Saint-Hernin est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Géographie Description
Saint-Hernin est située sur le versant nord de la chaîne des Montagnes Noires à la limite des départements du Morbihan et des Côtes-d'Armor. Sa limite nord est constituée par le canal de Nantes à Brest qui utilise à cet endroit le lit de l'Hyères. Sa limite Est est constituée par le cours du Ster Goaranveg dont l'ancienne ligne de chemin de fer Carhaix - Rosporden empruntait la vallée. Sa limite sud est constituée par la crête nord des Montagnes Noires qui culmine à au lieu-dit « Ty Coz » (maison ancienne en breton). Sa limite Ouest est constituée par le cours du ruisseau de Coat Querevan. Les communes limitrophes de Saint-Hernin sont Gourin au sud, Motreff à l'est, Carhaix-Plouguer et Cleden-Poher au nord et Spezet à l'ouest. Les hauteurs de la commune sont boisées de sapins. Le bourg occupe une position excentrée au nord de la commune.
Les carrières d'ardoises Plusieurs ardoisières ont été exploitées à Saint-Hernin (plusieurs maires de la commune ont d'ailleurs été des carriers), principalement entre 1850 et 1880, la plupart étant situées le long de la route allant de Carhaix à Gourin ; la plus connue fut celle de Kermanac'h (un accident y fit le ), fermée en 1969., mais il en existait aussi à Moulin-Donan (3 carrières), Le Parc-Toul Pebr (2 carrières), Leïntudec (4 carrières), Goaranvec (2 carrières dont l'une a poursuivi son activité jusque dans la décennie 1980 pour la production d'ardoises rustiques), Kervais, La Haie-Du, certaines d'entre elles ayant fait l'objet d'une exploitation en partie souterraine..
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le canal de Nantes à Brest, l'Hyère, le Goaranvec, le Coat Quéveran, le ruisseau de Saint-gonogan et divers autres petits cours d'eau.
Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable sur une grande partie de son cours, d'une longueur de . Il prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes. Les caractéristiques hydrologiques du canal de Nantes sont données par la station hydrologique située sur la commune de Cléden-Poher. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 595 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1961 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
L'Hyère, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Callac et se jette dans l'Aulne en limite de Spézet et de Cléden-Poher, après avoir traversé ..
Le Goaranvec, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plévin et se jette dans le canal de Nantes à Brest au niveau de la commune de Motreff, après avoir traversé ..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-HerninLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brennilis à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Hernin est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carhaix-Plouguer, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 1,6 % 46Terres arables hors périmètres d'irrigation 32,4 % 950Prairies et autres surfaces toujours en herbe 12,1 % 353Systèmes culturaux et parcellaires complexes 31,6 % 926Forêts de feuillus 5,3 % 156Forêts de conifères 5,5 % 160Forêts mélangées 2,0 % 60Landes et broussailles 0,5 % 15Forêt et végétation arbustive en mutation 9,0 % 263Source : Corine Land Cover. L'occupation des sols met en évidence une nette prédominance des territoires agricoles sur la forêt et les milieux semi-naturels ainsi qu'une faible urbanisation du territoire. Les territoires agricoles, qui occupent 76,1% de la surface communale, ont conservé partiellement leur structure bocagère. La forêt, qui occupe 12,7 % de la surface communale, est composé pour moitié de feuillus et pour moitié de conifères.
Toponymie
Saint-Hernin vient de Hernin, nom d'un moine ayant immigré en Armorique au et mort à Duault en 540. La paroisse s'est appelée Sanctus Eherninus (vers 1330), Sanctus Herninus ou Sanctus Huerninus (en 1368) et Sainct Hernyn (en 1535)..
Histoire Préhistoire Le tumulus de Kerhor date de l'âge du bronze.
Moyen Âge
Saint-Hernin dépendait de la juridiction de Châteauneuf-du-Faou..
La seigneurie de Kergoat (Kergoët)
Les seigneurs de Kergoët possédaient les premières prééminences de Saint-Hernin, avec les enfeus, écussons, bancs, lisières, et leur juridiction s'y exerce en haute justice, à quatre pots, les patibulaires se voyant élevés sur le grand chemin de Carhaix à Quimper"Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou", volume 19, consultable https://archive.org/stream/revuedebretagne34nantgoog/revuedebretagne34nantgoog_djvu.txt.
La famille de Kergoët (Kergoat)Ne pas la confondre avec une autre famille noble, dénommée aussi de Kergoët, qui vivait dans le Léon. habite le château éponyme depuis au moins 1256, et même avant (selon A. Marteville et P. Varin, la terre de Kergaot était possédée en 1200 par Yves Le Moine). Elle fut maintenue dans la noblesse par un jugement en 1669. Elle portait pour armes : d'argent à cinq fusées rangées et accolées de gueules, accompagnées en chef de quatre roses du mêmeGustave Chaix d'Est-Ange, "Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du ", tome VIII, 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112001b/f276.image.r=Saint-Hernin?rk=21459;2. En voici la généalogie simplifiée : Messire X (?) de Kergoët, écuyer, seigneur de Kergoët en Saint-Hernin est cité en 1256 Jean I de Kergoët et son petit-file Raoul de Kergoët sont cités dans un acte de 1280. N (?) de Kergoët, père de : Raoul de Kergoët, chevalier, commandant des troupes de Bertrand Du Guesclin, battu en 1360 à Saint-Méen Hervé de Kergoët, chevalier, seigneur du dit lieu, tué à la bataille d'Auray () alors qu'il combattait sous la bannière de Charles de Blois dans le cadre de la guerre de Succession de Bretagne. Yves de Kergoët prête en 1369 serment de fidélité au comte de Montfort, . (fils probable du précédent) , chevalier, ratifia à Lamballe le traité de Guérande le . Yves Hingoit de Kergoat fut médecin ordinaire des ducs et duc , devint évêque de Tréguier en 1402 et fit construire le château de Kergoat où il mourut en 1403. , chevalier, fut prisonnier des Anglais. , banneret de Bretagne en 1451. , baron de Kergoët, époux de Guillemette de Rosmadec, décédé le . Marie de Kergoët, épouse en premières noces de Louis, sire de Plœuc, marquis de Tymeur et en secondes noces Jehan, sire de Quelen. Catherine de Kergoët, épouse de Jean du Quellennec, seigneur de Kerjolis et Le Ferté. Pierre de Kergoët, fondateur de la branche des Kergoët du Guilly, seigneur de Troamboul. Guyomarc'h de Kergoët, fondateur de la branche des seigneurs de Tronjoly en Gourin.
Par la suite, tombant à maintes reprises en quenouille en l'absence d'héritier mâle, la seigneurie de Kergoat passa successivement par alliance à la maison du QuélennecJean du Quellenec, originaire de Plouha, baptisé à Lanloup le , épousa Catherine de Kergoët, voir http://www.infobretagne.com/plouha-kerjolis.htm, puis aux familles de LesmaisJeanne de Lesmais épousa François de Perrien, de PerrienToussaint de Perrien, seigneur de Kergoët, de Brefeillac, de Kerjoly, de Lesmais, de Coëtquévéran, de la Boëxière-Elern, de Minguionet, de Chefdubois, décédé le à Rennes. Son épouse était Louise de Quengo dont la sépulture a été retrouvée à Rennes en 2014 lors de fouilles archéologiques (voir http://poudouvre.over-blog.com/2016/09/voici-ce-que-l-on-pouvait-lire-dans-le-quotidien-le-figaro-en-date-du-2-juin-2015-la-sepulture-d-une-noble-dame-du-xviie-siecle-deco). Il est le fils de François, seigneur de Perrien et de Bresseillac et de Jeanne de Lesmais, Le Moyne de TrévignyToussaint de Perrien étant mort sans enfant, sa sœur Anne de Perrien, veuve depuis 1629 de Vincent Le Moyne de Trévigny, hérita de la seigneurie ; elle mourut en septembre 1675, de Saint-Simon de CourcyCatherine Le Moyne de Trévigny, épousa le marquis de Saint-Simon de Courcy de Plémarais, voir http://www.infobretagne.com/saint-hernin.htm, de KergusLe manoir de Kerguz (Kergus) est à Saint-Pol-de-Léon et de RoquefeuilMarie-Gabrielle de Kergus-Troffagant, née le à Saint-Pol-de-Léon, épousa le Aymar-Joseph, comte de Roquefeuil, seigneur de Kerlouet en Plévin, né le à Brest, lieutenant-général des armées navales en 1781, mort le à Bourbonne-les-Bains, voir http://www.infobretagne.com/roquefeuil-vice-amiral.htm. Elle est décédée le à Guingamp..
Le manoir de Keralio, situé au centre du bourg, dépendait de la seigneurie de KergoëtTerre de Guynement-Keraliou en Saint-Hernin : Aveux (1736), Chartrier de Guilguiffin, Cote 16 J 43, AD029 Site de Quimper..
Le moulin de Goaranvec est un ancien moulin banal qui appartenait aux seigneurs de Kergoat. Il fut vendu comme bien national lors de la Révolution française, puis appartint à la même famille de meuniers aux et .
Époque moderne
La seigneurie de Kergorlay