Le 1 500 mètres masculin figure au programme des Jeux olympiques depuis la première édition, en 1896 à Athènes. Les femmes participent à cette épreuve depuis les Jeux de 1972, à Munich.
Le Britannique Sebastian Coe, la Soviétique Tatyana Kazankina et la Kényane Faith Kipyegon sont, avec deux médailles d'or remportées, les athlètes les plus titrés dans cette épreuve.
Les records olympiques de la discipline sont actuellement détenus par le Norvégien Jakob Ingebrigtsen, auteur de en finale des Jeux olympiques de 2020 à Tokyo, et par la Kényane Faith Kipyegon, créditée de lors de la finale des Jeux olympiques de 2020 à Tokyo .
Éditions + Années 96 00 04 08 12 20 24 28 32 36 48 52 56 60 64 68 72 76 80 84 88 92 96 00 04 08 12 16 20 24TotalHommes X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X 30Femmes X X X X X X X X X X X X X X 14
Hommes Historique 1896-1912 thumb|left|upright=1.2|L'Américain Mel Sheppard lors sa victoire sur aux Jeux olympiques de 1908, à Londres. L'épreuve du 1 500 mètres figure au programme des premiers Jeux olympiques de l'ère moderne, en 1896 à Athènes. En l'absence des meilleurs spécialistes du mile de la fin du , notamment les athlètes anglo-saxons, l'épreuve est remportée par l'Australien Teddy Flack, titré par ailleurs sur , qui s'impose dans le temps de , devant l'Américain Arthur Blake et le Français Albin Lermusiaux. Huit athlètes participent à la course, dont quatre Grecs .
Aux Jeux olympiques de 1900, à Paris, le Britannique Charles Bennett devance au sprint sur la pelouse de la Croix-Catelan le Français Henri Deloge et l'Américain John Bray . Le temps de de Bennett sera considéré comme un record du monde non officiel de la discipline.
Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 1904, à Saint-Louis, sept athlètes américains figurent parmi les neuf engagés. La victoire revient à l'Américain Jim Lightbody (), qui devance ses compatriotes William Verner et Lacey Hearn . Lors de ces mêmes Jeux, Jim Lightbody enlève également le titre du et du steeple.
En 1908, lors des Jeux olympiques de 1908, à Londres, l'Américain Mel Sheppard s'impose sur (, record olympique) quelques jours avant de réitérer son exploit sur . Les Britanniques Harold A. Wilson et Norman Hallows se classent respectivement deuxième et troisième de l'épreuve .
Au Stade olympique de Stockholm, lors des Jeux olympiques de 1912, le Britannique Arnold Jackson décroche la médaille d'or en (record olympique) et devance sur le fil deux Américains : Abel Kiviat, le premier détenteur officiel du record du monde du , et Norman Taber , futur détenteur du record du monde du mile, titrés par ailleurs tous deux sur l'épreuve du par équipes.
1920-1936 thumb|Paavo Nurmi, champion olympique en 1924. Deux jours après avoir remporté la médaille d'or sur , le Britannique Albert Hill s'impose en finale du à l'occasion des Jeux olympiques de 1920, à Anvers. Il réalise le temps de et devance son compatriote Philip J. Noel-Baker, futur Prix Nobel de la paix, et l'Américain Lawrence Shields . Le Suédois John Zander, alors détenteur du record mondial, ne termine pas l'épreuve.
Les épreuves d'athlétisme des Jeux olympiques de 1924 se déroulent au Stade olympique Yves-du-Manoir, à Paris. Le Finlandais Paavo Nurmi assoit sa domination sur le fond et demi-fond mondial en remportant cinq médailles d'or lors de ces mêmes Jeux sur : , , par équipes, cross-country individuel et par équipes. Détenteur depuis quelques jours du record du monde en , il remporte le titre olympique du dans le temps de (nouveau record olympique) après s'être porté en tête dès le deuxième virage et tenté d'imposer un rythme soutenu à la course. Il parvient à contrôler sa fin de course et devance de près de deux secondes le Suisse Willy Schärer et le Britannique Henry Stallard .
À Amsterdam, lors des Jeux olympiques de 1928, la victoire revient au Finlandais Harry Larva qui parvient à dépasser le Français Jules Ladoumègue à vingt mètres de la ligne d'arrivée pour devenir champion olympique dans le temps de , nouveau record olympique . Ladoumègue conserve la deuxième place (), devant l'autre Finlandais Eino Purje (). Paavo Nurmi, le tenant du titre, fait l'impasse sur cette épreuve.
Jules Ladoumègue, qui domine les épreuves de demi-fond dans l'olympiade suivante, et qui détient le record du monde du depuis 1930 et celui du mile depuis 1931, fait figure de favori pour les Jeux olympiques de 1932, à Los Angeles. Cependant, accusé d'avoir violé les règles de l'amateurisme, il est radié à vie par la Fédération française d'athlétisme en , quelques mois avant le début des Jeux. L'Italien Luigi Beccali remporte la finale en (nouveau record olympique), devant le Britannique Jerry Cornes et le Canadien Phil Edwards .
Aux Jeux olympiques de 1936, dans le Stade olympique de Berlin, le Néo-zélandais Jack Lovelock remporte le titre en établissant en finale un nouveau record du monde en . Il devance sur le podium l'Américain Glenn Cunningham () et le tenant du titre Luigi Beccali () après avoir fait la différence sur ses adversaires dans les 300 derniers mètres.
1948-1964 thumb|left|Herb Elliott, champion olympique en 1960. Le Suédois Lennart Strand figure parmi les favoris des Jeux olympiques de 1948, à Londres. Détenteur du record du monde depuis l'année précédente, il a pris la relève de ses compatriotes Gunder Hägg et Arne Andersson, grands spécialistes des courses de demi-fond dans les années 1940, mais disqualifiés tous deux en 1946 pour avoir enfreint les règles de l'amateurisme. Strand est cependant battu pour la médaille d'or par un autre Suédois, Henry Eriksson, qui s'impose au sprint sous une pluie battante et sur une piste boueuse dans le temps de , devant Strand et le Néerlandais Willem Slijkhuis .
Quatre ans plus tard, en 1952 lors des Jeux olympiques d'Helsinki, le Luxembourgeois Joseph Barthel devient le premier athlète de son pays à devenir champion olympique. Il s'impose au sprint dans le temps de (nouveau record olympique), devant l'Américain Robert McMillen () et le détenteur du record du monde, l'Allemand Werner Lueg () qui faiblit à trente mètres de l'arrivée et se fait rejoindre par ses deux adversaires.
La finale du des Jeux olympiques de 1956 à Melbourne est remportée par l'Irlandais Ron Delany en , nouveau record olympique . En queue de peloton à l'entame des cent derniers mètres, il porte une accélération et parvient à dépasser tous ses adversaires, dont l'Allemand Klaus Richtzenhain, médaillé d'argent, et le prétendant au titre australien John Landy, alors détenteur du record du monde du mile, qui se classe troisième de la course.
En 1960, en finale des Jeux olympiques de Rome, l'Australien Herb Elliott confirme son statut de favori en améliorant son propre record du monde du en après avoir décroché tous ses adversaires à un tour de l'arrivée. Le Français Michel Jazy s'adjuge la médaille d'argent en et le Hongrois István Rózsavölgyi la médaille de bronze en .
Détenteur du record du monde du mile depuis 1962 et champion olympique du 800 m quelques jours plus tôt, le Néo-zélandais Peter Snell remporte la finale du des Jeux olympiques de 1964, à Tokyo, dans le temps de , devançant le Tchécoslovaque Josef Odložil () et l'autre Néo-zélandais John Davies () .
1968-1984 thumb|Sebastian Coe, seul double champion olympique masculin sur , en 1980 à Moscou et en 1984 à Los Angeles. En 1968, lors des Jeux olympiques de Mexico, le Kényan Kipchoge Keino, médaillé d'argent sur , obtient la consécration mondiale sur en s'imposant en finale en (nouveau record olympique) devant le grand favori de l'épreuve, l'Américain Jim Ryun, invaincu sur cette distance depuis 1965, et alors détenteur des records du monde du et du mile. Ryun termine deuxième en , devant l'Allemand Bodo Tümmler, troisième en .
Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 1972 à Munich, Jim Ryun est victime d'une bousculade et est éliminé dès les séries. En finale, Kipchoge Keino ne parvient pas à conserver son titre olympique, battu au sprint au terme d'une course tactique par le Finlandais Pekka Vasala, alors détenteur du record d'Europe du . Vasala s'impose en , devant Keino () et le Néo-zélandais Rod Dixon ().
En 1976, lors des Jeux olympiques de Montréal, la victoire revient au Néo-zélandais John Walker, détenteur du record du monde du mile depuis 1975, qui s'impose dans le temps de , devant le Belge Ivo Van Damme () et l'Allemand Paul-Heinz Wellmann () . Le Tanzanien Filbert Bayi, qui avait battu le record du monde du de Jim Ryun l'année passée, est absent de ces Jeux pour cause de boycott de son pays.
Le duel attendu entre les Britanniques Sebastian Coe et Steve Ovett constitue l'attraction de la finale du des Jeux olympiques de 1980 à Moscou. Quelques jours avant le début de ces Jeux, à Oslo, Steve Ovett avait ravi à son compatriote ses deux records du monde sur et sur mile. Par ailleurs, quelques jours plus tôt, Ovett avait remporté le titre olympique du 800 m devant Coe. À près de deux tours de l'arrivée, l'Est-allemand Jürgen Straub lance une attaque que seul Sebastian Coe parvient à contenir à 60 mètres du but, le Britannique remportant ainsi son premier titre olympique en , devant Straub () et Ovett () .
Sebastian Coe devient le premier athlète de l'histoire à conserver son titre olympique du en 1984 lors des Jeux de Los Angeles. Il établit à cette occasion un nouveau record olympique en et devance son compatriote Steve Cram, champion du monde en 1983, qui se classe deuxième en , l'Espagnol José Manuel Abascal remportant la médaille de bronze en . Steve Ovett, qui participe à cette finale, est contraint à l'abandon en raison d'une crise d'asthme. Le Brésilien Joaquim Cruz, titré sur devant Coe, déclare forfait pour l'épreuve à la dernière minute.
1988-2004 thumb|left|upright=0.8|Hicham El Guerrouj, champion olympique en 2004. Champion du monde en 1987 à Rome, le Somalien Abdi Bile doit déclarer forfait sur blessure pour les Jeux olympiques de 1988 se déroulant à Séoul, en Corée du Sud. En finale, l'inattendu Kényan Peter Rono décroche l'or olympique en devant le Britannique Peter Elliott () et l'Est-allemand Jens-Peter Herold (), Steve Cram terminant au pied du podium . Victime d'une élongation au mollet lors de la finale du , le Marocain Saïd Aouita, détenteur du record du monde depuis 1985, ne participe pas à l'épreuve.
En 1992, lors des Jeux olympiques de Barcelone, l'Espagnol Fermín Cacho est le vainqueur surprise d'une finale disputée sur un rythme lent. Empêtré dans le peloton, l'Algérien Noureddine Morceli, champion du monde en titre, se retrouve piégé à l’entame du dernier tour. Cacho l'emporte en , devant le Marocain Rachid el-Basir () et le Qatarien Mohamed Suleiman (), Morceli se classant septième de la course .
Noureddine Morceli domine le demi-fond mondial au cours de l'olympiade suivante, en ayant remporté deux nouveaux titres de champion du monde du en 1993 et 1995, et en étant le détenteur des records du monde du et du mile. Lors des Jeux olympiques de 1996 à Atlanta, Noureddine Morceli décroche son premier titre olympique dans le temps de après avoir porté une accélération à de l'arrivée. En deuxième position, le Marocain Hicham El Guerrouj donne involontairement un coup de pointe à l'Algérien, se déséquilibre et chute lourdement. Morceli s'impose dans le temps de et devance le tenant du titre Fermín Cacho () et le Kényan Stephen Kipkorir () . Hicham El Guerrouj termine et dernier de la finale.
Lors des Jeux olympiques de 2000 à Sydney, le Kényan Noah Ngeny s'adjuge le titre olympique en établissant un nouveau record olympique en et en battant au sprint Hicham El Guerrouj () qui était pourtant le favori de l'épreuve après ses titres de champion du monde du obtenus en 1997 et 1999, et son record du monde du réalisé deux ans plus tôt. Le Kényan Bernard Lagat se classe troisième de l'épreuve (), devant le Français Mehdi Baala .