Seine-Port est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation La commune est située à environ à l’ouest de Melun..

Géologie et relief La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible.. L'altitude varie de à pour le point le plus haut, le centre de la ville se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique..

À Seine-Port se trouve le point le plus bas du département de Seine-et-Marne avec d'altitude (au niveau de la Seine).

Communes limitrophes

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Seine-Port.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés : la Seine, fleuve long de ., ainsi que : un bras de . ; le ru de Balory, long de ., et ; le cours d'eau 01 des Bergères, ., affluents de la Seine. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .

Le point de confluence de la rivière École donné par Sandre (2.5484 – 48.5374 : Seine-Port) est contestable, celui-ci étant au milieu de la Seine, limite administrative entre Saint-Fargeau-Ponthierry et Seine-Port. Le point terrestre où l’École rejoint la Seine est sur la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montereau-sur-le-Jard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...

Un espace protégé est présent sur la commune : la réserve naturelle régionale des « Bruyères de Sainte-Assise », d'une superficie de , classée en 2009, principalement du fait de ses intérêts floristiques et entomologiques...

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Seine-Port comprend trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national... : le « Coteau de Seine à Nandy et Morsang » (), couvrant dont 2 en Seine-et-Marne (Nandy et Seine-Port) et 1 dans l'Essonne (Morsang-sur-Seine). ; les « Landes de Ste-Assise et bois de Boissise-la-Bertrand » (), couvrant du département., les « Sablières, Friches et Pelouses de l'Ormeteau » (). ; et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes., les « Bois et landes entre Seine-Port et Melun » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Seine-Port est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,5%), zones urbanisées (14,5%), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (6,4%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,3%), espaces verts artificialisés, non agricoles (6%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4%), zones agricoles hétérogènes (0,7%), terres arables (0,2 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Région melunaise, dont l'élaboration a été engagée de 2013 à 2015, puis poursuivie à partir de 2017 sur un périmètre différent et porté par la communauté d'agglomération Melun Val de Seine..

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme. Un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes de la Bassée - Montois était en élaboration...

Logement En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de dont 84,6 % de maisons et 14,8 % d'appartementsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..

Parmi ces logements, 88 % étaient des résidences principales, 7,2 % des résidences secondaires et 4,8 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 80,6 % contre 16,5 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 14 juillet 2020 dont, 1 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 2,9 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports Voies de communication

Transports La commune est desservie par les lignes 3630, 3652 et 3653 du réseau de bus Grand Melun.

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Locus de Sacro Portu en 1147Gallia chr., XII, pr., col. 37. ; Abbatia de Sacro Portu en 1156Quantin, I, p. 538. ; Portus Sequane en 1156Gallia chr., XII, col. 41. ; Domus de Secaneportu en 1164Archives nationales, S 5147a. ; Ecclesia Sancti Portus en 1183Delaborde, Philippe-Auguste, I, p. 123. ; Sacer Portus en 1216Annales Gâtinais, XXXI, 1913, p. 346. ; Saint Port en 1406Archives nationales, P 8, n° 2684. ; Saint Port sur Seine en 1452Archives nationales,, P 8, n° 2726. ; Saint Port en 1758Archives de la Seine-et-Marne, B 467. ; Seine Port en l'an II. (1793).

« Locus de Sacro Portu », en 1147, était l'endroit, le logis ou le domaine de Saint PortAmatteis, 1994, Notre département, la Seine-et-Marne - Numéros 40 à 47 - Pages 42 et 51..

Histoire

Au , dans le bois de Beaulieu, plusieurs ermites adoptent la règle cistercienne et fondent l'abbaye de Saint-Port en bénéficiant des largesses de Louis VII, protecteur de l’abbaye. À la tête d’un grand domaine, les moines font venir des familles qu’ils installent près de leur moulin.

Le village de Saint-Port est né. En 1156, la première pierre de l’église Saint-Sulpice est bénite.

Saint-Port se compose d’une seule rue qui suit le cours du ruisseau en venant de la Seine pour remonter jusqu’au plateau où le blé est cultivé. À mi-parcours une ferme fortifiée est habitée par le seigneur.

Au début du , Louis Lefèvre de Caumartin, un proche d’Henri IV, obtient l’érection de la seigneurie en baronnie. Le nouveau baron achète l’abbaye, la fait détruire et remplacer par un château, le château de Saint Assise.

Plusieurs familles se succèdent et embellissent la demeure, particulièrement les Glucq, et notamment Jean-Baptiste Glucq, mécène, qui y reçoit les artistes de l'époque. Son neveu Jean-Baptiste de Monthulé vend la baronnie en 1773 au duc d’Orléans qui l’offre en cadeau de mariage à son épouse morganatique, Madame de Montesson. Généreuse, et imprégnée des idées du siècle des lumières, la baronne fait percer quatre rues et installer deux places. Elle donne des terrains aux gens de sa maison et les incite à construire en leur imposant des normes architecturales. Une vingtaine de maisons sortent de terre. En 1786, la mort du duc interrompt tous ces travaux.

Pendant la Révolution française, Saint-Port reste calme. L’ambassadeur des États-Unis en France, Gouverneur Morris, vient s'y réfugier pendant deux ans. Après cette période, le nom du village se transforme en Seine-Port et la seigneurie de Croix-Fontaine avec les châteaux de Croix-Fontaine et du pavillon Bouret lui sont rattachés. Il ne retrouvera jamais le nom de Saint-Port.

Au , la situation privilégiée du village attire des artistes, des écrivains et des musiciens, et des hommes politiques qui viennent y passer l’été. François-Joseph Bosio, Virginie Déjazet, Hippolyte de Villemessant, Ernest Legouvé, René Viviani et sa femme y achètent des maisons vacantes et y reçoivent le tout-Paris dans leurs propriétés, qui pour certaines appartiennent encore à leurs descendants.