Marles-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation Marles-en-Brie est une commune de la grande couronne de la région parisienne.
La commune est située à des portes de Paris, de Melun et de Meaux. vignette|centré|Localisation de la commune de Marles-en-Brie dans le département de Seine-et-Marne
Communes limitrophes vignette|centré|Carte des communes limitrophes de Marles-en-Brie.
Géologie et relief Géologie La plateforme structurale supérieure de la Brie est constituée par une couche de pierre de meulières datant du Sannoisien. L’exploitation de ces pierres de meulières a fourni un matériau de construction très utilisé dans la commune. La couche de meulières est surmontée par un manteau plus ou moins régulier de limons des plateaux qui sont constitués par des dépôts argilo-sableux fins et compacts d’une fertilité importante.
Relief La superficie de la commune est de ; l'altitude varie entre 102 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, .. La commune de Marles-en-Brie s'étend sur un plateau au relief très peu marqué, traversé par la partie supérieure du Bréon qui creusera sa vallée en aval à Fontenay-Trésigny. Ses paysages sont typiques de la Brie, marqués par une succession d'openfields (culture du blé, du maïs et de la betterave sucrière) entrecoupés de massifs forestiers plus ou moins denses (bois de Lumigny, des Dames, des Chapelles, des Vignes, de Pendu...).
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Marles-en-Brie.
Le réseau hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés, entièrement situé sur le bassin versant du Bréon : le Bréon, long de ., affluent de l’Yerres, qui sert de limite avec La Houssaye-en-Brie au nord ainsi qu'avec Les Chapelles-Bourbon et Châtres à l'ouest après un coude vers le sud. Il reçoit : le ru de Certeau, . au nord de la commune, servant de limite communale avec La Houssaye-en-Brie (où coule le ru de Gorneaux dans son intégralité)Le point de confluence donné par Sandre est contestable, 2.8567 48.7335 : N36, 77610 Marles-en-Brie, le point terrestre où le ru de Gorneaux rejoint le Bréon est sur la commune de La Houssaye-en-Brie. ; le ru de Monnoury, ., coule sur le territoire au sud-est, il prend sa source dans le bois de Lumigny, passe près de Chaubuisson avant de traverser la ville de Fontenay-Trésigny où il rejoint le Bréon ; le fossé 04 du Bois des Dames, ., qui conflue avec le ru de Monnoury; le fossé 01 des Trois Arches ., conflue également avec le ru de Bréon. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..
La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le . Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de , parcouru par un réseau hydrographique de de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon.. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mouroux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....
Urbanisme Typologie Au , Marles-en-Brie est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. dont Cherfou, la Croix Saint-Pierre, les Carrières, la forêt de Mocfeu (source : le fichier Fantoir).
Une particularité de l'agglomération de Fontenay-Trésigny est qu'une partie est située sur le territoire de la commune de Marles-en-Brie, secteur enclavé au sud de la , entre la rue Pillot à l'ouest et l'avenue du Général-Leclerc à l'est. La limite longe le stade Orly et se situe à proximité du boulevard Étienne-Hardy. Les Cités Aumaître se situent dans ce secteur.
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,9 %), forêts (26,4 %), zones urbanisées (7,9 %), prairies (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %)..
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..
Planification La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..
Logement En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de dont 88,8 % de maisons (maisons de ville, corps de ferme, pavillons, etc.) et 9,2 % d'appartementsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..
Parmi ces logements, 92,4 % étaient des résidences principales, 1,3 % des résidences secondaires et 6,3 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 86,8 % contre 10,5 % de locataires et 2,6 % logés gratuitementStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 7 septembre 2020 2020.
Voies de communication et transports Routes Historique Le territoire communal fut traversé dès le par la grande route rectiligne de Meaux à Melun.
Aujourd'hui Le territoire communal est desservi par : la , axe nord-sud qui permet l’accès à l’ vers Paris ou Meaux ou Strasbourg au nord et l’accès à la au sud vers Melun ou Tournan-en-Brie ; la RD 436 (ancienne ), qui rejoint la au nord et la RD 402 au sud à Chaumes-en-Brie, avec accès à la au niveau de Fontenay-Trésigny ; la RD 143 vers Les Chapelles-Bourbon à l'ouest et Lumigny à l'est ; la RD 143 E vers La Houssaye-en-Brie et Crèvecœur-en-Brie.
Circulation douce Marles-en-Brie possède une piste cyclable reliant la sortie du village sur la RD 436 à la gare de Marles-en-Brie.
Le sentier de grande randonnée GR 1 traverse le territoire de la commune entre La Houssaye-en-Brie au nord et Fontenay-Trésigny au sud.
Transports en commun Historique La commune était desservie jusqu'en 1969 par la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie. Longue de parcourus en 23 minutes, elle fut mise en service le . Pour des raisons militaires, on fit se joindre la ligne Paris-Belfort et celle de Paris-Coulommiers entre Verneuil-l'Étang et Marles-en-Brie via Chaumes-en-Brie et Fontenay-Trésigny (en cas de destruction du viaduc de Nogent-sur-Marne). Le prolongement prévu en direction de Meaux ne vit jamais le jour. La ligne de Verneuil-l'Étang à Marles-en-Brie fut fermée aux voyageurs le et fut remplacée par un service d'autobus. Pour le service de marchandises, un tronçon resta en activité entre Verneuil-l'Étang et Fontenay-Trésigny pour les industriels locaux dont l'usine Hardy (fabrication de baguettes pour cadres de tableaux), l'usine Aumaître et Mathé (fabrication d'échelles en bois) et la carrière de pierres meulières de la ville de Chaumes-en-Brie. Par la suite du bombardement du viaduc de Nogent-sur-Marne, le trafic reprit entre Paris et Coulommiers sur la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie entre et . La fermeture définitive aux marchandises eut lieu le .. La voie a été déposée et le tracé a en partie disparu.