Henry Martin, né le à Bordeaux et mort le à LimogesActe de naissance à Bordeaux, , vue 101/186, avec mentions marginales du mariage à Virieu-le-Grand en 1918 et du décès à Limoges en 1984., est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur.

Il s'illustre comme officier au 133 et régiment d'infanterie durant la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est cité dix fois et fait chevalier de la Légion d'honneur. Puis, au cours de la Seconde Guerre mondiale, il se distingue lors de la bataille de France en au commandement de la 87e division d'infanterie d'Afrique, composée de tirailleurs algériens et de zouaves. Après la reformation de l'armée française en Afrique française du Nord, il est à la tête du corps d'armée lors de la libération de la Corse en septembre- et de la conquête de l'île d'Elbe en . Il commande ensuite le d'armée en Algérie, notamment durant les émeutes de Sétif en .

Biographie Famille Il est le fils de Léopold Martin, contrôleur des douanes, et de Marie Peclet. Son prénom « Henry », d'allure britannique, est souvent transformé en « Henri », plus habituel en français.

Première Guerre mondiale Lieutenant de réserve au 133e régiment d'infanterie en , il prend part aux batailles d'Alsace et des Vosges. Promu capitaine, il est cité à trois reprises en février, juin et . Blessé une première fois en par un éclat d'obus à la tête en menant sa compagnie à l'assaut, il est cité à l'ordre de l'armée et est fait chevalier de la Légion d'honneur. En 1916, il se bat dans la Somme et en Argonne, se distingue encore et est de nouveau cité à l'ordre de l'armée. En 1917, il combat en Champagne. Il se distingue et est cité à l'ordre de l'armée puis de nouveau blessé et cité à l'ordre de l'armée. En mai, il passe au régiment d'infanterie et est promu chef de bataillon. En 1918, il combat au Chemin des Dames (Aisne) et dans l'Oise. Lors de l'offensive Luddendorf du , au cours du combat de Chauny, le , il reçoit trois blessures graves et tombe aux mains des Allemands. Cité à l'ordre de l'armée, il est rapatrié le .

Professeur à l'École supérieure de guerre (1926-1931) Il est professeur à l'École supérieure de guerre entre et .

Campagne du Maroc (1931-1933) Il part ensuite au Maroc et participe à des opérations de pacification comme sous-chef d'état-major du général Henri Giraud. Au cours d'une opération, il dirige les services de l'arrière d’un groupe d’opérations opérant en zone saharienne sur un front de près de . Le , il coordonne l'action des groupements agissant à la lisière ouest du Tafilalet et assure leur liaison avec les éléments engagés à l'intérieur, ce qui contribue pour beaucoup au succès de l'opération. Il est cité pour sa conduite en .

Seconde Guerre mondiale Général de brigade, il commande en la d'infanterie d'Afrique (avec pour infanterie divisionnaire le RTA, le RTA et le RZ) au cours de la campagne de France sur l'Ailette où il avant de prendre une part active à la défense de l'Aisne, puis la retraite vers la Seine et la Loire. La division d'infanterie d'Afrique du général Martin fait partie des unités qui se replient en ordre et combattent jusqu'à l'extrême fin des combats.

Après la défaite, il est à la tête de la division de Marrakech en .

Le , il est élevé à la dignité de grand-officier de la Légion d'honneur.

Il est promu général de division le puis, après la reformation de l'armée française en Afrique française du Nord, il est nommé en au commandement de la marocaine de montagne avant de commander, à partir de fin , le d'armée français. Il est ainsi, à la tête du d'armée, lors de la libération de la Corse en septembre- avant de libérer l'île d'Elbe en . Il participe ensuite à la préparation du Débarquement de Provence en puis remplace le le général Koeltz à Alger comme commandant du , poste qu'il conserve jusqu'en .

Émeutes du 8 mai 1945 à Sétif En , il est à la tête du corps au moment des émeutes de Sétif avec le général Duval à la tête de la Division de Constantine, . Le général Duval dirige sur le terrain les troupes et est sous la responsabilité du général MartinLe Canard enchainé – 7 mai 2008.

Après guerre Il est nommé au commandement de la région militaire (Alger) le .

Le , il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur « pour services exceptionnels » et placé dans la deuxième section en décembre.

Il fait ensuite une carrière civile dans l’union charbonnière rhénane de 1947 à 1962.

Le général Henry Martin préside l'Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire de 1956 à 1969.

Hommages Le Fort des Rousses, dans le Jura est baptisé Fort Général Henry Martin en 1984, en souvenir de l'affectation du lieutenant Henry Martin au 133e régiment d'infanterie en partie stationné dans le fort en 1914.

Commandements Commandements successifs d'Henry Martin : 1914 : lieutenant de réserve au 133e régiment d'infanterie, détachement du fort des Rousses 1914 : capitaine de réserve au régiment d'infanterie 1917 : capitaine d'active au 363e régiment d'infanterie 1917 : chef de bataillon au régiment d'infanterie 1919 : mission en Allemagne 1919 : chef de bataillon au 106e régiment d'infanterie 1920 : chef de bataillon au 104e régiment d'infanterie ... 1932 : lieutenant-colonel à l’État-major des Confins Algéro-Marocains au Maroc 1936 : colonel au 80e régiment d'infanterie 1938 : chef d’État-major de la 9e région militaire (Tours) 1940 : infanterie de la division d'infanterie 1940 : d'infanterie d'Afrique 1940 : département de l'Indre 1940-1943 : division de Marrakech 1943 : marocaine montée 1943-1944 : d'armée reconstitué en Algérie, qui libère la Corse et l'Île d'Elba 1944-1946 : d'armée (Alger) 1946 : 10e région militaire (Alger)

Campagnes Première Guerre mondiale (1914-1918) Maroc (1931-1933) Campagne de France (1940) Maroc (1940-1943) Libération de la Corse (1943) Libération de l'île d'Elbe (1944)

Décorations Françaises . (10 citations) (2 citations) (1 citation) Étrangères sans_cadre|50x50px Officier de la Legion of Merit (États-Unis) sans_cadre|50x50px Chevalier commandeur honoraire de l'Ordre du Bain (Royaume-Uni)

Notes et références

Bibliographie . . La bataille de France jour après jour : mai-, Dominique Lormier La fin de la campagne de France - Les combats oubliés des Armées de Centre -, Gilles Ragache La Division d'Infanterie d'Afrique (1939-1940) Yasmina Adi L'autre , aux origines de la Guerre d'Algérie, film, 2008 Dossier militaire du SHD: côte 14 YD 1210.

Voir aussi Liens externes

Les documents suivants indiquent quelques documents sur lesquels figure le général, ou faisant référence à des écrits du général Henry Martin. Tournée d'inspection de Monsieur Michelet en Afrique du Nord Reportage où l’on voit les généraux Henri Martin et l'homme d'État Michelet Citation d’un article de Henry Martin concernant le nombre de morts dans les massacres de Sétif Général Henri Martin, « Rapport », in La guerre d’Algérie par les documents, Tome I, sous la direction de Jean Charles Jauffret, Service historique de l’armée de terre, Vincennes 1990, .

Catégorie:Naissance en octobre 1888 Catégorie:Naissance à Bordeaux Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Décès en juin 1984 Catégorie:Décès à Limoges Catégorie:Décès à 95 ans