du doyen Jean de Wissocq et du chanoine Antoine de Wissocq. Selon une ancienne épitaphe, sa sœur Maroye de Wissocq décédée le , était mariée à Jacques Lemay. Jacques de Wissocq, échevin de Saint-Omer en 1405Henri de Laplane, Le droit des arsins à Saint-Omer, article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, , et , , Saint-Omer, 1857., seigneur de Le Hollande, conseiller du duc de Bourgogne, marié avec Collarde de La Viefville. Antoine I de Wissocq, seigneur de Tannay et de Bomy par achat le , marié à Catherine d'Abbeville, dame de Gapennes, il meurt entre 1463 et 1467. Antoine II de Wissocq, chevalier, seigneur de Bomy, GanapesEdmond Liot de Nortbécourt, Le Maréchal d'Esquerdes, article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, , , et , , Saint-Omer, 1860., Gapennes, etc., son fils, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, bailli et capitaine d'Aire (à partir du )Henri Hémart, Chronologie des grands baillis ou capitaines de la ville d'Aire 1202-1789, article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, , troisième volume, , Saint-Omer, 1862-1866., marié à Jossine de Ghistelles. Il meurt vers 1478. Antoine III de Wissocq, chevalier, seigneur de Tannay, Gapennes, Bomy, etc., son fils, bailli d'Aire (à partir de 1496)Henri Hémart, Chronologie des grands baillis ou capitaines de la ville d'Aire 1202-1789, article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, , troisième volume, , Saint-Omer, 1862-1866., marié à Antoinette de Saveuse, dame de La Couture. Il meurt en 1504. Philippe de Wissocq, seigneur de Bomy, fils aîné d'Antoine III. Il fut lieutenant et capitaine des hommes d'armes d'Adolphe de Bourgogne, amiral de la mer. Il s'est marié avec Antoinette de Bernemicourt. Charles de Wissocq, seigneur de Bomy, etc., son fils, marié à Hedwige Le Fèvre de Tamise dit de Heemstede. Pair de Saint-Pol, gentilhomme de bouche de Charles Quint, lieutenant capitaine d'une bande de ses ordonnances, grand fauconnier de la reine Marie douairière de Hongrie. Il meurt le . Julien de Wissocq, seigneur de Bomy, etc., son fils, créé chevalier par lettres données à Tolède le , il épouse Marie de Fléchin. Il meurt en 1607. Martin de Wissocq, seigneur de Bomy, etc., son fils, marié à Philippote de Chasteler. Il meurt le en son château de La Couture (près Béthune). Gabriel de Wissocq, son fils, marié à Marie de Hénin-Liétard. Il meurt dernier mâle de sa famille en 1666, laissant une fille unique : Marie Anne Françoise de Wissocq, « héritière de la branche aisnée de sa maison », qui apporte en 1669 la seigneurie de Bomy à son mari Octave-Joseph de Trazegnies.

Autres membres notables On peut rattacher à cette famille : Philippe de Wissocq (fils de Jacques), écuyer, tué à la bataille d'Azincourt (1415). Jean de Wissocq (fils de Jean), doyen et chanoine de ThérouanneP. Apollinaire, Essai sur les Franciscaines Hospitalières et Gardes-Malades, depuis le XIIIe siècle jusqu'à la Révolution, article paru dans le Bulletin trimestriel de la Société académique des antiquaires de la Morinie, volume 4, , 1872. Lire en ligne., qui fit son testament le . L’abbé Daniel Haigneré, qui a publié son testament en 1884, dit du chanoine qu’il était « un homme de bien, un prêtre vertueux et charitable, qui, durant l’espace d’un demi-siècle, répandit à pleines mains des bienfaits de toute sorte sur tous ceux avec qui il vécut ». Antoine de Wissocq (autre fils de Jean), chanoine, fit élever à ses frais au une chapelle dans l'église Notre-Dame de Saint-OmerBulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, huitième volume, , , Saint-Omer, 1891.. Nicolas de Wissocq, seigneur de Nieurlet (également fils de Jean), mayeur de Saint-Omer en 1434Henri de Laplane, Les Mayeurs de St-Omer, d'après les archives et divers manuscrits inédits, article paru dans le Bulletin historique - Société académique des antiquaires de la Morinie, deuxième volume, , 1861. Lire en ligne.. Victor de Wissocq, fils du précédent, échevin de Saint-Omer en 1431M. J. de Pas, Mœurs échevinales à Saint-Omer au XVe siècle, article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, volume XIII, , Saint-Omer, 1912-1922. : . Sire Adrien de Wissocq (arrière-petit-fils de Nicole) fonda à son retour de Jérusalem en 1480 la communauté des religieuses de la Magdeleine dit aussi couvent des Pots-cassésM. Eudes, Recherches étymologiques, éthographiques et historiques sur la ville de St.-Omer., paru dans les Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, volume 2, , 1835, ouvrage publié par la Société des antiquaires de la Morinie. Lire en ligne. ou encore communauté des Filles RepentiesM. J. de Pas, Document sur la maison des repenties de Saint-Omer, article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, volume XIII, , Saint-Omer, 1912-1922.. Nicolas de Wissocq (fils de Victor) tenait en 1474 un fief ample (101 mesures de boisJustin de Pas, Notes pour servir à la Statistique Féodale dans l'étendue de l'ancien Bailliage et de l'Arrondissement actuel de Saint-Omer, tome premier, A.-M., paru dans les Mémoires de la société des antiquaires de la Morinie, tome XXXIII, , 1924.) dit le "Bos de le Loe" pour lequel il était tenu de fournir à titre de taxe 4 combattants à pied à la châtellenie de Saint-OmerL. Deschamps de Pas, Les fiefz et arrière-fiefz tenus du chastel de Sainct Omer, ont esté et sont tauxés a servir d'armes selon l'ordonnance escripte es Lettre patentes cy attachées et par la manière qui s'ensuict (...), article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, et , troisième volume, , Saint-Omer, 1862-1866.. Ce fief appartint à la famille Wissocq de 1410 jusqu'à 1586. Jacques-Louis de Wissocq, baron d'Esclimeux, cité vers 1648P. A. Hamy, Les prix au 'Collège Wallon de Saint-Omer, article paru dans le Bulletin historique, ouvrage de la Société des antiquaires de la Morinie, volume X, , , , Saint-Omer, 1898..

D'autres Wissocq notables appartiennent sans doute à cette famille mais leur filiation n'est pas établie :