Sucé-sur-Erdre est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Elle fait partie de la Bretagne historique, située en Pays nantais, un des pays traditionnels de Bretagne.
Géographie Situation vignette|gauche|250px|Situation de la commune de Sucé-sur-Erdre dans le département de la Loire-Atlantique.
Sucé-sur-Erdre est situé dans la vallée de l'Erdre, à au nord de Nantes (centre).
Les communes limitrophes sont Casson, Nort-sur-Erdre, Petit-Mars, Saint-Mars-du-Désert, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre et Grandchamp-des-Fontaines.
Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Sucé-sur-Erdre est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est la seule commune de son unité urbaine
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Canal de Nantes à Brest, l'Erdre, la boire de Nay, la Déchausserie, le Mortève, le ruisseau de l'Étang de Chavagne, Coulée de la Haie, la Douve de la Bosse, la Douve de la Grande Chalandière, la Douve de Lile, la Douve des Bonnes Filles, la Douve du Fortay, le ruisseau de la Maillardière, le ruisseau du Pas denion, les Hupières et divers autres petits cours d'eau..
Le canal de Nantes à Brest, d'une longueur de , est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable qui traverse la Bretagne, reliant les villes de Nantes et de Brest. Il emprunte les vallées de l'Erdre, de l’Isac, de l’Oust, du Blavet (à partir de Gouarec, puis à Pontivy), du Doré, du Kergoat, de l’Hyères et de l’Aulne..
L'Erdre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Erdre-en-Anjou et se jette dans la Loire à Nantes..
Le Boire de Nay, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Grandchamp-des-Fontaines et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Carquefou..
Divers marais et zones humides occupent le nord-est du territoire : la Boire de Launay (), la Boire de Logné (), le marais de la Grande Bodinière, d'une superficie totale de ( sur la commune), le marais de Saint-Mars, d'une superficie totale de ( sur la commune), le plan d'eau de l'Erdre, d'une superficie totale de ( sur la commune), les Boires de la Bourée, d'une superficie totale de ( sur la commune), l'étang de Chavagne () et Plaine de Mazerolles, d'une superficie totale de ( sur la commune).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Sucé-sur-ErdreLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nort-sur-Erdre à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Sucé-sur-Erdre est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Sucé-sur-ErdreUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Transports Avec la réouverture de la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant sous la forme d'un tram-train, intervenue le Article sur www.france3.fr du 28 février 2013., la gare de Sucé-sur-Erdre est desservie par.Site SNCF TER Pays de la Loire, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Sucé-sur-Erdre lire en ligne (consulté le 28 février 2014) : 23 aller-retours quotidiens avec celle de Nantes, en ; 16 aller-retours quotidiens avec la gare de Nort-sur-Erdre, en ; 7 aller-retours quotidiens avec la gare de Châteaubriant, en .
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Sulce en 952., Succe au ..
Il s'agit sans doute d'une formation toponymique en -(i)acum semblable à Sucy-en-Brie (Seine-et-Oise, Sulciacum), -(i)acum est un suffixe d'origine gauloise marquant l'emplacement ou la propriété, qui a donné diverses terminaisons -y de manière générale au nord et -é à l'ouest. Le premier élément Sulc- représente l'anthroponyme latin Sulcius.
Le nom gallo de la commune est Sucë et se prononce .
La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Sulieg. Elle basée sur Sulciacum, le suffixe -(i)eg étant l'équivalent néo-breton du suffixe -(i)acum. Ils remontent tous deux au celtique commun *(i)ako-.
Histoire À la fin du Moyen Âge et au , le territoire de la paroisse est réparti entre deux seigneuries, l'une appartenant à l'évêché de Nantes (la régaire), l'autre aux seigneurs de Blain, qui à cette époque sont d'une branche des Rohan. Les évêques de Nantes ont ici une résidence d'été, le manoir de Montretrait. Le fief des Rohan concerne notamment le manoir de l'Onglette, le château de Nay et le château de Procé.
Sucé joue un rôle important dans l'histoire du protestantisme à Nantes, dans la mesure où les Rohan deviennent calvinistes et assurent leur protection à leurs coreligionnaires partout où ils le peuvent. Compte tenu de la proximité de Nantes, les calvinistes établissent à Sucé un lieu de culte dès les années 1560. Ils établissent leur temple dans un ensemble de bâtiments appelé la Cour Gaillard.
Après la publication de l'édit de Nantes (1598), Sucé est choisi par les réformés nantais pour être leur lieu de culte officiel, tout culte public protestant étant interdit dans un rayon de autour des remparts de la ville de Nantes, dont les habitants, partisans de la Ligue catholique et du duc de Mercœur dans les années 1590, restent massivement hostiles aux protestants. Sucé a de surcroît l'avantage d'être facilement accessible grâce à l'Erdre. Jusqu'en 1685, les protestants de Nantes viennent donc chaque dimanche à Sucé pour assister à l'office.
En 1677, l'évêque de Nantes ordonne la destruction du château.
En 1685, le culte protestant prend fin à la suite de la révocation de l'édit de Nantes par .
Par ailleurs, on peut noter la présence au de la famille Descartes au château de Chavagne, à la suite du remariage du père de René Descartes, qui a donc passé une partie de son enfance à Sucé.
En 1793, la commune de Sussé (selon l'orthographe de l'époque) est créée.
Population et société Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 33,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 25,0 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,53 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,42 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Revenus de la population et fiscalité En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de , ce qui plaçait Sucé-sur-Erdre au rang parmi les communes de plus de 39 ménages en métropole et au premier rang du département de Loire-Atlantique..
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Jumelages
Culture et patrimoine Lieux et monuments
Maisons anciennes au bourg : tour Gaillard, tour des Protestants. Tour Saint-Georges 1884. Château de Launay : façades et toitures inscrites par arrêté du Fiche du château de Launay dans la base Mérimée.. Château de Chavagne, du : inscrit partiellement par arrêté du Fiche du château de Chavagne dans la base Mérimée..Le château de Chavagne appartient au à la famille Morin puis par mariage à la famille Descartes ; un descendant de Joachim Descartes le revend en 1688 à Claude Luzeau. Demeure de Bas-Jaille : construite en 1428 par Jehan Guyolle, Sénéchal de Ploërmel, Alloué de Nantes, est achetée en 1617 par Joachim Descartes (fils) et revendue en 1698 à Louis Alexandre. Demeure de Cour-Gaillard : ensemble bâti par les calvinistes à la fin du autour de leur lieu de culte. Manoir de l'Onglette et château du Nay : correspondent à des lieux relevant du fief des Rohan au . Le château de Nay, avec chapelle flanquée d'une tour-pigeonnier, est une ancienne propriété des familles de Pontual et de Cornulier ; les deux ailes ouest sont construites en 1849 par Théodore de Cornulier-Lucinière et l'aile en 1870 par son gendre Rogatien de Lambilly. Il passe en 1956 aux Faucher de Corn. Château de Jaille, du . Manoir de Logné, du , ancienne propriété des familles Moriceau de Logné, Le Deist de Kérivalan, des Bordes. Manoir de Longle. Château du Port-Hubert, propriété successivement de la famille Walsh, de Thomas Dobrée et de la famille Bureau. Nombreux châteaux du : Château de Blanc-Verger Manoir la de Baraudière, ancienne propriété des familles Herbert de La Bernadière et Rolland Manoir du Bois-Mellet, ancienne propriété de la famille Ertaud de La Papinière. Villa de la Châtaigneraie, construite en 1860 par l'architecte Valette pour Guillaume Leray, ancien maire de Saint-Viaud, par démembrement de la Papinière. Château de Montretrait (résidence d'été des évêques de Nantes) Château de la Claverie, construit pour la famille Claveau. Propriété ensuite de la famille Allard de Grandmaison, du général Jean Marion de Beaulieu (1858), de Georges Ganuchaud (1890), qui le fait remanier par l'architecte Bougouin. Château des Rochettes, ancienne propriété des familles Rolland, Williamson Château de la Guillonnière Manoir du Bel-air, propriété construite vers 1840 par la famille Eugène Ducos qui sera vendu dans les années 1950. Moulin à vent de La Touche, du . L'église Saint-Étienne, reconstruite au sur l'emplacement de l'ancienne, de style roman.