Rosporden est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants se nomment les Rospordinoises et les Rospordinois.

Sa population s'élève, en 2016, à , dont pour la commune associée de KernévelPopulations légales 2016, Insee., qui s'associa avec Rosporden en 1974 à la suite d'un référendum.

La petite commune, située au bord d'un étang formé par l'Aven, s'était spécialisée dans la fabrication du chouchen (boisson bretonne proche de l'hydromel), boisson faite de cidre et de mielRosporden, dans La revue des deux mondes, 1941, extrait en ligne (consulté le )..

Géographie

Situation La commune de Rosporden est située dans le sud-est du Finistère. La ville proprement dite est située, à vol d'oiseau, à au nord-est de Concarneau. et à à l'est de Quimper.. La ville de Rosporden, sise au bord de l'étang du même nom, et traversée par l'Aven qui l'alimente, constitue la principale agglomération de la commune, tandis que le bourg de Kernével, distant de en direction de l'est, et doté d'une mairie annexe, constitue une importante agglomération secondaire.

La commune a une superficie de dont de boisRosporden sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet. Le bois de Goarlot, situé au sud-est de la commune, constitue un petit massif forestier.

Géologie et relief Le territoire communal de Rosporden est compris entre (le point culminant se situe près de Leignou, au nord-est de la commune) et (à Pont Torret, dans la partie aval de la vallée de l'Aven, à la confluence avec le Ster Goz, au sud-est de la commune).

Voies de communications et transports

Rosporden a longtemps été traversée par la RN 165 allant de Nantes à Brest via Lorient et Quimper, désormais RD 765 ; la voie express RN 165 qui l'a remplacée passe désormais nettement plus au sud, mais Rosporden y est toutefois reliée grâce à deux échangeurs, celui de Kerampaou en direction de Lorient et Nantes, via la RD 24, et celui de Coat Conq en direction de Quimper et Brest, via la RD 70, qui permet aussi d'accéder à Concarneau. Rosporden a aussi été pendant une partie du un carrefour ferroviaire : à la voie ferrée principale toujours existante, électrifiée et à double voie, venant de Quimper et venant, via Lorient et Redon, soit vers Paris-Montparnasse via Rennes, soit vers Nantes, s'ajoutaient la ligne Rosporden - Concarneau ouverte en 1883 et transférée sur route en 1959 pour le trafic voyageurs (le trafic marchandises cessant en 1998), ainsi que deux lignes de chemin de fer à voie étroite : la ligne de Carhaix à Rosporden du Réseau breton, déclarée d'utilité publique par la loi du ., en service de 1896 à 1967, et la ligne de Plouescat à Rosporden des Chemins de fer armoricains, ouverte en , reprise en 1921 par les Chemins de fer départementaux du Finistère et fermée dès 1933.

La voie verte , allant de Roscoff à Concarneau via Morlaix et Carhaix, passe par Rosporden ; elle reprend sur une bonne partie de son tracé l'itinéraire d'anciennes voies ferrées désaffectées et est ouverte depuis 2016 sur la totalité de son tracé.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Aven, le Saint Laurent, le Ster Goz, le Sainte Véronique, le dour an Paon, le ruisseau de Pont ar bastard, le ruisseau de Pont ar marc'had, le Stêr Roudou et divers autres petits cours d'eau.

La commune est arrosée par l'Aven, un petit fleuve côtier qui a une direction générale nord-sud, et le Ster Goz, son principal affluent, ainsi que par de nombreux autres cours d'eau plus modestes. Trois étangs ont été aménagés sur le cours de l'Aven, dont un situé en pleine ville, ce qui explique le surnom de « Cité des étangs » attribué à Rosporden. En fait l'étang unique, limite naturelle entre Rosporden et Kernével, lieu de prédilection des lavandières pendant longtemps, fut subdivisé en trois par les digues construites lors de la construction des voies ferrées à la fin du . Ils présentent une grande diversité biologique en poissons (truite, anguille, brochet, gardon...) et sont fréquentés par de nombreux oiseaux (fuligule milouin, canard colvert, canard plongeur à la tête rousse, martin-pêcheur, poule d'eau, foulque macroule, etc.) et abritent de nombreuses plantes (menthe aquatique, nénuphars, joncs, carex, etc.)D'après un panneau d'information touristique situé sur place.

Le Saint-Laurent, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Yvi et se jette dans la baie de La Forêt en limite de Concarneau et de La Forêt-Fouesnant, après avoir traversé .

Le Ster Goz, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Scaër et se jette dans l'Aven à Pont-Aven, après avoir traversé quatre communes. Les caractéristiques hydrologiques du Ster Goz sont données par la station hydrologique située sur la commune de Bannalec. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 696 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/1966 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de RospordenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Rosporden est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Rosporden, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). + Occupation des sols en 2018, selon Corine Land Cover. Type d'occupation Pourcentage Superficie(en hectares)Tissu urbain discontinu6,9 %396Zones industrielles ou commerciales et installations publiques0,7 %43Terres arables hors périmètres d'irrigation41,9 %2409Prairies et autres surfaces toujours en herbe9,4 %542Systèmes culturaux et parcellaires complexes32,4 %1863Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants2,6 %148Forêts de feuillus5,5 %314Forêts de conifères0,5 %29Forêts mélangées0,02 %1

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Rosperden en 1262, Rosprenden en 1334 et 1407, Rospreden en 1300, 1462 et 1536.

Rosporden vient du breton roz (tertre) et de Preden, un seigneur breton, « le tertre de Preden »..

En breton, le nom est , forme également préconisée par l'Office public de la langue bretonne...

Histoire Les origines de Rosporden À l'époque gallo-romaine, des marécages avoisinaient l'Aven à l'emplacement des étangs actuels ; une voie romaine traversait le fleuve côtier grâce à un gué, au pied de la butte de Kérentré, où les Romains installèrent un poste militaire, située sur la rive gauche ; une villa romaine, dans le sens de domaine, était implantée sur une autre butte située sur la rive droite, avec quelques huttes et des fermes. Toutefois la voie romaine principale allant de Vannes (Darioritum) à Quimper (Civitas Aquilonia) passait plus au sud, empruntant le tracé de l'actuelle D 22 passant par la chapelle du Moustoir en Kernével et celles de la Trinité et Coat-an-Poudou en Melgven. .

Au début du des groupes venus du Pays de Galles parvinrent dans la région ravagée et dépeuplée à la suite des invasions barbares, y fondant les paroisses d'Elliant et de Tourch et, sur le territoire de la première, édifièrent une chapelle de « Rospreden » dédiée à saint Alar. Après les incursions normandes, le petit village jouxtant la chapelle, édifié sur une éminence dominant l'Aven, fut protégé par un fortin en terre et entouré d'une palissade. Mais au le village est réduit en cendres lors de la révolte des Bretons contre la domination d'Henri II Plantagenet, mais est ensuite reconstruit autour d'un château en pierre..

Le bourg castral contrôle une bonne partie de la région grâce à sa position stratégique, et se dote progressivement d'une cohue, d'un auditoire et de moulins. Au , le commerce des grains et du vin favorise l'expansion de Rosporden.

Moyen Âge

Vers 1315 commence la construction de l'église en remplacement de la chapelle initiale (il en subsiste la tour, le porche sud et le chœur).

Rosporden était le chef-lieu d'une châtellenie sous l'Ancien Régime, souvent associée aux châtellenies de Fouesnant et de Concarneau. Cette châtellenie de Rosporden fut concédée en 1334 par le duc Jean III à son fils illégitime Jean « Bâtard de Bretagne ». En , les châtellenies et villes de Rosporden et Fouesnant, contrôlées un temps par le capitaine de guerre anglais Robert Knolles, sont données à Jean III de JuchLes seigneurs du Juch du au , consultable http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/famille/du_Juch/juch.htm#9 par Bertrand du Guesclin, duc de Molina, qui venait de reprendre Concarneau.. Cette donation est confirmée par le roi Charles V le . En 1382 elle fut concédée par le duc Jean III de Monfort, ainsi que celles de Châteaulin et Fouesnant, à Jeanne de Retz (née en 1331, décédée le )., laquelle décéda sans postérité. Rosporden passa alors dans la possession des ducs de Bretagne. .