Max Édouard Hubert Knipping, né le à Reims et mort au fort de Montrouge à Arcueil le , fusillé pour sa participation active à la Milice françaiseArticle de J. Delarue paru dans le DVD-ROM La Résistance en Ile-de-France, est un aviateur français, combattant de la Première Guerre mondiale, puis collaborateur de l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie Les informations sur son enfance et son adolescence sont presque inexistantes.

Max Édouard Hubert Knipping est né à Reims dans une famille originaire des Pays-Bas. Il suit des études secondaires mais les interrompt avant le baccalauréatLefebvre-Filleau, 2017.

Première Guerre mondiale Devenu pilote d'avion, il revient de la Première Guerre mondiale en héros : officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations et deux blessures.

Entre-deux-guerres Dès la fin de la guerre, l'ingénieur centralien Pierre-Georges Latécoère (1883-1943) fonde à Toulouse la Compagnie générale aéropostale qui crée puis exploite les lignes Toulouse-Casablanca, Casablanca-Dakar (via Agadir, Cap Juby, Villa Cisneros, Port-Étienne, Saint-Louis-du-Sénégal) et Rio de Janeiro-Recife au Brésil. Il embauche Max Knipping qui y rencontrera Antoine de Saint-Exupéry, alors chef d'aéroplace de CapJuby-Tarfaya.

Également pilote d'essai, Max Knipping bat plusieurs records mondiaux. Ainsi, le , sur Caudron C.109, il bat un record de distance parcourue, avec . Il met fin à sa carrière d'aviateur en 1933 et devient un temps agent d'assurances. Il totalise alors de vol. Il crée une usine d'accumulateurs électriques dans sa ville natale, et se marie avec Paulette Bleret en 1943. Il n'aura pas d'enfant.

Il sympathise avec Joseph Darnand qui l'envoie dans le Languedoc faire passer des armes depuis l'Italie fasciste vers les putschistes de Francisco Franco, mais également intercepter et détruire celles à destination des républicains espagnols. En liaison avec un couple de journalistes franquistes (Josep Pla et sa compagne norvègienne Adi Enberg, membres du SIFNE), il met en place à Marseille un réseau de renseignement ayant pour but d'identifier et d'envoyer par le fond les navires venant en aide aux républicains espagnols.

Seconde Guerre mondiale Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Knipping est mobilisé en en qualité de capitaine aviateur au groupe de bombardement 2/12. Il participe à la bataille de France. Le il est cité à l'ordre de l'arméeVoir l'ordre signé du général Vuillemin, commandant en chef des forces aériennes. Source : dossier de cour de justice de Max Knipping Z/6/398 bis, Archives Nationales. et reçoit sa deuxième croix de guerre. Démobilisé à la base aérienne d'Istres après l'armistice du 22 juin 1940, il retrouve son usine de Reims détruite par un bombardement ennemi. Sur les conseils de son ami Joseph Darnand, il s'installe donc avec son épouse à Avignon où il ouvre une boutique de photographe, rue Bouquerie.

En 1943, Knipping est chef général du Service d'ordre légionnaire du Vaucluse (S.O.L.)Archives départementales de Vaucluse, 3W19 : note des renseignements généraux du 28 janvier 1943.. Puis il est nommé chef départemental de la Milice françaiseArchives départementales de Vaucluse, 3W19 : rapport des renseignements généraux du 23 mars 1943., fonction dans laquelle il entretient des rapports cordiaux avec le préfet DarbouArchives départementales de Vaucluse, 3W19 : rapport bimensuel du préfet Darbou au ministre de l'intérieur du 5 juin 1943.. Au printemps 1943, il est nommé chef régional de la Milice, en poste à Marseille. Il quitte ses fonctions en à la demande de Darnand. C'est le Docteur Bonnefoy, un futur Waffen-SS, qui lui succède en Vaucluse. Il est nommé Délégué général du maintien de l'ordre en Zone Nord pour la Milice française par son ami Darnand.

On le retrouve le dans l’ancien Camp de concentration de Natzweiler-Struthof, le lieu que les Allemands ont choisi pour y regrouper la Milice, avec Jean Filiol, Marcel Gombert, Jean Degans, Henry Charbonneau ainsi que la quasi-totalité des autres chefs miliciens.. Il s'exile par la suite à Sigmaringen, où ce sera le dernier refuge du collaborationnisme français auprès de Fernand de Brinon, Joseph Darnand, Pierre Laval, et du Maréchal Philippe Pétain et de sa femme Annie Pétain. il est jugé et exécuté en 1947. Il lui est principalement reproché, bien qu'il l'ait nié à son procès en , d'avoir organisé l'assassinat de Georges Mandel, le en forêt de Fontainebleau, pour venger l'assassinat, le précédent, du ministre de l'Information, Philippe Henriot.

Distinctions Officier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 (5 citations) 100px Croix de guerre 1939-1945 (1 citation)

Notes et références

Bibliographie

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Catégorie:Naissance à Reims Catégorie:Naissance en octobre 1892 Catégorie:Aviateur français Catégorie:Pilote de l'Aéropostale Catégorie:Colonel français Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Aviateur français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Aviateur français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Collaborateur français des nazis exécuté en France Catégorie:Exil français à Sigmaringen Catégorie:Membre de la Milice Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Décès en juin 1947 Catégorie:Fusillé au fort de Montrouge Catégorie:Décès à 54 ans