Savigny-le-Temple est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Village rural à l'origine, la commune, à partir du début des années 1970, est intégrée à la ville nouvelle de Sénart et connaît alors une hausse spectaculaire de sa population. Avec au recensement de , Savigny-le-Temple est la cinquième ville la plus peuplée du département après Meaux, Chelles, Melun et Pontault-Combault.

Géographie Localisation vignette|gauche|redresse=0.75|Localisation de la commune de Savigny-le-Temple dans le département de Seine-et-Marne. La ville se situe dans l'ouest du département de Seine-et-Marne et dans la banlieue sud-est de l'agglomération parisienne. Savigny est située à de Paris, à de Corbeil-Essonnes et à de Melun. La Seine est proche de la ville.

Communes limitrophes

Géologie et relief L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre-ville (à la mairie) se situant à environ d'altitude Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..

Hydrographie Le système hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés : le ru de Balory, long de . ; le fossé 01 de la Fontaine Ronde, ., et ; le fossé 01 du Couleuvrain, ., qui confluent avec le ru de Balory. La longueur linéaire globale des cours d'eau dans la commune est de .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montereau-sur-le-Jard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur le territoire de la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Savigny-le-Temple comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes..., la forêt de Rougeau (), couvrant dont 2 en Seine-et-Marne et 3 dans l'Essonne..

Urbanisme Typologie Au , Savigny-le-Temple est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et .... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois… répertoriés consultables ici..

Quartiers La ville se divise en sept quartiers : Plessis-la-Forêt Plessis-le-Roi : Sciences et Techniques Les Arcades Le Mistral La Tramontane Centre-Ville : Quartier de la Gare Zéphirin Camelinat Quartier A (secteur A de la ZAC de la Grange du Bois) Boileau-Appolinaire Pierre Mendès-France La Grange du Bois : La Résistance Le Clocher Les Droits-de-l'Homme Cités-Unies Le Bourg Noisement Les quartiers du Centre-Ville et de la Grange du Bois sont classés en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

Morphologie urbaine La commune se divise en deux parties : au nord de la RD 346, l'espace est en grande partie urbanisé, contrairement à la partie sud qui conserve un caractère rural très prononcé. La ville possède un centre principal, dans le quartier appelé Centre-ville, qui cumule les fonctions de centre de communication avec la gare routière et la gare ferroviaire, de pôle administratif avec la mairie et la poste, culturel, avec le Millénaire et le conservatoire, et commercial. D’autre part, sauf exception (Noisement, quartiers des Droits-de-l'homme et de la Résistance), les autres quartiers possèdent chacun leur centre, mais qui cumulent moins de fonctions : à Plessis-le-Roi (au Miroir d'eau, avec des fonctions commerciales et culturelles), Plessis-la-Forêt (fonction commerciale), Bourg (fonction commerciale), Cités-Unies (fonctions commerciales et culturelle avec la médiathèque). Durant longtemps, la commune a possédé plusieurs centres mais de récents travaux ont donné la prédominance au quartier du centre-ville.

vignette|Un immeuble près de l'étang dit de la Justice. En 1999, l'habitat individuel représentait 51,1 % des logements, contre 49,9 % de logements collectifsSource : http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=77445&produit=P_LOGB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR. La proportion de logements collectifs place la commune en première place de la Ville nouvelle, devant Moissy-Cramayel (qui compte 47,2 % de logements collectifs). Comparé à l'arrondissement de Melun (39,2 %) et à la Seine-et-Marne (37,4 %), cette part de l’habitat collectif est élevée, mais demeure inférieure à celle observable à l'échelle de l'Île-de-France (69,8 %). Toutefois, il y a presque équilibre entre les deux types d’habitat, et l'on est loin de certaines communes d'Île-de-France où tours et barres marquent le paysage, et dépassent 80 % du parc. Les proportions diffèrent selon les quartiers de la ville : en 1995, seul le quartier de Plessis-le-Roi offrait un équilibre entre habitats individuels et collectifs (respectivement 45 et 55 %). Dans le quartier du centre, les logements collectifs étaient largement majoritaires, avec 85 % du total. Dans les autres quartiers, l’habitat individuel dominait : à Noisement, au bourg, à Plessis-la-Forêt (73 % du total), aux quartiers des droits de l'homme et de la Résistance (+ de 70 %). Le quartier des Cités-unies, encore en construction, doit à terme comporter une forte proportion de logements individuels. Les espaces verts, eux, sont très présents dans la ville, et les lacs artificiels sont nombreux. Selon l'IAURIF, en 1999, 25,5 % du territoire était composé de parcs, jardins et équipements sportifs, et 48 % de la commune était classé espace rural, proportion qui a décru à la suite de la construction des Cités-Unies. vignette|Un immeuble dans le centre-ville. L'habitat s'est transformé à partir des années 1970. En 1999, les résidences principales construites après 1975 représentaient 82,5 % du parc total des résidences principales (qui elles-mêmes représentent 93,2 % du total des logements)Source : http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/wr_page.affiche?p_id_transac=&p_theme=ALL&p_typeprod=ALL&p_id_nivgeo=C&p_id_loca=77445&p_id_princ=PRINC1&p_id_second=PRINC1A&p_langue=FR&p_specim=N&p_pourcent=1 et http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=77445&produit=P_LOGB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR. Plus précisément, 39 % des résidences principales existant en 1999 furent bâties entre 1975 et 1981, conséquence d’un fort rythme de construction au cours de cette période. La période 1982-1990, elle, représente 21,5 % des résidences principales, celle allant de 1990 à 1999 atteignant 22 %. Concernant les maisons individuelles, 95,1 % de celles existant en 1999 et qui servent de résidences principales avaient été construites après 1968, avec une prédominance de la période 1975-1981 (37,5 % des logements individuels servant de résidences principales). Pour les logements collectifs, 99,5 % de ceux existant en 1999 dataient d’après 1968, et 41,4 % de la période 1975-1981. Le parc de logements est donc récent, qu’il soit de type individuel ou collectif. Relativement à l'Île-de-France, la proportion de maisons en propriété est élevée : sur les logements que comptait la ville en 1999, étaient habités par leurs propriétaires (54,38 % du total) et par des locataires (37,9 %), contre respectivement 44,3 % et 51,1 % en Île-de-France. Mais comparé au département de Seine-et-Marne, cette part est faible : 61 % des logements de Seine-et-Marne étaient occupés par leur propriétaire 1999Source : http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=77445&produit=P_LOGA&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR, http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=R&codgeo=11&produit=P_LOGB&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR et http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=D&codgeo=77&produit=P_LOGA&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR. Pour ce qui est des logements en location, étaient des habitations à loyer modéré (HLM), ce qui est beaucoup, relativement aux logements en location, signe d’une politique sociale forte.

En 1999, la commune est donc marquée par l'équilibre entre logements collectifs et individuels, qui tous sont récents. Beaucoup des habitants sont propriétaires de leur logement, les autres résidant le plus souvent dans des HLM. D'autre part, la ville dispose de beaucoup d'espaces verts, et demeure, pour sa partie sud, rurale. Ainsi, on constate la volonté d'éviter de bétonner entièrement le territoire, de le rendre agréable, et d'en faire un espace socialement divers.

Occupation des sols