vignette|« Guérir la délinquance juvénile dans les bidonvilles par un logement planifié » affiche de prévention de New York City, 1936. La délinquance juvénile est un comportement illégal d'un enfant ou d'un adolescentMacmillan Dictionary for Students Macmillan, Pan Ltd. (1981), p. 559. Consulté le 2010-7-15.. La plupart des systèmes judiciaires, tant occidentaux que non-européens (par exemple, le droit égyptien) appliquent des procédures judiciaires particulières pour traiter les délits des jeunes.

Historique

En France

La responsabilité parentale en France et en Europe

La France, comme de nombreux pays, distingue les mineurs des majeurs et d'autre part suivant l'âge du mineur qui commet une infraction, un délit ou un crime, les sanctions varient. : En France, pour le mineur de 10 ans : aucune mesure ne peut être appliquée. La loi reconnaît donc l'irresponsabilité pénale absolue pour les enfants. En Angleterre et au Pays de Galles, en Espagne, aux Pays-Bas, au Portugal et en Suisse, le mineur qui n'a pas atteint l'âge de la responsabilité pénale ne peut en aucun cas être considéré comme pénalement responsable.

Dans ces cinq pays, l'âge de la responsabilité pénale varie entre sept et seize ans : il est de sept ans en Suisse, de dix ans en Angleterre et au Pays de Galles, de douze ans aux Pays-Bas et de seize ans en Espagne et au Portugal Sources : http://www.senat.fr/lc/lc52/lc52_mono.html#toc2. En France, pour le mineur entre 10 et 13 ans : ne peut faire l'objet que de mesures éducatives. En France, pour le mineur de plus de 13 ans : des mesures éducatives peuvent être ordonnées, ainsi qu'une peine pénale si les circonstances et la personnalité du mineur l'exigent.

L'âge de l'irresponsabilité pénale relative varie en Europe : il est de 13 ans en France, de 14 ans en Allemagne et en Italie, et de 16 ans en Belgique.

Les mesures éducatives Ce sont ces types de sanctions qui sont favorisées.

Les mesures éducatives ont pour but de protéger, de surveiller et d'éduquer le mineur et de l'aider à se réinsérer. Il peut s'agir de : l'admonestation, pour les infractions légères. la remise au représentant légal ou à une personne digne de confiance. une mesure d'aide ou de réparation. une mesure d'activité de jour. le placement dans un établissement. une mesure de liberté surveillée. la mise sous protection judiciaire.

Les peines les amendes ; les peines de prison qui ne peuvent excéder la moitié du maximum prévu pour les majeurs ; le travail d'intérêt général, qui doit être adapté à leur âge, présenter un caractère éducatif et favoriser l'insertion sociale du mineur.

Révisions des décisions Les mesures éducatives prises par un juge spécialisé ou un tribunal spécialisé peuvent ensuite être modifiées en fonction de l'évolution de la situation de l'enfant.

Facteurs de risques Plusieurs études ont défini des facteurs de « risques » statistiquement associés à la délinquanceLes facteurs de risque, de protection et de désistance, Conférence de consensus sur la prévention de la récidive. Ces facteurs ont été étudiés dans le cadre de deux études longitudinales : la Cambridge Study in Deliquent Development (CSDD)Cambridge Study in Deliquent Development et la Pittsburgh Youth Study (PYS)http://www.lifehistorystudies.pitt.edu/pittsburgh-youth-study. Les facteurs de risque sont définis comme une variable qui prédit une forte probabilité de la délinquance mais ils ne sont pas nécessairement les causes de la délinquance. Une des méthodes pour établir les causes de la délinquance est de prouver que des changements apportés à un facteur causal chez certains individus sont suivis par des changements aux niveaux de leurs comportements criminels.

Pour le pédopsychiatre Maurice Berger, les causes premières de la violence se situent dans la petite enfance : Paul Sugy, Maurice Berger: «Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation», lefigaro.fr, 15 novembre 2019.

La délinquance et la consommation de substances à Montréal Trajectoires déviantes Selon l’étude « Trajectoires déviantes et trajectoires de rétablissement à l’adolescence : typologie et leviers d’intervention », il y a trois types de trajectoires qui influencent un juvénile à consommer des substances SPA et à commettre des délits. La première trajectoire est celle . La deuxième trajectoire est de et la troisième est une trajectoire . Cela est créé parce que les jeunes sont malheureux depuis un long moment déjà ou qu’ils ont plusieurs insatisfactions face à leur jeunesse et leur éducation. De plus, les jeunes au stade de compulsion déviante n’ont souvent d’autres choix que d’avoir recours à des délits lucratifs pour subvenir à leurs besoins de consommation, voilà la principale raison pourquoi la consommation et la délinquance peuvent être liés.

Trajectoires de rétablissement et facteurs de protection Dans l’article « Trajectoires déviantes et trajectoires de rétablissement à l’adolescence : typologie et leviers d’intervention », les facteurs de protection influençant un juvénile à retrouver une vie plus stable sont les suivants : . Ces facteurs feraient en sorte que le jeune adolescent risquerait moins de tomber dans la délinquance et de la consommation. Pour ce faire, il a donc trois trajectoires. Il y a la trajectoire qui est définie comme une trajectoire ou le jeune doit se trouver un objectif, un défi, l’école ou le travail sur lequel mettre son attention. Par la suite, il y a la trajectoire , qui elle, est définie comme une amélioration au niveau de la consommation et de la délinquance. Dans cette trajectoire, le problème n’est pas réglé, mais le jeune souhaite l’améliorer. Il n’y a donc pas nécessairement un arrêt de la consommation et de la délinquance, mais ces phénomène sont beaucoup moins fréquent qu’auparavant. Finalement, il y a la trajectoire . Celle-ci mentionne qu’il y a des gains positifs sur leur consommation, alors une baisse ou un arrêt et dans d’autres sphères de leur vie, donc l’atteinte d’un but, d’un rêve, d’un objectif et plus encore. Cependant, il y a de la fragilité face au fait que certaines personnes dans leur entourage consomment des drogues ou autres.

Les délits et les infractions commises par les mineurs La quantité et le type de délit servent d'indicateur du niveau de l'insécurité publique et de l'anomie sociale et du respect des lois d'un pays. En conséquence, ils peuvent provoquer un sentiment d'insécurité dans l'opinion publiqueEadie, T. & Morley, R. (2003), Crime, Justice and Punishment in Baldock, J. et al. (eds) Social Policy (3 rd edn.) Oxford: Oxford University Press. Il existe différentes théories sur les causes des délits, lesquelles s'appliquent souvent aux délits causés par les mineurs. La criminologie s'y intéresse particulièrement, car la plupart des crimes sont commis par des personnes entre 15 et 25 ansWalklate, S (2003) Understanding Criminology – Current Theoretical Debates, 2nd edition, Maidenhead: Open University Press.. De plus, étant souvent un primo-délinquant, un jeune serait plus facile à qu'un criminel multi-récidiviste.

Notes et références

Annexes Articles connexes Edujustice, le site consacré au métier d'éducateur PJJ Justice des mineurs en France Délinquance en France Bande criminelle Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray Protection judiciaire de la jeunesse Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales Criminologie Observation en milieu ouvert Psychologie criminologique Sukeban

Juvenile delinquency in the United States Délinquance Observatoire de la récidive et de la désistance Harcèlement scolaire Brimade Traitement juridique des jeunes délinquants au Canada

Bibliographie Alain Bauer, Christophe Soullez, « Les politiques publiques de sécurité », Numéro 3923 , 31 aout 2011. Alain Bauer, Christophe Soullez, « Violences et insécurité urbaine, Les fichiers de police et de gendarmerie et Statistiques criminelles et enquête de victimisation », Numéro 3856 , Maurice Berger, Sur la violence gratuite en France : Adolescents hyper-violents, témoignages et analyse, Éditions L'artilleur, 2019, 180 p. Maurice Berger, Voulons-nous des enfants barbares ? Prévenir et traiter la violence extrême, Dunod, 2013, 256 p. Maurice Berger, Soigner les enfants violents : Traitement, prévention, enjeux, Dunod, 2012, 320 p. Catherine Blatier : La délinquance des mineurs. L'enfant, le psychologue, le droit, Grenoble, Presses Universitaires, 3e Edition, 2014. Véronique Le Goaziou, Laurent Mucchielli, La violence des jeunes en question, Éditions Champ social, coll. « Questions de société », 2009. Claude Halmos, Pourquoi l'amour ne suffit pas? Aider l'enfant à se construire, Pocket,

Maryse Vaillant, La Réparation. De la délinquance à la découverte de la responsabilité, Gallimard, coll. Sur le champ , 1998

Liens externes

The Edinburgh Study of Youth Transitions and Crime (différentes études du Edinburgh Law School) http://www.europarl.europa.eu/hearings/20070320/femm/mucchielli_fr.pdf http://www.crpve91.fr/T2_questions_educatives/pdf/evolution.pdf

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/hcfpsd3.pdf, France, portrait social 2002/2003, Les statistiques de la délinquance INSEE La Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ Academy)

* Catégorie:Psychologie sociale Catégorie:Travail social