Le quai d’Orsay est un quai situé sur la rive gauche de la Seine dans le de Paris, où se trouvent notamment le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, surnommé « le Quai d'Orsay » par métonymiePour désigner le ministère par métonymie, l’expression est écrite avec une majuscule au mot « quai »., et le palais Bourbon.

Situation et accès Ce quai débute au pont de la Concorde et rue Aristide-Briand et se termine au pont de l'Alma et place de la Résistance. Il donne accès à la promenade Gisèle-Halimi, située sur les berges de la Seine, et à l'esplanade Habib-Bourguiba, située sur les quais hauts entre les ponts de l'Alma et des Invalides.

Il désigne communément, par métonymie, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, qui y a son siège au , dans un hôtel construit expressément pour abriter l’institution au milieu du . Dans ce cas, on écrit « le Quai d’Orsay » ou « Quai d’Orsay » et l’on peut aussi dire plus simplement « le Quai ».

Le palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale, ainsi que l’hôtel de Lassay, résidence officielle du président de cette dernière, se trouvent également sur ce quai à proximité immédiate du ministère.

Origine du nom vignette|redresse|gauche|Charles Boucher d’Orsay. Le quai d'Orsay doit son nom à Charles Boucher, seigneur d’Orsay, conseiller au Parlement de Paris, qui était prévôt des marchands de Paris lorsque les travaux du quai furent engagés en 1707.

Historique Le quai fut ouvert à partir de 1808 en prolongement du quai construit en 1708, à partir du pont Royal, et qui portait le nom de « quai d'Orsay ».

Le 15 juillet 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose quai d'Orsay (partie devenue quai Branly) à l'angle de la rue de la Fédération.

Par arrêté du , une partie du quai d’Orsay prend le nom de « quai Branly ».

En 1947, une autre partie du quai d’Orsay (du 1 au 31 inclus) a pris le nom de « quai Anatole-France ». De ce fait, la première adresse du quai d'Orsay se trouve être au 33, qui est l'Assemblée nationale.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 11 : dernière adresse de Henri Lang, ingénieur polytechnicien français, directeur à la SNCF et enseignant à l'École des Ponts, avant d'être destitué. Il y est arrêté le et déporté par le convoi , en date du , vers Auschwitz, où il meurt deux mois après. : domicile de l'écrivaine Georgie Raoul-Duval (1866-1913), où elle mourut.. : ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Près de l'hôtel du ministre des Affaires étrangères se trouve le Monument à Aristide Briand (1937), œuvre des sculpteurs Paul Landowski et Henri Bouchard« Monument à Aristide Briand », notice sur anosgrandshommes.musee-orsay.fr..

: siège de l'Association des maires de France. Hôpital du gouvernement italien, pendant la Première Guerre mondiale. : domicile de Nicolas Albert (1728-1801)Archives nationales de France, minutier central des notaires de Paris, MC/ET/XCIII., propriétaire des bains médicaux du quai d'Orsay, inventeur des douches ascendantes, et le premier à les conseiller dans le traitement curatif des ulcères de la matrice et pour préserver des fistules de l'anusAntoine Jacques Louis Jourdan, Dictionnaire des sciences médicales, Paris, CLF, Panckoucke, 1820, .. , au croisement avec le 1 boulevard de La Tour-Maubourg : Centre culturel de Chine. Les , ainsi que le quadrilatère compris entre les rues Surcouf, de l'Université, Jean-Nicot et le quai, se trouvent dans l'ancienne île des Cygnes. Dans ce même quadrilatère se trouvait la manufacture des tabacs du Gros-Caillou, construite en 1827 et détruite en 1909. 53 : immeuble de style Art déco, construit de 1933 à 1937 par l'architecte Raymond Boudier pour le compte de la Régie des tabacs (SEITA ; cf. la manufacture des tabacs du Gros-Caillou et le musée-galerie de la Seita) ; ferronneries de style Art déco, frises ornant les murs extérieurs représentant le travail du tabac ; quatre grosses colonnes en façade devant la porte principale qui est en verre et fer forgé. 55 : immeuble construit en 1913 par l'architecte Louis-Hippolyte Boileau et le sculpteur Léon Binet. Porte d'entrée en vitre et fer forgé avec des oiseaux forgés. Au fronton, nid dans un arbre en fleurs, avec le mâle et la femelle entourant la couvée. Au quatrième étage de chaque côté des fenêtres, paons en bas-relief, avec frise de fleurs. Au cinquième étage de chaque côté des fenêtres d'une grande baie vitrée, oiseaux avec fleurs et rosaces. Retour de l'immeuble sur l'avenue Sully-Prudhomme, façade avec paons et au premier étage un couple de faisans et leur nichée. 59 : ambassade d'Afrique du Sud en France. 65-67 : à cet emplacement se trouvait la pompe à feu du Gros-Caillou« La pompe à feu du Gros Caillou, actuel 65-67 quai d’Orsay », Paris musées., démolie en 1909. 65 : l'église américaine de Paris fut la première église américaine située hors des États-Unis ; la construction du bâtiment actuel, qui a remplacé celui de la rue de Berri datant de 1857, a été achevée en 1931« À Paris Clocher d’Amérique », Le Monde, 15 février 1992..

: emplacement du parc d’attraction Magic City, pages 54-55.. (angle rue Jean-Nicot) : immeuble construit en 1933-1935 par l’architecte André LeconteCharles Clément-Grandcourt, Paris architectures : années vingt et trente, AAM Éditions, 2003 .« 67, quai d’Orsay », sur pss-archi.eu..

69 : siège de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) jusqu'en 2017« Paris : l'OFCE déménage au 10-18, place de la Catalogne », businessimo.com, 21 septembre 2017.. 71 : le peintre orientaliste Léon Belly est mort à cette adresse, dans un bâtiment qui n'existe plus, le Archives de Paris, 1877, Décès, 07, V4E 3316.. Le dramaturge Édouard Bourdet est mort dans cet immeuble en 1945Plaque commémorative sur la façade.. : en 2012, dans cet immeuble, un duplex de 765 m est proposé à la vente pour la somme de 42 millions d’euros« En images : 9 appartements parisiens de 30 à plus de 50 000 euros le mètre carré », L’Express, 8 mars 2012.. : siège de l'entreprise Air liquide. : l'écrivain Francis Carco y a habitéJean Serge, Le Temps n’est plus de la bohême, 1991.. : immeuble construit par l'architecte Michel Roux-Spitz en 1929. Signé en façade, il fait partie de la célèbre série blanche de l'architecte. Les deux derniers étages constituaient à l'origine un hôtel particulier indépendant des appartements inférieursMichel Raynaud (sous la direction de), Michel Roux-Spitz, architecte (1888-1957), Éditions Mardaga, 1983.. Cet hôtel est habité avant-guerre par le couturier Edward MolyneuxMarion Bley, « Un penthouse Art déco et sa terrasse fleurie comme un jardin sur la Seine », AD Magazine, 21 février 2023.. L'écrivain Jean Giraudoux est mort dans cet immeuble en 1944, comme le signale une plaque. L’architecte André Boll (1896-1983), ami de Giraudoux, y a également vécuFrançois Chaslin, Un Corbusier, Éditions du Seuil, 2015 .. : immeuble de style Art déco construit en 1828-1829 par l’architecte Léon AzémaSimon Texier, Architectures Arts déco (1910-1939). Paris et environs. 100 bâtiments remarquables, Parigramme, 2022 .. : musée des Égouts de Paris. : l'homme politique Justin Germain Casimir de Selves (1848-1934) y est mortLa Cité, volumes 33 à 34, 1934, ..

Le quai dans les arts

Notes et références Notes

Références

Pour approfondir

Bibliographie . Philippe Cendron, « Histoire et architecture du 91-93, quai d’Orsay », Immeubles d’exception à Paris, volume 2, CoolLibri, 2024 .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris France Diplomatie, historique du quai d'Orsay.

Orsay, Quai Orsay